Ewald Frank
ÉTUDE BIBLIQUE DU PSAUME 33 : 12 : « HEUREUSE LA NATION DONT LE SEIGNEUR EST LE DIEU ! HEUREUX LE PEUPLE QU’IL A CHOISI POUR SON BIEN PROPRE ! »
Prêché à Krefeld le 06 octobre 1990, à 19 heures 30
(Retransmis le 6 juin 2026)
Loué soit le nom du Seigneur pour toute Sa bonté, Ses manifestations de grâce et surtout pour Sa précieuse et sainte Parole dans laquelle se trouve tout Son dessein pour l’humanité. Et je crois qu’il n’y a pas eu depuis longtemps de période où l’on ait pu répéter ce qui a été dit : « Aujourd’hui cette Écriture s’est accomplie sous vos yeux ». Nous croyons que nous vivons à une époque où la prophétie biblique s’accomplit de manière visible, sous nos yeux. Elle n’a vraiment plus besoin d’être interprétée, mais comme on l’a souvent dit, il suffit de la voir s’accomplir et de la replacer dans son contexte.
Mais, nous avons également entendu dire que tous ne croient pas la prédication. La foi qui naît de la prédication est un don pour ceux qui croient ce qui est proclamé par la prédication. Il n’existe aucune foi venant de Dieu qui puisse exister en dehors de la prédication de la Parole. Il peut y avoir des opinions humaines et bien d’autres choses encore, mais nous n’obtenons la communion avec Dieu par la foi véritable que lorsque nous laissons la Parole nous parler, que nous sommes transformés par l’Esprit et ainsi amenés en parfaite harmonie avec Dieu.
Il se passe tant de choses dont il faut ou, peut-être, dont il peut en être question, il faut en parler, selon le point de vue que l’on adopte, et tout particulièrement dans notre pays, dans toute l’Europe. Et j’espère que personne n’aura l’impression que nous tenons ici un discours politique. Il ne s’agit en effet pas de cela, mais lorsque des événements relevant de la prophétie biblique se produisent, nous devons y prêter attention.
Depuis plus de vingt ans, je n’ai cessé de répéter ce qui allait arriver, à savoir la proclamation de la paix et de la sécurité. J’ai également dit que pour cela, il était nécessaire que la division du pays et du continent prenne fin. Vous le savez bien, vous qui avez écouté ce qui a été dit toutes ces années. Je ne sais pas si nous, en tant que peuple, nous invitons tous nos voisins, car bientôt notre nationalité d’origine n’aura plus d’importance, mais tout sera absorbé dans cet empire Romain qui se forme devant nous.
Et je viens justement de terminer aujourd’hui une lettre circulaire. J’y reviendrai brièvement. Nous sommes, en effet, en ce qui concerne l’évolution, arrivés à la fin des temps, et je voudrais que nous voyions aussi très clairement : à l’époque de Jésus, notre Seigneur, c’était Rome qui existait, qui exerçait le pouvoir. Je viens juste de relire : C’était l’occupant Romain, c’étaient les soldats Romains qui avaient tressé la couronne d’épines et l’avaient placée sur la tête du Seigneur. Il faut comparer l’histoire et ce qui s’est passé à l’époque, et replacer les choses dans leur contexte.
Lorsque Paul s’est présenté devant Festus, devant Agrippa, devant Félix et a dû répondre de ses actes, il était fier d’être citoyen Romain. D’autres avaient dû payer cher ce droit de citoyenneté ; lui était citoyen Romain de naissance. Il en a témoigné ici. Et je dis cela uniquement pour nous faire comprendre ce que la prophétie biblique implique pour la fin des temps, ce qu’elle a dit et ce qu’elle a prédit. Dans les Actes des Apôtres au chapitre 22 au verset 25, il est écrit :
« Alors qu’on l’avait déjà étendu pour le flageller, Paul dit au centurion qui était présent : Avez-vous le droit citoyen romain, et en plus avant qu’un jugement n’ait été rendu ? ».
Vous pouvez bien sûr continuer à lire, si vous le souhaitez, jusqu’à la fin du chapitre. Je voudrais ensuite lire le chapitre 24 des Actes des Apôtres, plus précisément les versets 4 et 5 :
« Mais, pour ne pas t’importuner inutilement, je te prie, dans ta bonté habituelle, de nous accorder un peu de ton temps. Nous avons en effet identifié cet homme comme un fléau et un fouteur de trouble, parmi tous les Juifs de l’empire romain tout entier, et comme le chef de file de la secte des Nazaréens ».
Voici l’expression « dans tout l’empire romain ». Le prophète Daniel, comme nous pouvons le lire, a vu la mer agitée, et il a vu quatre puissances représentées sous la forme d’animaux sortir de cette mer. Il a vu le cours de toute l’histoire jusqu’à nos jours. Le voyant de l’île de Patmos a vu la même chose au chapitre 13 de l’Apocalypse : « Une puissance surgissant de la mer ». Dieu a toujours utilisé des symboles. Et si nous observons les blasons des différents pays, ici un aigle, là un autre animal comme emblème national… et avant même que les peuples puissent les utiliser ainsi, Dieu avait déjà montré et révélé dans des visions ce qui allait arriver. Le voyant sur l’île de Patmos, a expliqué que cette puissance était là, puis qu’elle avait disparu avant de réapparaître et d’exercer pleinement son pouvoir, car le dragon lui-même lui avait donné son trône.
Je sais que pour beaucoup, cela ressemble peut-être pour le moment à de l’algèbre dont on ne sait trop quoi en faire, mais comme nous vivons effectivement une période si grave, nous devons également nous y intéresser. Cependant, je suis conscient que certaines personnes sont peut-être nouvelles et n’ont jamais entendu la Parole ni même la proclamation de l’Évangile de cette manière, sans parler des enseignements doctrinaux ou de la partie prophétique de l’histoire du salut qui a été prêchée, et pourtant tout ce qui est écrit dans la Bible est important : Il n’y a rien que l’on puisse simplement ignorer ou passer sous silence, surtout lorsque cela concerne encore notre époque, nos jours, et que nous avons simplement besoin de la clarté de Dieu. Et cette clarté ne vient pas d’une chaire quelconque ! Elle doit nous être donnée par la grâce, à partir de la Parole, par le Saint-Esprit, et alors il est vraiment vrai que nous sommes enseignés par Dieu et conduits dans les détails qui sont tout simplement d’une actualité brûlante.
Aujourd’hui, comme je viens de le dire, il s’agit donc de la naissance, ici en Europe Centrale, de la dernière puissance mondiale, et celle-ci naît sous nos yeux. La division est terminée. Nous sommes le 3 octobre, je le dis maintenant en tant qu’allemand, et je prie pour que tous nos amis le comprennent : J’ai versé des larmes, pas seulement une fois, mais à maintes reprises, car j’appartiens à la génération de la guerre. Je ne m’en cache pas, j’ai dû revêtir l’uniforme des jeunesses hitlériennes dès l’âge de douze ans et j’ai participé à la dernière partie de la guerre, j’ai vécu la division de plein fouet et tout ce qui s’en est suivi. Chaque fois que je traversais le corridor ou que je me rendais dans d’autres pays, j’ai pu ressentir à maintes reprises ce que tout cela avait entraîné. Les coupables n’étaient plus là, et c’est le peuple qui souffrait.
Je voudrais que tous nos voisins comprennent qu’aucune guerre ne partira plus jamais du sol allemand. Ce qui me touche, c’est toute autre chose, à savoir cette pensée que de ce sol d’où tant de malheur a émané, le salut qui était employé comme ça, les gens se saluaient avec « Heil ! Heil ! » (« salut » employé dans le salut hitlérien. N.d.l.r), a entraîné beaucoup de malheur pour nos peuples voisins, pour la moitié du monde, et enfin aussi pour notre propre peuple.
Puisse-t-il être de la volonté de Dieu que l’achèvement de la Réforme qui ramène en effet au rétablissement complet et à l’ordre divin du christianisme primitif, qu’il plaise au Seigneur qu’il parte d’ici et se répande dans le monde entier, et qu’un service soit rendu à l’Église du Dieu vivant avec toute la fidélité et toute la sincérité, afin que Dieu puisse venir en justice et recevoir ce qui Lui revient de plein droit auprès de Son peuple.
Nous n’avons pas reçu un esprit national, mais l’Esprit de Dieu. Et nous savons que le Seigneur appelle de toutes les langues, de tous les peuples et de toutes les nations Son peuple qui Lui appartient, Son troupeau racheté. La preuve en est d’ailleurs apportée aujourd’hui parmi nous.
Dieu, non plus, ne pense pas en termes nationaux. Il pense à l’humanité tout entière et a donc déjà dit à Abraham : « En toi seront bénies toutes les nations de la terre ». Mais pour que l’Écriture s’accomplisse et qu’une brève persécution, une pression, puisse être exercée sur ceux qui ne se soumettent pas et ne se conforment pas, tout cela doit justement arriver et que l’on puisse proclamer « paix et sécurité ». Nous n’approfondirons pas ce sujet, car la lettre circulaire en dira long, et nous pourrons y revenir dans d’autres publications.
Ce qui me touche bien davantage, c’est le fait que Dieu ait tant de mal à amener les hommes à croire en Lui. Il faut bien imaginer que Dieu doive supplier et implorer pour qu’on Lui accorde la foi ! Que pensons-nous que soit Dieu, au juste ? Et qui a le droit et peut se permettre de remettre en question et de douter de ce que Dieu a dit dans Sa Parole ? Je pense que nous devons prendre conscience que nous avons affaire au Dieu vivant qui, lors du Jugement dernier, demandera véritablement des comptes à toute l’humanité.
En attendant, cependant, et cela peut paraître étrange pour l’instant, il semble, ou c’est même le cas, que Dieu ait laissé aux hommes le soin de décider dès le tout début. Dans le jardin d’Éden, l’homme pouvait choisir, il pouvait prendre une décision : Il pouvait croire ou ne pas croire, être obéissant ou désobéissant, suivre ou transgresser, et il semble qu’il en soit ainsi jusqu’à la fin. La transgression est survenue, entraînant la séparation d’avec Dieu, et ainsi, l’homme dégénéré et séparé de Dieu a suivi ses propres chemins et continue de les suivre jusqu’à ce qu’il trouve le chemin, la vérité et la vie.
Peut-être devrais-je être encore plus clair : Dès le tout début, les meurtres ont commencé. Caïn fut le premier meurtrier et cela se poursuit jusqu’à nos jours : Celui qui veut tuer, tue ; celui qui veut voler, vole ; celui qui veut mentir, ment ; chaque fait ce qu’il veut, celui qui veut tromper, trompe, et les gens pensent qu’ils s’en tirent à bon compte. Et puis il y a aussi ceux qui pensent qu’avec la mort tout est fini. Mais il n’en est rien ! Il y a une vie après la mort, il y a un jugement. Et l’Écriture nous enseigne que la colère de Dieu demeure sur tous ceux qui n’acceptent pas la grâce en Christ. Il est vraiment nécessaire que les hommes se laissent intégrer dans le plan de Dieu, qu’ils fassent l’expérience du salut de leur âme et de la délivrance de leur propre moi, qu’ils vivent une conversion, un retour à Dieu, et parviennent ainsi à une foi vivante au Dieu vivant.
Nous avons entendu une magnifique introduction, mais je vais être tout à fait honnête : je préfère les passages bibliques qui mettent en avant le positif plutôt que ceux qui soulignent la réprimande. Mais les deux sont rapportés de manière équilibrée dans les saintes Écritures. Dans les Actes des Apôtres au chapitre 13, nous lisons au verset 48 :
« Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ». Auparavant, nous lisions déjà dans les Actes des Apôtres : « La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et qu’une seule âme ». La pensée de l’unité en Christ nous a déjà été transmise ici, non pas des sentiments et des pensées, des opinions différentes, mais que les sentiments de Jésus-Christ habitent en nous tous ; et c’est cela qui importe, car il est écrit dans Philippiens 2 verset 5 : « Que chacun ait en lui les sentiments qui étaient en Jésus-Christ ».
Je voudrais lire quelques passages de la Bible afin que Dieu nous parle directement par Sa Parole et que nous puissions ensuite Lui répondre. Dans l’évangile selon Marc, au chapitre 7, je lis le dernier verset, le verset 37 :
« Ils étaient tout émerveillés et disaient : Il fait tout à merveille ; il fait même entendre les sourds, et parler les muets ».
Nous venons de dire que l’humanité séparée de Dieu fait ce qu’elle veut et estime ne devoir de comptes ni à elle-même, ni aux autres et encore moins à Dieu. Nous avons ici affaire à l’œuvre de notre Seigneur et à l’époque aussi, les opinions étaient partagées : les uns croyaient, les autres ne croyaient pas ; les uns disaient : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme », les autres disaient : « Il a Béelzébul. C’est par lui que tout cela se fait ». Les opinions ont toujours été partagées, et la grande masse a qualifié le divin de venant de l’ennemi et inversement. À moins que Dieu ne nous accorde Sa grâce, sinon nous porterons nous aussi un jugement erroné. Il est donc nécessaire que nous sondions les saintes Écritures et y trouvions notre réponse.
Je voudrais lire le Psaume 33, du verset 6 au verset 12. J’aurais en fait voulu lire ce texte en premier. Psaume 33, du verset 6 au verset 12 :
« C’est par la parole du Seigneur que les cieux ont été créés, et toute leurs armées par le souffle de Sa bouche. Il amasse les eaux de la mer comme un rempart, et met les flots dans des réservoirs. Que toute la terre craigne le Seigneur ! Que tous les habitants de la terre tremblent devant lui ! Car il a dit : que cela soit ! et cela fut ! Il ordonna : que cela existe ! et cela existât ».
Or, nous avons eu de nombreux philosophes qui ont balayé d’un revers de main le récit divin de la création des cieux et de la terre, et qui ont parlé de la cellule primitive, de la vie qui s’en est développée ou qui aurait dû se développer du big-bang et ainsi de suite. Qui croit encore aujourd’hui ce que nous venons de lire au verset 9 ? « Car Il a dit, et cela fut fait ; Il a ordonné, et cela fut là ». Curieusement, il existe aujourd’hui tout un mouvement qui ne peut tout simplement plus avaler la théorie de Darwin et de tous ceux qui la soutiennent, et qui affirment qu’elle ne peut pas être vraie. D’une manière ou d’une autre, une grande intelligence doit avoir présidé à tout cela. Il y en a certains, même parmi les savants, qui reviennent à la raison. Je continue la lecture à partir du verset 10 :
« Le Seigneur anéantis les desseins des nations, il déjoue les projets des peuples. Le dessein du Seigneur subsiste éternellement, les projets de son cœur, de génération en génération ». Voici maintenant le verset 12 : « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu ! Heureux le peuple qu’il choisit pour son héritage ! ».
Il existe une élection qui ne doit pas être considérée comme partielle, comme si Dieu avait choisi les uns et pas les autres. Il existe une élection fondée sur la providence divine. Dieu savait qui croirait et qui ne croirait pas, qui accepterait et qui n’accepterait pas. Et c’est pourquoi Il a pu inscrire les noms de ceux qui viendraient croire en Lui dans le Livre de Vie, avant même la fondation du monde. Dieu est un Dieu omniscient, tout-puissant et omniprésent. Que toute l’humanité s’incline devant Lui et reconnaisse ce qu’Il a fait pour notre bien et pour notre salut. Mais, seuls ceux qui acceptent et accueillent véritablement ce que Dieu a préparé, en tireront profit. En ce qui concerne l’élection et l’appel à sortir et plus généralement l’Église du Seigneur, je voudrais lire quelques passages de l’Exode chapitre 19. Exode chapitre 19, versets 3 à 6 :
« Lorsque Moïse monta vers Dieu, le Seigneur lui adressa ces paroles du haut de la montagne : Voici ce que tu diras à la maison de Jacob et ce que tu annonceras aux enfants d’Israël : Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait aux Égyptiens, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés ici vers moi. Et maintenant, si vous obéissez volontiers à mes commandements, et si vous gardez mon alliance, vous serez mon peuple particulier parmi toutes les nations, car toute la terre m’appartient. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et un peuple saint. Telles sont les paroles que tu dois proclamer aux Israélites ».
Je crois ce qui est écrit ici. Je crois que le Seigneur Dieu est un Dieu personnel. Je crois à ce récit, à cent pour cent : Il est descendu dans le feu sur le mont Sinaï, Il a parlé à Moïse, toute l’assemblée du peuple a entendu Sa voix et a vu le feu ainsi que la fumée s’élever. Il est très important ici que nous reconnaissions que Dieu conduit les Siens vers Lui pour être en communion avec eux. Il exige toutefois l’obéissance à Ses instructions, afin que l’alliance qu’Il a conclue avec nous soit également respectée de notre côté et ne soit pas rompue. Verset 6
« Mais vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et un peuple saint ». Auparavant, Il avait dit au verset 5 : « Si vous obéissez volontiers à mes commandements, et si vous respectez mon alliance, vous serez pour moi un peuple à part parmi tous les peuples ».
Il est, en effet, vrai que la première désobéissance a provoqué la première séparation entre Dieu et l’homme. Et, toute désobéissance envers Dieu, c’est-à-dire aussi envers Sa Parole, nous sépare effectivement de Dieu. Et nous devons nous faire à l’idée, nous devons nous familiariser à cette pensée-là que, comme il est écrit « en tant qu’enfants de Dieu obéissants », il y a en effet toujours deux sortes d’enfants : les obéissants et les désobéissants. C’est pourquoi l’apôtre Pierre écrit dans 1 Pierre 1 verset 14 : « conduisez-vous comme des enfants de Dieu obéissants ». Dieu veut faire de nous des enfants obéissants en qui Il trouve Sa joie, qu’Il peut bénir, en qui Il peut avoir confiance. Non pas ceux envers qui Il doit Se mettre en colère, qu’Il doit châtier, mais ceux qu’Il peut réellement bénir et faire devenir une source de bénédiction. Dans le Nouveau Testament, Pierre a repris cette pensée. Il écrit dans 1 Pierre chapitre 2 à partir du verset 9 :
« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois étiez un peuple étranger, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, autrefois privés de la miséricorde de Dieu, mais maintenant riches en la miséricorde de Dieu ».
Ici, ce n’est plus un peuple en tant que nation qui est interpellé, mais le peuple de Dieu, la multitude rachetée. Tout comme Dieu, dans l’Ancien Testament, a appelé et choisi un peuple parmi tous les autres peuples, de même, à l’époque du Nouveau Testament et de la Nouvelle Alliance, Il appelle une Église issue de tous les peuples, de toutes les langues et de toutes les nations ; et cette Église forme le sacerdoce royal, elle est le peuple saint du Dieu Tout-Puissant, racheté par le sang de l’Agneau versé sur la croix à Golgotha. Ici, il nous est encore dit, au verset 10 :
« Vous qui étiez autrefois un non-peuple, mais qui êtes maintenant le peuple de Dieu, autrefois sans la miséricorde de Dieu, mais maintenant riches de la miséricorde de Dieu ».
Seul celui qui en a déjà fait l’expérience peut en parler. Ce qui est beau chez Dieu, c’est qu’Il nous réserve effectivement les choses qui ont été promises dans Sa Parole. Dieu n’est pas un Dieu qui Se contente de la théorie, mais qui met aussi la pratique en œuvre. Nous pouvons obtenir le salut, la rédemption, le pardon, la grâce, le salut, jusqu’à l’union même avec Dieu, la liaison personnelle avec Lui par la foi en Jésus-Christ notre Seigneur. En effet, c’est Lui qui fait des enfants des hommes des enfants de Dieu. C’est d’ailleurs ce qu’exige notre Seigneur dans Jean 3 verset 3 : « à moins que quelqu’un ne naisse de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ».
Nous attachons une grande importance à ce qu’en ce lieu, l’Évangile de Jésus-Christ, notre Seigneur, soit prêché aux hommes de telle sorte qu’ils puissent être sauvés s’ils croient de tout leur cœur au message de salut de Dieu. Nous ne voulons pas seulement avoir prêché. Nous voulons revoir auprès de Dieu dans la gloire ceux qui ont entendu Sa Parole sortir de notre bouche.
Il nous est attesté ici que l’Église du Dieu vivant est ce sacerdoce royal, ce saint peuple, qu’elle est ce peuple choisi et ce saint peuple, ce peuple choisi pour être Sa propriété, afin de proclamer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière.
Par nature, l’homme, même s’il devient pieux, est séparé malgré tout de Dieu, suit le large chemin qui mène à la perdition et se trouve dans les ténèbres. Mais comme l’Écriture enseigne que nous étions morts dans nos péchés et nos transgressions, c’est là toute la tragédie de la situation. Si l’homme séparé de Dieu n’était pas spirituellement mort dans cet état et n’avait plus aucune sensibilité jusqu’à ce qu’il soit secoué par l’Évangile pour comprendre qu’il est bel et bien séparé de Dieu, car ce n’est qu’alors que commence l’appel à la grâce, au pardon et au salut.
Pour voir que cela est vrai, il suffit de regarder l’humanité tout entière : Séparée de Dieu, mais très religieuse ! Cela existe dans toutes les religions, partout on prie, partout on offre des sacrifices, partout on fait tout sauf ce que Dieu voudrait que l’on fasse. Et c’est précisément cela qui importe, que nous nous soumettions au plan de salut de notre Dieu. À quoi cela sert-il qu’un musulman croie que Dieu tiendra un jugement et qu’Il jugera même avec justice ? Cela ne sert à rien. Ce n’est qu’alors que cela prend vraiment tout son sens de le savoir, lorsque l’homme reconnaît lui-même qu’un jugement ne peut en rien lui être utile. Nous avons besoin de la grâce avant que le jugement ne vienne. Et lorsque nous avons reçu la grâce de Dieu, s’accomplit alors ce que notre Seigneur a dit en Jean 5 verset 24 à savoir que nous sommes passés de la mort à la vie par la foi.
Nous étions séparés de Dieu, mais nous ne le sommes plus, car nous avons accepté par la foi pour nous-mêmes, la réconciliation avec Dieu telle qu’elle a eu lieu en Christ. Et le pardon qui nous a été accordé s’est en effet manifesté dans notre vie, et Son Esprit a rendu témoignage à notre esprit que nous sommes devenus enfants de Dieu. Je voudrais lire un passage de l’épître à Tite chapitre 2 verset 11 à 14. Une parole que nous connaissons tous bien. Tite chapitre 2 verset 11 :
« Car la grâce de Dieu s’est manifestée, apportant le salut à tous les hommes. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le présent siècle de manière sensée, juste et pieuse, en attendant notre bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est livré lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se constituer un peuple pur qui se consacre avec zèle aux bonnes œuvres. Expose-leur ces choses, exhorte-les, et reprends-les avec toute la fermeté requise. Ne te laisse mépriser par personne ».
La proclamation de l’Évangile peut d’abord susciter du mépris jusqu’à ce que les auditeurs soient saisis par la puissance de l’Évangile, par la puissance de Dieu qui accompagne cette proclamation, et qu’ils fassent l’expérience de cette puissance comme un salut, comme une délivrance. Ce n’est qu’alors qu’ils peuvent se réjouir et accueillir la proclamation avec reconnaissance.
Il y a des passages dans les saintes Écritures, par exemple, lorsque Étienne prêchait, où ils grinçaient des dents. Ils n’ont pas pu ou n’ont pas voulu accepter ce qui leur était annoncé. Comme souligné précédemment, il y a toujours eu ces deux groupes : Les uns acceptaient, les autres refusaient. Et seuls ceux qui acceptaient ce que Dieu avait à offrir étaient bénis par Lui. De nos jours, il n’en va pas autrement. La grâce de Dieu est apparue à tous les hommes et leur apporte le salut, comme nous l’avons lu. Mais, le salut que Dieu nous a donné et apporté doit être accepté pour mettre fin au malheur de notre vie. Voici ce qui est écrit au verset 12 :
« …en nous formant à renoncer à la vie impie et aux convoitises mondaines, et à vivre de manière sobre, juste et pieuse dans le temps présent ».
Il existe suffisamment de passages bibliques qui rapportent ce qui était auparavant dans l’état d’incrédulité et ce qui se révèle ensuite dans l’état de foi, « que celui qui volait ne vole plus » … c’est ce que nous lisons très clairement dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 4, ainsi de suite. Il y a donc un changement dans notre vie, dans notre état d’esprit, dans notre cœur. Tout au long de la vie, Dieu révèle la puissance du salut, de la délivrance, du renouveau, de la nouvelle naissance, de la transformation de l’homme tout entier, jusqu’à la rédemption complète de notre corps, à sa transformation et à son enlèvement lors du retour de notre Seigneur bien-aimé et Sauveur.
Nous avons suffisamment souvent souligné que Dieu achèvera l’œuvre qu’Il a commencée. De la même manière, nous avons souligné que là où quelque chose doit être achevé, il faut d’abord qu’un commencement réel ait eu lieu. Ce commencement avec Dieu peut avoir lieu pour toi ce soir. Mais, à un moment donné, chaque personne doit savoir : tel jour, Dieu a fait ce commencement avec moi. Il m’a interpellé par Sa Parole, et je suis venu à Lui et j’ai répondu à l’appel qu’Il m’a lancé. Dans l’Apocalypse au chapitre 1, nous lisons les versets 5 et 6, l’homme de Dieu transmet ses salutations, puis il écrit au verset 5 :
« Et de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d’entre les morts, et le souverain des rois de la terre ! À Lui qui nous aime, et qui, par son sang, nous a rachetés de nos péchés, et qui a fait de nous un royaume, de sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui soit la gloire et la puissance dans toute l’éternité ! Amen ! ».
C’est ainsi que nous le lisons ici. Non pas : « fera », mais : « a fait ». Combien de fois l’avons-nous souligné et mis en évidence ? Le salut de l’humanité tout entière a été accompli une fois pour toutes du côté de Dieu. Il n’y a eu qu’un seul jour de réconciliation entre Dieu et l’humanité, et cela s’est passé là-bas, sur la colline de Golgotha : C’est là que Dieu était en Christ et qu’Il a réconcilié le monde avec Lui-même. Et, il appartient désormais à chacun d’accepter ce salut et d’être ainsi né dans le plan de Dieu, dans l’Église du Seigneur.
Les Saintes Écritures disent en effet : « Ce qui est né de la chair est chair » et « la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu, mais ce qui est né de l’Esprit est esprit » et puis Paul écrit encore dans la lettre aux Corinthiens au chapitre 15 : « Ce n’est pas le spirituel, mais le terrestre qui vient en premier ». Je vais peut-être le lire, afin que nous ayons l’ordre exact et aussi la formulation exacte. Dans 1 Corinthiens au chapitre 15 verset, à partir du 45.
« Ainsi est-il écrit : Le premier homme, Adam, est devenu une âme vivante; le dernier Adam, un être spirituel qui donne la vie. Mais ce n’est pas le spirituel qui vient en premier, mais le naturel, puis vient le spirituel. Le premier homme est de la terre, il est terrestre ; le second homme est le Seigneur venu du ciel. De même que l’homme terrestre est constitué, ainsi sont aussi les terrestres ; et de même que l’homme céleste est constitué, ainsi sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté en nous l’image de l’homme terrestre, ainsi nous porterons aussi en nous l’image de l’homme céleste ».
Une œuvre de Dieu absolument accomplie ! Et cette Parole aussi est oui et amen. Tout comme nous sommes tous sur la terre dans ce corps où se trouvaient déjà Adam et Ève, ainsi, lorsque l’accomplissement viendra, lorsque l’achèvement viendra, nous aurons nous aussi le corps de résurrection, tel que l’a notre Seigneur et Rédempteur.
Nous le savons, en particulier tous ceux qui ont déjà été avec nous une ou plusieurs fois en Israël, notamment à Jérusalem, la plus grande joie pour une personne qui croit en la Bible réside bien dans ce moment où l’on se tient devant la colline de Golgotha, puis où l’on tourne légèrement le regard vers la gauche et où l’on aperçoit à une certaine distance le tombeau dans lequel reposait le Christ, pas loin de là, et voici le tombeau est vide ! Vide ! « Il n’est pas ici », est-il si joliment écrit en anglais ! « Is not here, for he is risen ». Il n’est pas ici, car Il est ressuscité ! Et, il ne faut pas chercher Le vivant parmi les morts. Il est ressuscité. Et nous connaissons tous le magnifique cantique de Tersteegen : « Jésus vit, et moi aussi avec lui. Mort, où sont donc tes terreurs ? ». Nous savons que même la peur de la mort a été vaincue, car la mort elle-même a été vaincue, et Jésus-Christ est ressuscité le troisième jour.
Quant aux personnes qui n’ont pas encore perçu et compris l’ordre du temps divin, elles ont du mal à croire, car tout cela s’éternise. Et nous pensons ici à la parole que Pierre a adressée à la dernière génération, dans 2 Pierre au chapitre 3, à partir du verset 2 :
« Afin que vous puissiez ainsi garder à l’esprit les paroles que les saints prophètes ont prononcées auparavant et le commandement de notre Seigneur et Sauveur qui vous a été transmis par vos apôtres ; mais vous devez d’abord tenir compte du fait qu’à la fin des temps, des moqueurs pleins de mépris feront leur apparition, des hommes qui marchent selon leurs propres convoitises, et diront : Où donc est la promesse de son avènement ? Car depuis que les pères se sont endormis, tout demeure comme depuis le commencement de la création ».
Il y a là un grand problème. Les hommes ne connaissent rien de la mesure du temps selon Dieu. Ils ont peut-être entendu dire qu’un jour auprès de Dieu équivaut à mille de nos années, mais ils n’y réfléchissent pas davantage. Quelle gratitude pouvons-nous éprouver lorsqu’aujourd’hui, notre génération peut jeter un regard en arrière et voir ce classement divin du temps à travers les différentes époques ! D’Adam à Abraham, d’Abraham au Christ, et maintenant une nouvelle époque de deux mille ans, et ainsi les six mille ans seront bientôt accomplis, et le septième millénaire sera le Royaume millénaire, le Millénium.
Personne ne connaît le jour ni l’heure, ce n’est d’ailleurs pas nécessaire, mais, à la lumière des signes des temps, nous reconnaissons clairement que nous vivons maintenant à la fin des temps. Cette expression se trouve également ici dans le texte lu, au verset 3 : « Vous devez cependant d’abord considérer qu’à la fin des jours… ». Combien de fois cette expression « à la fin des jours » ou « dans les derniers temps » ou « dans les derniers jours » ? Et nous savons que cela désigne la période dans laquelle nous vivons actuellement. C’est pourquoi nous accordons une attention particulière à l’accomplissement de la prophétie biblique en nos jours.
Tout le monde peut se tromper. On peut mal évaluer le temps. L’homme est fait pour passer à côté de l’essentiel. Mais, lorsque nous prenons la Parole de Dieu, que nous la mettons bout à bout, qu’elle est expliquée par le Saint-Esprit et assemblée comme une mosaïque, ce ne sont plus alors les hommes qui affirment quelque chose, mais Dieu Lui-même qui nous donne Ses instructions par Sa Parole, par grâce. C’est pourquoi Pierre écrit également : « Nous avons donc d’autant plus fermement la parole prophétique ».
Nous l’avons souligné à maintes reprises en ce lieu : il est tout simplement indispensable que Dieu prenne Lui-même la parole. Pourquoi lisons-nous tant de passages bibliques ? Pour une seule et unique raison : que tous les auditeurs sachent simplement que Dieu Lui-même nous parle à travers Sa Parole. Nous sommes assis devant Lui et nous écoutons les Paroles de Sa bouche, et nous les laissons transfigurer par le Saint-Esprit. Je voudrais encore lire Deutéronome 4 puis 7. Deutéronome 4, le verset 20. Deutéronome 4 à titre de comparaison. Deutéronome chapitre 4 verset 20 :
« Mais le Seigneur vous a pris, et vous a fait sortir de la fournaise de fer de l’Égypte, pour que vous deveniez son peuple, comme vous l’êtes aujourd’hui ».
Ils devaient d’abord le devenir, puis ils le sont devenus, puis ils l’étaient. Nous devions être appelés enfants de Dieu, maintenant nous le sommes. Nous devions être le peuple de Dieu, maintenant nous sommes le peuple de Dieu. Nous devions être pardonnés, maintenant nous sommes pardonnés. Tout ce qui nous a été promis par Dieu est en effet devenu une réalité divine, et ce verset nous montre que Dieu accomplit ce qu’Il a promis : « Vous deviez devenir Son peuple, et vous l’êtes, comme cela est manifeste aujourd’hui ». Je voudrais lire un passage de Deutéronome chapitre 7, versets 6 à 8 :
« Car tu es un peuple consacré au Seigneur, ton Dieu ; le Seigneur, ton Dieu, t’a choisi parmi tous les peuples de la terre pour être son peuple. Ce n’est pas parce que vous êtes plus nombreux que les autres peuples, que le Seigneur s’est tourné vers vous et vous a choisi ; vous êtes en effet le plus petit de tous les peuples. Non, c’est parce que le Seigneur vous aimait et qu’il voulait tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, c’est pourquoi le Seigneur vous a fait sortir d’une main forte, et vous a racheté de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d’Égypte ».
Lorsque nous entendons et lisons ces récits, ils nous touchent profondément. Ce n’est pas le mérite d’un homme, mais la grâce de notre Dieu qui S’est puissamment manifestée en nous. Nous ne sommes pas meilleurs, voire peut-être pires que les autres. Nous avons ici le même témoignage à rendre que celui que nous trouvons écrit dans la Parole de Dieu : « Parce que Dieu nous a aimés, car Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils engendré par Lui, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Dieu nous a révélé Son amour par le salut. Et celui qui répond à cet amour divin accepte le salut qui s’est accompli par la foi et devient un sauvé, un pardonné, un racheté du Seigneur.
Comme je l’ai déjà dit, Dieu a fait des promesses, puis Il a créé la possibilité que toutes Ses promesses qui sont oui et amen s’accomplissent réellement et deviennent réalité dans la vie de ceux qui ont cru de tout leur cœur. Dans Deutéronome au chapitre 10, encore quelques versets. Deutéronome chapitre 10, à partir du verset 14 :
« Souviens-toi bien, c’est au Seigneur, ton Dieu, qu’appartiennent les cieux et même les cieux les plus élevés, la terre et tout ce qui s’y trouve. Et pourtant c’est à vos pères seulement que le Seigneur s’est attaché par amour ; et c’est vous, leurs descendants, qu’Il a choisis parmi tous les peuples comme cela est manifeste aujourd’hui ». Voici maintenant ce qui est le plus important concernant l’élection, au verset 16 : « Circoncisez donc le cœur de votre chair, et ne vous montrez plus rebelles. Car le Seigneur, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et redoutable, qui ne fait pas acception de personne et ne se laisse pas corrompre ».
Combien de fois lisons-nous dans les saintes Écritures que Dieu ne fait pas acception de personne ? Ici, dans ce texte, la circoncision du cœur, le renouvellement du cœur est mis en relation avec l’élection. Nous savons, d’après des textes bien connus des saintes Écritures, qu’il est possible d’être conduit hors du pays et de rester en arrière avec son cœur. Et c’est pourquoi nous lisons dans la lettre aux Hébreux : « Mais ils n’ont pas connu Mes voies ». Une sortie d’Égypte et une élection, doivent conduire au renouvellement du cœur. Le cœur de pierre doit nous être ôté, et un cœur qui ressent, un cœur capable d’aimer, un cœur capable de pardonner, un cœur agréable à Dieu, doit nous être donné par grâce.
Il ne suffit pas de dire que nous sommes élus, mais il faut aussi veiller à ce que notre cœur puisse répondre à cette élection par la reconnaissance, que nous puissions réellement recevoir ce qui nous a été donné réellement par Dieu par grâce. Vous connaissez tous les passages de l’épître aux Hébreux au chapitre 3, par exemple, Hébreux 3, la deuxième partie du verset 10 puis les versets 11 et 12 :
« Mais ils n’ont pas connu mes voies de sorte que dans ma colère j’ai juré: Ils n’entreront jamais dans mon repos ! Prenez garde, frères bien-aimés, qu’il ne se manifeste chez aucun de vous un cœur mauvais d’incrédulité, s’éloignant du Dieu vivant. Exhortez-vous plutôt les uns les autres chaque jour, tant que dure le aujourd’hui, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché ».
Il en a toujours été ainsi depuis le commencement. L’ennemi a rendu les choses attrayantes et a dit avec beaucoup d’élégance : « Vous ne mourrez point » mais s’est accompli ce que Dieu avait dit : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras ». Nous l’avons déjà dit tout à l’heure, depuis Adam et Ève, l’humanité tout entière est séparée de Dieu jusqu’à ce jour. Une réconciliation avec Dieu a eu lieu à Golgotha, mais elle doit être acceptée et vécue, sinon la colère de Dieu et la condamnation restent sur l’homme.
Et quiconque y réfléchit, oui médite sur ce que signifie être séparé éternellement de Dieu, cette personne enverra un cri de son âme vers Dieu ; mais ce n’est qu’alors, lorsque nous sommes secoués de cet état de mort dans lequel nous ne savons même pas que nous sommes séparés de Dieu pour toujours, c’est par la proclamation de l’Évangile que cela est possible d’être secoué, d’où le mot « réveil ». Quand on prêche, il faut secouer les consciences, il faut qu’un réveil s’opère. Et, au moment où l’homme qui est, par nature –et nous en faisons tous partie– séparé de Dieu, reconnaît qu’il est né et a vécu dans le péché, au moment où l’homme est réveillé par l’Évangile, il reconnaît son état de perdition et implore le salut du plus profond de son âme et s’écrie : « Seigneur ! Aie pitié de moi ! Pardonne toutes mes fautes et tous mes péchés ; oui, sois miséricordieux envers moi, pécheur ».
Un pécheur est un homme qui ne croit pas Dieu. Pas un meurtrier, pas un homicide, pas quelqu’un qui a commis Dieu sait quoi, mais les Écritures nous enseignent en effet que nous sommes tous nés dans le péché. Et celui qui persiste dans l’incrédulité demeure dans le péché. C’est pourquoi il est dit ici aussi au verset 12, Hébreux 3 au verset 12 : « Prenez garde, mes frères bien-aimés, qu’il ne se trouve en aucun de vous un cœur mauvais d’incrédulité qui s’éloigne du Dieu vivant ». Quelle grâce que d’entendre l’Évangile de Jésus-Christ ! Ce message qui rend libre et joyeux ! Quel privilège que de pouvoir être sous l’écoute de la Parole de Dieu et d’entendre ce que Dieu a à nous dire et à nous offrir !
Et en plus la Parole d’Hébreux 3 versets 7 à 8 : « Aujourd’hui si vous entendez sa voix n’endurcissez pas vos cœurs », il a plu à Dieu de sauver par la folie de la prédication ceux qui croient en Lui, notre Seigneur et Sauveur. Paul a dit : « Pour les uns, la Parole de la croix est une folie ; pour les autres, elle est la puissance de Dieu ». Ce sera l’une ou l’autre pour chacun : soit nous nous scandalisons, nous ne croyons pas et nous y voyons une folie, soit nous laissons la Parole de Dieu nous parler, nous venons à la foi, nous l’acceptons et nous faisons l’expérience de la puissance de Dieu qui accompagne la proclamation de l’Évangile.
Aujourd’hui, ce que nous avons lu –c’était sans doute dans Marc 7– peut se produire ici : « Il a tout fait bien ». Il a guéri les malades, Il a pardonné les péchés et Il a dit : « Celui qui vient à moi, Je ne le rejetterai pas ». Il donnera la paix et la tranquillité, le repos à notre âme ; Il nous fera du bien selon Sa grande grâce et Sa miséricorde. Qu’Il nous aide à appartenir véritablement à cette grande Église du Dieu vivant qu’Il a choisie comme un peuple saint, comme des rois et des sacrificateurs qui seront avec Lui pour l’éternité.
À notre Dieu qui a tout fait pour nous et qui, même maintenant, en ce temps de grâce finale, lance Son dernier appel, à Lui soit la reconnaissance pour cela ! Qu’Il parle encore, qu’Il agisse encore, qu’Il appelle encore à Lui ! Heureux celui qui se met en route aujourd’hui et vient à Lui aujourd’hui, afin de pouvoir emporter avec lui sur le chemin de la vie qui reste la grâce de Dieu telle qu’il l’a vécue.
Et aussi, au sujet du peuple d’Israël, nous avons lu : « Tout comme c’est le cas aujourd’hui. Vous êtes devenu Son peuple acquis ». Puisse-t-il apparaître aujourd’hui que nous n’avons pas seulement entendu la promesse de devenir enfant de Dieu ou d’être Son peuple, mais que nous pouvons le devenir aujourd’hui en présence de Dieu. Et il est possible que nous fassions l’expérience de Dieu aujourd’hui en ce lieu. Loué soit Son saint nom ! Amen !
Inclinons la tête, fermons les yeux, ouvrons nos cœurs. Peut-être y a-t-il ici quelqu’un qui souhaite consacrer sa vie au Seigneur ? À chaque proclamation, le filet est jeté et il faut aussi le ramener. Le Seigneur a dit autrefois à Pierre : « Je ferai de toi un pêcheur d’hommes ». Le Seigneur envoie Sa Parole, Il nous fait parvenir la proclamation de l’Évangile. Comme je viens de le dire, le filet est jeté, une prise est faite. Qui se laisserait conduire vers le Seigneur, qui est prêt à l’accueillir ? À croire en Lui sans réserve ? Ah ! Quelle tristesse pour ceux qui sont tourmentés par le doute ! Ils voudraient croire mais ne le peuvent pas. Peut-être ces doutes ont-ils été semés par ceux qui, eux-mêmes, ne pouvaient croire que la Bible est la Parole de Dieu.
Mais aujourd’hui, en présence du Seigneur qui est véritable et fidèle, laissons derrière nous tout doute, toute incrédulité et croyons de tout notre cœur en Jésus-Christ. Croyons qu’Il est notre Sauveur et qu’en Lui s’est opérée la réconciliation, oui, notre réconciliation avec Dieu et qu’Il a donné Son sang et Sa vie pour le pardon de nos fautes et de nos péchés. C’est pourquoi Pierre écrit : « Vous n’avez pas été rachetés par des choses périssables, ni par de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de l’Agneau sans défaut ».
Bien-aimés dans le Seigneur, chers amis, frères et sœurs en Christ, nous devrons tous comparaître devant Dieu, pas seulement les pieux, pas seulement ceux qui y ont cru. Ce jour-là, on ne te demandera plus si tu crois ou non au jugement dernier. Les morts ressusciteront. Dans Apocalypse 20 nous lisons : « Et la mort rendit les morts, la mer rendit les morts, tout rendit les morts et tous durent comparaître devant le tribunal, le tribunal, devant le trône blanc ». Mes chers amis, nous pouvons aujourd’hui trouver la grâce et échapper à ce jugement, par la foi en Jésus-Christ, notre Seigneur.
Alors que toutes les têtes sont inclinées et tous les cœurs ouverts, je voudrais poser la question, comme on le fait parfois lors des évangélisations, que celui qui souhaite consacrer sa vie à Dieu lève brièvement la main puis la repose. Y a-t-il de telles personnes parmi nous ? Merci beaucoup. Merci, merci, merci, merci, merci. Que Dieu vous bénisse. Que Dieu vous bénisse. Merci. Chantons ensemble « Crois seulement, crois seulement ».
« Crois seulement, crois seulement. Tout est possible, crois seulement. Jésus est là, Jésus est là ! Tout est possible car Jésus est là ! Jésus est là, Jésus est là ! Tout est possible, car Jésus est là ».
Seigneur fidèle, Tu as promis d’être présent là où Ton peuple se rassemble en Ton nom. Seigneur bien-aimé, Tu as assez souvent manifesté Ta présence. Tu n’as pas seulement fait cette promesse. Tu as confirmé Ta présence, Tu l’as sans cesse fait. Aujourd’hui encore Tu es présent et nous T’en rendons grâce, en tant que Sauveur, en tant que Guérisseur, en tant que celui qui pardonne toute faute, qui efface tout péché, qui a abattu, qui a ôté le mur de séparation, qui a apporté la réconciliation et le pardon et qui nous l’a transféré du royaume des ténèbres dans le royaume de la lumière du Fils de Son amour.
Dieu fidèle, quel privilège de pouvoir être rassemblés devant Ta face, d’écouter Ta sainte Parole avec respect, avec crainte, de la prendre à cœur et d’y croire, puis d’en expérimenter les effets comme la puissance de Dieu qui se révèle en ceux qui croient !
Seigneur bien-aimé, pardonne-nous à tous nos fautes ! Couvre tous nos péchés, Seigneur ! Purifie-nous, sanctifie-nous, oui, fais de nous des personnes dont le cœur et la vie ont été renouvelés selon la parole de l’Écriture de 2 Corinthiens 5 verset 19 et suivants : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici toutes choses sont devenues nouvelles ».
Seigneur et Dieu bien-aimé, Tu vas même créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre ! Tu as déjà préparé une nouvelle Jérusalem, et Tu crées de nouveaux êtres humains par la puissance de Ton sang, de Ta Parole et de Ton Saint-Esprit. En cette heure même, la puissance de Dieu Se manifeste parmi nous, en tous ceux qui croient de tout leur cœur. Seigneur, je T’en remercie car Ta Parole ne revient pas à Toi sans effet, mais elle accomplit ce pour quoi Tu l’as envoyée.
Nous Te remercions pour tout, y compris pour ce moment de recueillement que nous avons pu passer en Ta présence. Tourne Ta face vers nous, ô Dieu, donne-nous Ta paix et Ta bénédiction, au saint nom de Jésus. Amen !