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Ewald Frank

JE VOUS EN CONJURE PAR LE SEIGNEUR : QUE CETTE LETTRE SOIT LUE À TOUS LES FRÈRES

1 Thessaloniciens 5 : 26 à 27

Prêché à Krefeld le 02 décembre 1990, à 10 heures 00

(Retransmis le 24 mai 2026)

Nous rendons à nouveau grâce à Dieu pour cette occasion d’être rassemblés devant Sa face, d’entendre Sa Parole et de recevoir Sa bénédiction, toujours dans le seul but que Dieu soit glorifié dans chaque réunion et qu’Il reçoive ce qui Lui revient de plein droit et que tous, quelles que soient leurs préoccupations, reçoivent également ce qu’ils demandent ; qu’un service divin soit fructueux et que nous soyons rapprochés du Seigneur, que nous puissions mieux Le comprendre, Lui et Sa Parole, et approfondir la communion avec Lui et entre nous.

Il s’agit vraiment ici de revenir à cette communion avec Dieu qui existait avant la chute de l’homme, car à Golgotha le mur de séparation a été abattu, l’acte d’accusation a été déchiré, l’inimitié a été détruite et le Seigneur a supprimé ce qui nous séparait et nous a réconciliés avec Lui-même, comme il est écrit, « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même ». Si cette réconciliation divine a eu lieu, alors la communion avec Dieu a été renouvelée. Il est alors notre Seigneur et notre Sauveur que nous aimons de tout notre cœur et à qui nous devons tout.

Nous savons, d’après la Parole de Dieu, que bientôt toutes ces souffrances prendront fin, et comme il est écrit dans Romains 8, « toute la création soupire, aspire à l’heure, oui à l’instant de la rédemption de la corruption ». Tout a en effet été soumis à la loi de la corruption à cause de l’homme qui, par sa transgression, est passé dans le domaine de Satan.

La plupart des gens ne savent pas du tout ce qu’ils disent lorsqu’ils refusent de comprendre ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden ; mais c’est bien là que l’homme a franchi la barrière de la Parole et qu’il est ainsi tombé dans le mensonge de Satan par l’incrédulité et la désobéissance, qu’il s’y est laissé entraîner et qu’il est ainsi tombé directement sous l’influence satanique, a été séparé de Dieu, chassé du paradis, et confronté à l’épée tournoyante placée devant l’entrée. Ne croyez pas simplement que quelqu’un a mangé un fruit et que tout cela en soit le résultat.

Quoiqu’il en soit, nous sommes en effet reconnaissants à Dieu pour Sa Parole révélée, reconnaissants de pouvoir prendre part à ce qu’Il accomplit actuellement.

Nous nous réjouissons que les visiteurs soient si nombreux ce week-end également. Nous ne nous y attendions pas vraiment. Nous espérions qu’à la fin de l’année nous serons ici avec une grande foule de croyants sincères et véritables avec des personnes prêtes à suivre Dieu jusqu’au bout. Dites-le vous-mêmes, ou je vous le demande : Avez-vous bien écouté ce que la chorale a chanté ? « À l’intérieur ou à l’extérieur ? Où serons-nous ? Serons-nous dans la salle des noces ou serons-nous dehors à frapper à la porte une fois qu’elle sera fermée ? ». Il y a ces deux passages bibliques de Matthieu 22 et Matthieu 25 qui en parlent. L’un dit que celui qui ne portait pas de vêtement de noces a été jeté dehors dans les ténèbres où il y aura des pleurs et des grincements de dents, et l’autre passage : Celles qui étaient prêtes entrèrent au festin des noces et la porte fut fermée. Les autres restèrent dehors.

Il ne s’agit pas ici uniquement des enseignements corrects et de la vraie parole de Dieu. Il s’agit ici que les gens aient des expériences personnelles avec Dieu, qu’ils vivent une conversion, une nouvelle naissance, qu’ils soient renouvelés par le Saint-Esprit, qu’ils aient la communion avec Dieu et marchent véritablement avec Lui dans la foi afin de pouvoir, le moment venu, passer de la foi à la vie.

Nous avons lu ensemble le verset d’introduction tiré du Psaume 119. Je voudrais simplement lire le dernier verset qui a été lu ou plutôt les deux derniers, les versets 57 et 58 du Psaume 119 :

« Ma tâche, ô Seigneur ! je l’avoue, est d’obéir à tes paroles. De tout mon cœur je t’implore : sois miséricordieux envers moi selon ta promesse ».

Combien de fois l’avons-nous dit ici ? Et si nous prenions la peine de souligner en rouge dans notre Bible tous les passages où figure le mot « promesse », nous aurions beaucoup à surligner. Je regarde justement le Psaume 119 verset 82 : « mes yeux languissent après ta promesse ». Les promesses de Dieu demeurent, elles ne vacillent jamais ! C’est par Son sang que Jésus a scellé ce qu’Il promet dans la Parole. Ici dans le Psaume 119 verset 38 il dit :

« Accomplis ta promesse envers ton serviteur ».

Dieu a fait à Abraham la promesse : « En toi toutes les nations de la terre seront bénies », Il lui a fait la promesse : « Quiconque te bénira sera à son tour béni » ; et puis nous avons le résumé que Paul, conduit par le Saint-Esprit, nous donne dans 2 Corinthiens au chapitre 1, versets 20 et 21.

« Car, pour toutes les promesses de Dieu, c’est en lui que réside le oui ; c’est aussi par lui que l’amen a été prononcé la gloire de Dieu par notre intermédiaire ».

Et lorsque nous disons que nous vivons aujourd’hui à la fin du temps de la grâce, il est nécessaire que nous connaissions les promesses que Dieu a faites pour notre temps et que nous ne les ignorions pas, aveuglés par l’orgueil en pensant : « Je crois en l’unique Dieu, j’ai été baptisé en Son nom et puis au revoir ! ». Ce n’est pas ainsi. Le lien et la communion avec Dieu impliquent que nous proclamions tout le dessein de Dieu et que nous croyions de tout notre cœur à toute la Parole de Dieu.

Quand je pense que Dieu, dans Sa fidélité, ne néglige rien pour nous communiquer et nous faire connaître les choses qui comptent vraiment ! À ce sujet, j’ai trois passages du chapitre 4 de Marc que je voudrais lire. Marc chapitre 4, peut-être à partir du verset 11.

« Il leur répondit : Il vous a été donné de connaitre les mystères du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont au-dehors tout n’est donné qu’en parabole ».

Ici aussi, le mot « au-dehors ». Je voudrais croire que c’est le Saint-Esprit qui a conduit notre frère dans le choix de la Parole, je veux dire dans le choix du cantique. Quiconque se tient ici en dehors de ce que Dieu fait, se tiendra aussi en dehors de ce qui se passera ensuite. Il faut, ici, de son vivant, être trouvé dans ce que Dieu fait, pour pouvoir ensuite être trouvé là-dedans dans ce que Dieu fait. Si quelqu’un pense pouvoir se targuer de ses expériences : « Dieu a fait ceci et cela, et a ainsi béni ». Dieu a beaucoup béni et alors Il pourra quand même dire : « Éloignez-vous de Moi, vous qui commettez le mal ! Je ne vous ai jamais connus ».

En fin de compte, ce ne sera pas la bénédiction qui comptera. Nous sommes reconnaissants à Dieu pour chaque bénédiction et nous espérons que Dieu continuera à bénir de telle sorte que cela déborde ; mais qu’appelons-nous réellement une bénédiction ? Qu’est-ce qu’une bénédiction de Dieu ? Il y a des gens qui, lorsqu’ils se sentent bien, disent : « Dieu m’a béni ». Si l’on demandait aux gens : Que signifie réellement le mot bénédiction ? Je voudrais savoir qui peut y apporter une réponse biblique ! Revenons ici à ce passage de Marc 4 verset 11 :

« Il leur répondit : Il vous a été donné de connaitre les mystères du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont au-dehors tout n’est donné qu’en parabole » et voici l’explication, au verset 12 : « afin qu’ils regardent sans cesse et ne comprennent pas… ».

Nous n’aimons pas le dire, mais c’est ainsi que le Seigneur l’a dit. L’homme naturel ne perçoit pas les choses de l’esprit, même s’il se croit spirituel. Et, il faut être né de nouveau pour comprendre les choses du royaume de Dieu, il faut être né dans le royaume de Dieu pour comprendre les choses du royaume de Dieu. Et le royaume de Dieu ne vient pas avec des signes extérieurs. Il ne vient pas non plus par ce que nous pouvons montrer ou accomplir. Il doit commencer en nous-mêmes, il doit être en nous-mêmes.

Et ici, l’accent est particulièrement mis sur ceux qui sont en dehors. Il y a toujours eu ceux qui étaient en dehors et ceux qui se trouvaient au cœur même de ce que Dieu était en train de faire. Les uns acceptaient, les autres refusaient, rejetaient ; les uns croyaient, les autres ne croyaient pas. Où nous situons-nous ? Non pas selon notre jugement –qui n’a aucune valeur devant Dieu– mais selon le jugement de Dieu Lui-même ? Comme tous les scribes et tout le peuple d’Israël étaient pourtant certains de servir le Seigneur, d’être en accord avec la volonté de Dieu, et tout ce qui se passait en dehors de leur dénomination n’était qu’un facteur perturbateur, cela ne faisait pourtant pas partie de ce qui, selon eux, était déterminé et voulu par Dieu. Mais voyez, Dieu avait déjà annoncé par le prophète Ésaïe dans Ésaïe 43 verset 19 : « Je vais faire quelque chose de nouveau ».

Dieu avait fait des promesses et ceux qui, à l’époque, savaient grâce aux promesses pour ces jours-là ce que Dieu avait promis, pouvaient vérifier dans les Écritures, à la lumière de leur accomplissement, que cela s’accomplissait bel et bien. Et notre Seigneur l’a d’ailleurs exprimé très clairement dans Luc 4 lorsqu’Il a dit au verset 21 : « Aujourd’hui cette écriture s’est accomplie sous vos yeux ». Il s’agit donc vraiment non seulement de proclamer deux ou trois doctrines qui sont justes, mais tout le dessein de Dieu. Écoutez maintenant la suite au verset 26 de Marc 4. Voici maintenant un peu plus d’explication :

« Il poursuivi alors : Le royaume de Dieu est semblable à un homme qui jette de la semence en terre ; puis dort et se lève, nuit et jour, et la semence germe et pousse sans qu’il s’en rende compte ».

Une parole très importante. La parabole parle en effet du semeur et de la semence, de différents champs et de ce qui se trouve sur et dans ces champs, jusqu’aux épines et aux chardons qui peuvent étouffer la semence. Mais ici, il s’agit d’un seul mystère : lorsque la semence divine de la Parole est semée dans une terre de cœur fine et bonne, tu peux alors être certain, de jour comme de nuit, que la semence qui a été semée poussera sans ton effort, par la loi et la grâce de Dieu.

Soyez honnêtes, s’il y a ici un agriculteur, notre frère bien-aimé, et que du blé est semé, que peut faire l’agriculteur ? Peut-il s’agenouiller et dire : « Mon Dieu ! Qu’adviendra-t-il du blé ? ». Que peut faire l’agriculteur une fois qu’il a semé ? Il sait pourtant à cent pour cent qu’il n’a fait que semer dans l’espoir que le moment venu, la récolte soit rentrée quand elle sera mûre ! Il savait qu’on sème pour pouvoir ensuite récolter. Mais, il ne pouvait rien faire pour l’influencer, pour influencer la croissance. Il ne pouvait que semer. Le reste dépendait de la pluie et du soleil, mais plus de lui qui avait semé. Et même le champ dans lequel on avait semé ne pouvait pas s’inquiéter non plus. La pluie et le soleil, tout vient d’en haut pour que ce qui a été semé puisse pousser.

Si la semence divine de la Parole a été semée dans nos cœurs, alors nous pouvons en être certains, de jour comme de nuit, nous pouvons nous coucher en paix et nous lever en toute confiance, assurés qu’une moisson viendra. Et les moissonneurs seront là. La paille sera brûlée et emportée par le vent, le blé sera recueilli dans les greniers célestes. Tout cela est déjà prédéterminé par Dieu. Nous n’avons plus notre mot à dire. Et écoutez ce qui est dit ensuite au verset 28 :

« La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le blé tout formé dans l’épi ; mais, dès que le fruit est mûr, on met aussitôt la faucille à l’œuvre, car la moisson est là ».

C’est ainsi que Dieu l’a décidé, et Il a pris cette parabole pour nous faire comprendre que le blé est déjà du blé dès que les deux feuilles poussent, que la tige grandit et que l’épi apparaît : Tout cela, c’est déjà du blé ! Tout le processus c’est déjà du blé ! Mais ce qui est utilisable à la fin, c’est ce qui, issu de toute cette croissance, se rassemble en haut sous forme de vie dans l’épi, à savoir le même blé avec la même qualité que celui que celui qui a été mis en terre lors du semis. L’avons-nous compris ?

Jésus Lui-même a donné cette parabole et a dit : « Si le grain de blé ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». Il a été livré à la mort afin que beaucoup soient engendrés comme Lui, de la même manière, en tant que fils et filles de Dieu, dotés d’une nouvelle vie divine et éternelle et qu’ils aient la même qualité que Lui. Pour nous, cela peut en effet sembler incompréhensible aujourd’hui, non pas parce que nous ne voulons ou ne pouvons pas y croire, mais cela dépasse notre compréhension et nos capacités lorsque Jean nous écrit : « Nous serons semblables à Lui, car nous Le verrons tel qu’Il est ».

Si l’on se dit cela aujourd’hui et que chacun se regarde alors soi-même ou peut-être regarde encore les autres, c’est toujours pire ! il vaut mieux alors se regarder soi-même et dans le miroir plutôt que de regarder les autres. Car dans le regard de chacun l’autre est toujours un peu plus mal loti. Mais, ne pouvons-nous pas croire ensemble ce que dit la Parole de Dieu ? « Nous serons semblables à Lui ». Cela nous rend humble, cela nous fait nous incliner dans l’amour sous la main puissante de Dieu.

De même que tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ ; et de même que nous avons porté l’image de l’Adam terrestre, nous porterons l’image de l’Adam céleste. Nous avons d’ailleurs lu cela récemment ici, dans le chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens, « car il en sera ainsi lors de la résurrection ». Je préfère le lire, afin que tous sachent qu’il est écrit dans 1 Corinthiens chapitre 15 verset 47 :

« Le premier homme est de la terre, il est terrestre ; le second homme est le Seigneur venu du ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image de l’homme terrestre, nous porterons aussi l’image de l’homme céleste ».

Ce sera en effet un passage du temps à l’éternité, de la mortalité à l’immortalité. Je voudrais également lire le passage de l’épître de Jean, afin que tous sachent qu’il est bel et bien écrit ainsi. Nous le lisons dans l’épître de Jean, plus précisément au chapitre 3. 1 Jean chapitre 3 verset 2 :

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons cependant que, lorsque cette révélation aura lieu, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu'il est. Quiconque place son espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur ».

Il y a donc une rédemption, et il y a des sauvés, des rachetés, il y a des hommes qui ont été purifiés par le sang de l’Agneau, et ils sont sanctifiés dans la vérité afin de favoriser ainsi la croissance régulière de la vie et de la nature divine en eux pour qu’en effet, déjà ici-bas, en tant qu’enfants des hommes, nous puissions faire nos preuves en tant qu’enfants de Dieu et être manifestés. Dans Marc 4, j’aimerais en fait continuer la lecture, et plus précisément au versets 33 et 34 :

« C’est par de nombreuses paraboles de ce genre que Jésus leur annonçait la parole, selon qu’ils étaient capables de la comprendre. Mais il ne leur parlait pas sans paraboles et quand il était seul avec ses disciples, il leur expliquait l’interprétation de tout ».

Il y a une grande différence entre le fait que ce soit le Seigneur Lui-même qui donne l’interprétation et le fait que ce soit nous qui la donnions. C’est une différence énorme. Et je suis sans cesse reconnaissant à Dieu que nous ayons tout dans les saintes Écritures, les questions et les réponses, les paraboles et leur interprétation. Dieu ne nous doit rien. Il n’a rien remis entre les mains des hommes, mais a tout gardé entre les Siennes.

Nous avons également entendu notre cher frère Corrado dire que Dieu utilise différentes personnes –et c’est vrai– et pourtant, c’est toujours Dieu qui agit en tout et en tous. Éphésiens chapitre 3 verset 2 :

« Vous avez certainement entendu parler de l’administration de la grâce de Dieu qui m’a été confiée pour vous, à savoir que le mystère m’a été révélé par une révélation, comme je l’ai déjà brièvement écrit plus haut ».

Il y avait des hommes de Dieu qui n’étaient pas eux-mêmes exceptionnels, mais qui avaient simplement une tâche qui dépassait le cadre local d’une assemblée et qui était destinée à l’Église dans son ensemble. Par exemple, lorsque Paul demande une fois de manière tout à fait particulière que sa lettre soit également lue dans d’autres assemblées… Je vais vous indiquer tout de suite où cela se trouve, en effet, il écrit aux Thessaloniciens : « Que cette lettre doit justement être lue également dans les autres assemblées ». 1 Thessaloniciens chapitre 5 verset 26 :

« Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à haute voix à tous les frères ».

Nous pourrions dire : « Oh là là ! Paul a vraiment vu grand là ! Il s’est presque engagé par serment et a jugé sa lettre aux Thessaloniciens si importante qu’il a déclaré : Je vous conjure par le Seigneur ! Encore même par le Seigneur ! ». Voyez, voici le mystère : En tant que Paul, il n’avait pas à écrire de lettre à une tante, à une mère ou à des amis quelconques. Il n’écrivait pas de lettre privée. Il agissait de la part de Dieu, sous un mandat divin, poussé par le Saint-Esprit. Il écrivait ce dont l’Église avait besoin pour tous les temps, afin que nous ayons, comme je l’ai souvent dit, une orientation spirituelle, jusqu’à la fin du temps de grâce.

Si quelqu’un prend la peine de lire les chapitres précédents de la lettre aux Thessaloniciens, il constatera à maintes reprises qu’il y est question du retour de Jésus-Christ. Je vous lis 1 Thessaloniciens 1, le dernier verset. Il est écrit ici, dans 1 Thessaloniciens chapitre 1, verset 10 :

« …et d’attendre du ciel son Fils, qu’Il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous sauve de la colère à venir ». Au chapitre 2, nous sommes avertis au verset 13 : « C’est pourquoi nous rendons sans cesse grâce à Dieu de ce que, après avoir reçu la parole de Dieu que nous vous avons prêchée, vous ne l’avez pas accueillie comme une parole d’homme ».

On aurait aussi pu dire à l’époque : « Oh oui ! Cet homme a peut-être été un prophète ou un apôtre, mais nous avons notre doctrine personnelle ». Un homme doit avoir l’esprit dérangé s’il croit d’une part que Dieu avait un apôtre ou un prophète et d’autre part s’il ignore ce que Dieu a dit et accompli par son intermédiaire, comme si rien ne s’était produit du tout venant du ciel.

La différence, mes chers amis, ne réside pas du tout dans ce que tel ou tel frère a fait ou n’a pas fait. La différence vient du ciel Lui-même et réside dans ce que Dieu a fait. Si tu demandais maintenant à Saul : « Oui, de quel droit t’arroges-tu cette autorité ? », il aurait pu répondre à chaque fois la même chose. « Je n’oublierai jamais ce jour-là, sur le chemin de Damas, vers midi, une lumière venue du ciel, plus brillante que le soleil, m’a enveloppé », et il pouvait sans cesse faire référence à son expérience au début, puis plus tard à celle des autres. Et si quelqu’un, dans son orgueil spirituel, met de côté ces expériences qui venaient directement de Dieu comme si elles provenaient elles aussi d’hommes, alors qu’il se prenne la tête et se demande s’il lui reste encore quelque chose qui s’apparente à la raison. Nous n’avons pas affaire à des hommes qui présentaient leur programme, mais à l’action surnaturelle de Dieu vers laquelle Il a attiré les hommes de tous les temps.

Prenez Moïse. Voilà que vint la lumière, la colonne de feu, le feu la nuit, la lumière le jour, ou l’inverse. Et qu’est-ce que c’était ? D’autres vinrent, se levèrent et dirent : « Oui, il n’est tout de même pas seul ici ». Il n’était pas seul ici, mais il était le prophète ! D’autres étaient là pour d’autres tâches, mais chacun doit trouver sa propre place et ne pas vouloir prendre celle de l’autre, encore moins contester que quelque chose de ce genre était ou est nécessaire. Nous poursuivons maintenant notre lecture dans 1 Thessaloniciens au chapitre 4, sur le retour du Seigneur, à partir du verset 14 :

« Car de même que nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, de même Dieu ramènera les défunts avec lui par Jésus », et ensuite, au verset 15 : « Car voici ce que nous vous disons d’après une parole du Seigneur : nous les vivants, qui seront encore là lors du retour du Seigneur, nous n’aurons aucun avantage sur ceux qui se sont endormis (les défunts) ». On nous explique ensuite comment cela se passera et juste après, au chapitre 5, au verset 1 : « Quant aux temps et à l’heure, vous n’avez pas besoin, frères bien-aimés, qu’on vous en fasse la leçon par écrit. Vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand ils diront : C’est maintenant la paix et la sécurité, alors la ruine les surprendra soudainement comme les douleurs de l’enfantement surprennent une femme enceinte ».

Et ainsi de suite, nous connaissons bien ce texte. Viennent ensuite des exhortations personnelles. Mais remarquez de quoi il s’agit. Il s’agit du retour de Jésus-Christ. C’est là le sujet. Et ensuite nous sommes exhortés, avertis, par exemple au verset 12 :

« Nous vous prions, frères, d’avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur et qui vous exhortent. Ayez pour eux beaucoup d’affection et une estime toute particulière à cause de leur travail. Restez en paix les uns avec les autres » puis cela continue, verset 14 : « Nous vous exhortons donc, frères bien-aimés : reprenez ceux qui ne font pas ce qu’il faut, qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous. Veillez à ce que personne ne rende le mal pour le mal et efforcez-vous plutôt de faire le bien les uns envers les autres et envers tous » et ensuite : « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâce en toute circonstance, car c’est ce que Dieu attend de vous en Jésus-Christ. Ne laissez pas s’éteindre en vous l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Examinez tout, retenez ce qui est bon. Fuyez le mal sous toutes ses formes ». Et maintenant il résume et écrit au verset 23 :

« Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie entièrement et que votre esprit, votre âme et votre corps soient conservés irréprochables lors du retour de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui vous a appelés est fidèle, il accomplira cela », puis vient ceci au verset 25 : « Chers frères, priez pour nous. Saluez tous les frères par le baiser saint. Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à haute voix à tous les frères. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ».

Quelle parole solennelle, sérieuse ! Dans l’ensemble, le thème du retour de Jésus-Christ, l’appel à sortir, la préparation de l’épouse, tout ce qui s’y rapporte en somme, et puis aussi la vie en communauté en tant que telle, en tant qu’assemblée, en tant qu’Église, la manière dont nous devons nous comporter les uns envers les autres, réconforter ceux qui sont découragés, etc. faites preuve de patience envers eux et ainsi de suite. C’est ici que toutes ces prescriptions sont données.

Mais le thème principal est le retour de Jésus-Christ ; et dans cette perspective, une Église-épouse sans tache ni ride doit voir le jour, prête à aller à la rencontre de l’Époux quand Il viendra, selon Matthieu 25 verset 6 : « Voici l’Époux vient ». En réalité, la ponctuation n’est pas tout à fait correcte dans presque toutes les traductions. Il faudrait dire : « Voici, virgule, l’Époux, point, venez à Sa rencontre, point d’exclamation ». Mais quoi qu’il en soit, l’Époux vient. Il vient et Il vient tel qu’il est écrit dans la Parole.

L’important est seulement que nous ne relâchions pas nos efforts dans la préparation et en effet, comme cela a déjà été souligné tout à l’heure, que nous ne pensions pas que quelques enseignements qui sont certes bons et justes, constituent déjà l’essentiel. Tout en fait partie.

Moïse a reçu de Dieu le mandat de transmettre au peuple tout ce qui lui avait été donné. Et, après la lecture de l’intégralité du contenu, le livre et le peuple furent aspergés ensuite du sang de l’alliance. L’homme ne vit pas seulement de pain ni d’une Parole ici et d’une parole là. L’homme vit de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu.

Et ainsi nous devons simplement y croire, ou nous pouvons par grâce, croire que toutes les promesses, et je dirais surtout celles qui ont été faites pour notre temps, sont bel et bien valables. Car il n’y a guère personne qui ait du mal à juger le passé. Ce qui est passé ne nous concerne pas d’une part et d’autre part on voit bien comment s’est déroulée l’histoire des communautés religieuses. Nous voyons donc qu’il y a eu de grands hommes à différentes époques dont Dieu avait besoin et a utilisé.

Qui s’offusquerait aujourd’hui si nous disions : « C’est Martin Luther que Dieu a utilisé d’une manière particulière pour porter le coup de grâce à cette bête Romaine, à ce pouvoir, avec l’épée de l’Esprit, afin d’ouvrir la prison pour que la proclamation de l’Évangile puisse se faire librement, librement » ? Tout le monde s’en réjouirait, dans toutes les branches protestantes. Si l’on parlait de John Wesley, il y en aurait déjà moins ! Si l’on parlait de John Smith, il y en aurait encore moins.

Mais, Dieu avait justement des hommes qui, à différentes époques, un Moody, un Findlay, qui qu’ils fussent, Dieu avait des hommes. Et il y a aujourd’hui des frères qui sont si spirituels que leur col se redresse presque tant ils sont spirituels. Et savez-vous en quoi consiste leur spiritualité ? Ils lisent les biographies de ces anciens héros. C’étaient des hommes de Dieu. Mais nous voulons être et devenir le peuple de Dieu maintenant. Nous voulons être mis à jour dans le royaume de Dieu maintenant.

J’étais récemment en Autriche dans une assemblée charismatique, et vous ne croyez pas tous les livres qui étaient exposés dans cette assemblée pentecôtiste ! Du coup, j’ai secoué la tête et je suis sorti aussi vite que possible. Mais quand le frère a alors dit —ce n’était pas moi, c’était quelqu’un d’autre, je ne l’aurais pas fait, j’ai bien parlé là-bas, j’avais parlé — mais quand le frère a alors demandé : « Ne pourrait-on pas aussi parmi tous ces nombreux livres —c’est gratuit après tout, les autres étaient payants et il fallait les acheter, mais ceux-là c’était gratuit— oh mon Dieu, cette affaire, ça a fait tout un cinéma. Les gens dehors ont entendu à quel point ça criait à l’intérieur. Pourquoi ? Tout le monde connaît le passé. Ils blanchissent les tombes. Récemment on m’a offert un tableau de Zwingli, et la dernière fois même un autre représentant Abraham sacrifiant son fils, Isaac. Les gens m’envoient toutes sortes de choses, et celle-ci renvoie au passé.

Ce dont nous avons besoin, c’est de l’information divine pour aujourd’hui. Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, aujourd’hui, si vous entendez Sa Parole, Ses promesses pour cette époque — t c’est à cela que nous serons jugés— n’endurcissez pas votre cœur. Non pas ce que nous pensons aujourd’hui des jours de Noé, ni comment nous les jugeons. Dieu nous jugera selon ce qu’Il a promis pour notre époque et ce qu’Il a accompli de nos jours. Alors, on ne peut que répéter sans cesse : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ».

Je peux très bien imaginer que des frères qui n’étaient pas avec Paul— et ils étaient plus nombreux que ceux qui étaient avec lui, le saviez-vous ? un jour il a dit : « Tous m’ont abandonné, personne ne m’a soutenu et Démas est parti dans le monde ». Il se tenait là seul, un grand homme de Dieu. Et tous les autres se sont regroupés ici et là, ont formé leurs clubs. Car l’Église est là où se trouve la tête, et où le Christ peut rassembler les membres afin qu’ils se trouvent les uns les autres, car ils s’appartiennent mutuellement —Mais imaginez qu’il y a eu des gens quand ceci a été lu : « Je t’en conjure par le Seigneur », qu’ont-ils bien pu dire et penser à ce sujet ? « De quel droit cet homme se permet-il cela ? Ne sommes-nous pas nous aussi tous là ? ».

« Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à haute voix à tous les frères » or, tous les frères n’étaient pas du tout prêts à écouter, pas prêts même à lire ! mais Dieu avait envoyé Son serviteur. Et nous sommes encore reconnaissants aujourd’hui que ces lettres aient été écrites. Qu’elles soient lues par tous, par beaucoup ou par quelques-uns, cela n’a aucune importance : Nous les lisons et nous y croyons à cette différence près que nous ne nous contentons pas de remonter deux mille ans en arrière pour constater que Dieu disposait d’hommes qu’Il pouvait utiliser, mais que nous avons pu être témoins de nos jours, de la manière dont Dieu a remis ces mêmes vérités sur le chandelier, et comme je l’ai dit tout à l’heure, par un ministère confirmé du ciel.

Il faut qu’un homme ait été aveuglé par l’orgueil pour passer outre une confirmation divine qui ne laisse place à aucun doute, pour la rejeter et faire encore comme s’il avait lui-même raison et que la confirmation divine avait servi à légitimer une injustice. Il n’en sera pas ainsi auprès de Dieu. Je peux l’assurer à chacun, qui qu’il soit, Dieu a un ordre bien défini. Il dit : « Si J’envoie quelqu’un et que vous l’accueillez, c’est Moi que vous accueillez. Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie ».

Il a fait des promesses qu’il a également accomplies à cet égard. Il y en a une qui est particulièrement précieuse —heureusement elle figure dans le Nouveau Testament. Il y a en effet des gens qui méprisent l’Ancien Testament— mais elle figure dans le Nouveau Testament, où le Seigneur a dit qu’Il nous enverrait des serviteurs et des prophètes. Luc 11 verset 49 :

« C’est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en persécuteront certains ».

Cela aussi se produit. Les deux se produisent. Dieu envoie et on tue. Dieu envoie et on persécute. Pourquoi ? Si Dieu envoie quelqu’un, si un homme vient envoyé par Dieu et que je suis un enfant de Dieu, ne sommes-nous pas alors unis dans un seul Esprit sous un seul Chef, sous une seule Tête ? Le royaume de Dieu est-il devenu divisé en lui-même ? Cela n’est pas possible. Il faut tout simplement dire que d’autres esprits embrouillent l’esprit de l’homme et lui font avancer des arguments et ces arguments ne valent absolument rien lorsque la Parole est mise sur la table, ils n’ont plus aucun poids. Chez Dieu seule compte la Parole et les faits.

Prenons tout cela à cœur, remercions le Seigneur de nous avoir jugés dignes de vivre en cette génération, d’avoir le privilège d’entendre les promesses et de nous efforcer de servir le Seigneur, de Le suivre dans la foi et l’obéissance jusqu’à ce que nous vivions le moment où Il reviendra pour ramener les Siens à la maison.

Nous sommes reconnaissants à Dieu pour Sa précieuse et sainte Parole, reconnaissants qu’Il nous l’ait révélée par le Saint-Esprit. Il ne S’est pas contenté de parler en paraboles mais Il nous a pris à part et nous a ouvert l’esprit pour comprendre, nous a ouvert le sens pour comprendre les Écritures qui s’accomplissent maintenant. L’avons-nous compris ? Il nous a ouvert le sens pour l’accomplissement des Écritures en nos jours. Ce qui est déjà accompli, tout le monde le sait. Ce qui se passe maintenant, seuls ceux à qui Dieu le révèle véritablement le savent. Et dans le royaume de Dieu, tout est fondé sur la révélation : « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais Mon Père qui est dans les cieux » et Paul a dit : « Ce qui était caché aux fils des hommes, Dieu l’a maintenant révélé à ses saints serviteurs et apôtres ». Il parle en effet beaucoup des mystères.

Remercions Dieu pour le privilège de pouvoir vivre aujourd’hui les yeux, le cœur ouverts, afin d’accueillir en nous la Parole de vérité et les promesses de cette heure, pour ensuite les voir se réaliser et se confirmer en nous. À Lui, notre Dieu et Seigneur, soient toute la gloire et toute la louange pour l’éternité ! Amen !

Levons-nous pour rendre grâce ensemble au Seigneur. Je t’en prie, frère Russ, remercie le Seigneur.

Dieu fidèle, nous Te remercions de tout cœur. Nous te remercions pour Ta Parole précieuse et sainte, ô mon Dieu ! Car nous savons que Ta Parole demeure même si le ciel et la terre passeront, mais ta Parole demeure pour l’éternité et conserve toute sa validité, Seigneur.

Dieu fidèle, nous Te remercions de nous avoir parlé ce matin encore avec tant de grâce et d’amour, de nous avoir montré le chemin, de nous indiquer sans cesse, ô Seigneur, à quelle heure, à quelle époque nous sommes arrivés. Nous T’adorons et louons Ton nom glorieux, Seigneur. Tu ne nous as pas mis à l’écart, mais Tu nous as pris à Tes côtés et Tu nous as parlé, ô Seigneur, comme un ami parle à son ami, Seigneur. Mais nous sommes bien plus qu’un ami, Seigneur : Nous sommes devenus Ta propriété, Seigneur. Tu nous as rachetés, Tu nous as acquis, Seigneur, par Ton sang, Tu nous as lavés, Seigneur, Tu nous as purifiés de nos péchés pour faire de nous Ton peuple, Seigneur. Pas un peuple qui ne Te croit qu’en partie, non Seigneur ! Nous Te croyons de tout notre cœur, toute la Parole, toutes les promesses, Seigneur. Nous voyons aussi par grâce comment tout s’accomplit en nos jours, Seigneur. Quelle grâce, Seigneur ! Oh ! Nous Te supplions de tout notre cœur : Reste avec nous, Seigneur, et bénis-nous alors nous serons bénis, car Ta Parole dit : « Celui que Tu bénis est béni ».

Adoration, honneur et louange, gloire et adoration à Toi l’Agneau. Alléluia ! Seigneur, Tu vas bientôt prendre auprès de Toi les Tiens, ceux qui ont en effet attendu avec ardeur et qui sont rejetés ici sur cette terre, Seigneur, ceux qui sont méprisés, ceux qui sont dédaignés, Tu les prendras auprès de Toi, Seigneur, car ils seront là où Tu es. Seigneur, Tu as dit que Tu allais préparer une place et que Tu prendrais auprès de Toi ceux qui ont été méprisés sur cette terre, ceux qui ont été rejetés, Seigneur. Seigneur, nous savons que Ta Parole s’accomplit en nos jours et que Ta venue est proche.

Nous T’adorons et te rendons grâce de tout cœur ce matin encore, Seigneur, d’avoir pu entendre Ta Parole. Puisse-t-elle avoir pénétré dans nos cœurs, Seigneur, dans nos cœurs. Puissions-nous ne pas en rire, non Seigneur, mais qu’elle ait quelque chose à nous dire.

Honneur et louange, gloire et adoration soient rendus à Ton nom ! Amen !