Ewald Frank
VOICI, LES JOURS VIENNENT, DIT LE SEIGNEUR, L'ÉTERNEL, OÙ J'ENVERRAI LA FAMINE DANS LE PAYS POUR ENTENDRE LES PAROLES DE L'ÉTERNEL (POUR ENTENDRE LES RÉVÉLATIONS DE DIEU)
Prêché à Krefeld le 04 août 1990 à 19 heures 30
(Retransmis le 2 mai 2026)
C’est un privilège de servir le Seigneur, c’est un privilège de croire en Lui, un privilège de le connaître personnellement.
Cela me rappelle hier : J’ai acheté une petite chose dans un magasin, à Krefeld. Il y avait là un jeune homme sympathique et il n’y avait personne d’autre, juste une vendeuse et je lui ai demandé par-dessus le comptoir : « Avez-vous déjà eu une expérience personnelle avec Dieu ? » et je l’ai fait ainsi du fond du cœur ; et il m’a regardé et a dit : « Non, pas encore ». J’ai dit : « Mais, cela peut encore arriver ». Et voyons ce que Dieu fera. D’une manière ou d’une autre et à un moment donné, Dieu appellera les derniers à sortir. Nous ne savons pas où ils sont, mais Dieu connaît les Siens. Et pour autant que les Siens soient sauvés, ils Le connaîtront aussi.
Sentons-nous bien en présence de Dieu, remercions-Le pour chaque parole qui nous est adressée, pour toutes les bénédictions qu’Il a déjà accordées et pour ce qui va encore arriver.
Vous savez bien que dans le passé, j’étais un prédicateur très rapide. Je deviens de plus en plus lent, non pas parce que je vieillis… les chanteurs ont d’ailleurs interprété un beau chant : « Tout ne reste pas ainsi pour le jeune : On se dirige aussi vers la vieillesse », et même les plus jeunes d’entre nous remarquent qu’ils vieillissent : Ceux qui ont aujourd’hui dix-huit ans repensent à ce que c’était quand ils avaient quatorze ans. Ceux qui ont quatorze ans, à ce que c’était quand l’école a commencé et ceux qui ont trente ans aussi. Chacun repense au passé et nous savons tous une croissance terrestre, et nous espérons aussi avoir une croissance spirituelle.
Et l’espérance bienheureuse que nous portons tous en nous, nous qui sommes devenus croyants, n’est-elle pas celle d’être bientôt délivrés de ce corps, d’en être retirés et d’être jeunes dans un corps ressuscité dans lequel nous ne pourrons plus jamais être fatigués, malades ou quoi que ce soit d’autre, mais resterons pour l’éternité tels que nous sommes ? Il n’y aura alors plus de vieillissement, plus de maladie. Ne vous en réjouissez-vous pas ? Surtout nous qui vieillissons, quand tout ne fonctionne déjà plus tout à fait, que les membres ne bougent plus aussi souplement, gardons toujours à l’esprit que notre Seigneur vient bientôt et que le matin glorieux se lèvera alors pour nous aussi ; et ce jour ne prendra jamais fin : Le Seigneur Lui-même brillera comme le soleil et essuiera alors toutes les larmes de nos yeux.
Je voudrais me joindre à la parole lue puis passer aux prophètes et au Nouveau Testament. Nous avons entendu dans le Psaume 34 : « Je louerai le Seigneur en tout temps ; Sa louange sera toujours dans ma bouche ». Ce verset est en réalité une épreuve pour nous tous. Nous pensons à la parole de l’apôtre Paul : « Remerciez Dieu en toute chose, en toute circonstance, car c’est ainsi que Dieu le veut ». Combien de fois est-ce difficile pour moi et peut-être pour nous tous, lorsque des épreuves s’abattent sur nous, lorsque viennent des jours qui ne nous plaisent pas, lorsque beaucoup de choses désagréables, injustes et tout ce qui peut y être associé s’abattent sur nous ? Nous ne nous sentons alors pas du tout à l’aise, surtout lorsque l’injustice prend le dessus. Quand elle prend le dessus chez les autres et dans le monde, cela ne nous dérange pas tant que ça. Mais quand cela nous touche, quand nous sommes entraînés dans des situations où nous sentons que l’injustice s’abat sur nous, alors la situation est tout autre !
On supporte plus facilement les fardeaux des autres que les siens, et on juge et surmonte mieux les épreuves des autres que les siennes. Mais laissons cette parole parler à mon cœur et au cœur de chacun : « Je louerai le Seigneur en tout temps ; Sa louange sera toujours dans ma bouche », car ce ne sont pas les hommes que nous devons louer, mais le Seigneur et le Seigneur ne nous a pas infligé de souffrance dans les situations difficiles : Il a été notre consolation, notre confiance, notre secours. Et ainsi, même dans les situations difficiles, nous pouvons rendre gloire à notre Seigneur, même si la douleur peut remplir notre cœur. Puis, il est écrit :
« Que mon âme se glorifie dans le Seigneur ! Que les humbles écoutent et se réjouissent ! ».
Les autres ne viendront pas là où le nom du Seigneur est glorifié, mais les humbles, ceux qui se sont vraiment humiliés devant Dieu, car il est écrit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles ». Un homme doit d’abord se soumettre sous la main puissante de Dieu. Il doit reconnaître Dieu, il doit respecter le plan de Dieu pour l’humanité et se soumettre ainsi sous la main puissante de Dieu, afin que le Seigneur puisse le sortir de la poussière et le placer sur un fondement de roc. Et quand cela se produit, il y a alors des chants de louange, il y a alors de la joie, il y a alors la paix dans notre cœur. Et comme il est écrit : « Que les humbles l’entendent et se réjouissent » quand le Seigneur est loué de tout cœur et de toute l’âme.
Soyez donc tout à fait honnêtes avec vous-mêmes dans toutes les épreuves qui peuvent nous arriver. Il ne faut pas que Satan puisse en plus nous monter contre le Seigneur, car c’est en effet très souvent le cas : il veut d’abord nous précipiter dans quelque chose, puis dire : « Eh bien, vous voyez ? C’est ce que le Seigneur a permis ». Voulons-nous, s’il vous plaît, être toujours vigilants et placer toute notre confiance en Dieu et en la grâce, et ne laisser aucune chance à Satan de nous suggérer quoi que ce soit dans nos pensées qui pourrait alors nous faire trébucher ? Alors, comme cela a été déjà lu (verset 4) :
« Glorifiez le Seigneur avec moi ! Et ensemble élevons son nom ! ».
Je souhaiterais parfois vraiment, et je pense aussi à Dieu, qu’il y ait parmi nous davantage de chants, de cantiques de louange, davantage d’adoration, une libre expression de ce que chacun ressent en présence de Dieu. Que celui qui veut louer loue, que celui qui veut dire amen dise amen, que celui qui veut crier alléluia crie alléluia. Que nous soyons simplement libérés de notre carcan et que nous puissions remercier le Seigneur avec franchise, que ce soit pour Sa Parole, pour Sa grâce, pour ce qu’Il a fait pour nous. En tout cas, les choses de la vie quotidienne ne doivent pas nous accabler au point que la joie dans le Seigneur ne puisse plus être notre force, mais qu’en toute situation, en toute circonstance, la joie dans le Seigneur reste notre force ; et alors, Il nous accordera certainement aussi la grâce de prier pour nos ennemis et nous pourrions alors connaître le même sort que Job, qui a prié pour ses amis, et Dieu a changé son destin.
Et il se pourrait que si nous pouvons prier sincèrement et honnêtement pour ces personnes qui veulent nous nuire, si nous prions pour elles, alors Dieu pourrait bien changer notre destin et révéler Son bras puissant. Puisse-t-il en être ainsi !
Comme il a déjà été évoqué que nous sommes ici pour écouter la Parole de Dieu, je voudrais lire quelques passages connus. Le premier est tiré d’Amos chapitre 8, verset 11 :
« Sachez-le bien, des jours viendront, ainsi parle le Seigneur Dieu, où j’enverrai la famine sur le pays, non pas une famine de pain ni une soif d’eau, mais une soif d’entendre les paroles du Seigneur ».
Si vous disposez de différentes traductions, vous y trouverez les expressions : « Pour écouter les instructions de Dieu, le Seigneur ; pour écouter les révélations de Dieu, le Seigneur… ». Il existe différentes traductions, mais elles expriment toutes le même sens.
En ces jours et ces temps décisifs qui revêtent une importance dans l’histoire du salut, il ne s’agit pas seulement que quelqu’un lise quelques passages de Matthieu 13 ou de Marc 12 ou de Luc 24 puis donne son commentaire à ce sujet. En ces temps décisifs auxquels nous sommes parvenus, il faut rechercher et trouver les passages correspondants qui étaient destinés au peuple de Dieu afin que nous aussi, nous puissions découvrir dans la Parole les promesses qui nous appartiennent, y croire et ensuite les vivre. C’est ce qui distingue, en réalité, l’Église du Dieu vivant de toutes les autres confessions.
Et nous affirmons ici en toute humilité que la sainte Parole de Dieu nous a été révélée par le Saint-Esprit. Ce ne sont pas des hommes qui ont interprété ou diffusé leurs opinions. Nous avons entendu la sainte Parole de Dieu et elle nous a été véritablement révélée par le Saint-Esprit dans son contexte et sa signification. C’est ce que nous déclarons avec reconnaissance devant le Dieu Tout-Puissant.
Ainsi, lorsqu’il est écrit ici que viendront des jours où Dieu enverra une faim sur le pays, non pas une faim de pain ou d’eau, mais une faim d’entendre les Paroles, les instructions, les révélations de Dieu, le Seigneur, c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui de différents pays et nations. L’avons-nous compris ? Car nous vivons en ces jours où Dieu a envoyé cette faim. C’est vraiment le temps dont les prophètes ont parlé autrefois.
Il y a une eu des périodes particulières dans l’histoire du salut, tout comme il y a eu des périodes particulières dans l’histoire de l’humanité. Et puis, nous avons des personnes qui se distinguent particulièrement dans cette histoire de l’humanité, qu’ils aient été rois, empereurs, chefs militaires, scientifiques ou quoi que ce soit d’autre, il y a des personnes qui se distinguent au sein de l’humanité. Puis, dans l’histoire du salut, nous avons des hommes de Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testament, qui se distinguent tout simplement. Tout le monde n’était pas Abraham, tout le monde n’était pas Moïse, tout le monde n’était pas Élie, tout le monde n’était pas Paul, tout le monde n’était pas Pierre ou Jean ! Mais Dieu avait des hommes qui se sont tout simplement distingués au sein de l’histoire du salut et c’étaient des hommes qui avaient conscience d’une vocation divine, d’un appel divin, qui ne se sont pas contentés de prêcher, mais à travers lesquels Dieu Lui-même pouvait parler, à travers lesquels Dieu pouvait agir, à travers lesquels Il pouvait tout mettre à jour dans Son royaume.
Et nous croyons que Dieu agit aujourd’hui de la même manière qu’Il l’a toujours fait, et nous croyons qu’Il doit avoir une bouche sur la terre pour pouvoir parler Lui-même, qu’Il doit pouvoir agir, qu’Il doit pouvoir se révéler. Notre désir est que Dieu puisse se révéler de plus en plus. Tous les prophètes n’étaient pas de grands hommes, mais si Dieu les avait appelés à cela… Je pense notamment à Amos dont nous venons de lire le passage à travers lequel Dieu a parlé. Il prononce au chapitre 7 une parole très significative. Amos chapitre 7 verset 12. Un beau contexte, il est dit ici dans Amos 7 verset 12 :
« Alors Amatsia dit à Amos : Voyant, lève-toi, fuis au pays de Juda ; mange là-bas ton pain, et prophétise là-bas. Mais tu ne dois plus te présenter comme prophète à Béthel, car Béthel est un sanctuaire royal et une résidence royale ».
Oui, aujourd’hui on dirait : « Une ville épiscopale avec une belle cathédrale, quelque chose de tout à fait remarquable », et là, un prophète du Seigneur, un voyant, ne devait pas du tout prendre la parole. Oui, pourquoi pas ? Parce que les gens n’étaient pas prêts à écouter ce que Dieu avait montré à cet homme. Le mot « voyant » revient souvent dans l’Ancien Testament, mais ici il est utilisé en lien direct avec le concept de prophète. Sur ce, Amatsia dit à Amos : « Voyant ». Donc, les prophètes bibliques étaient donc des voyants : Ils voyaient en vision ce que Dieu leur révélait et leur montrait pour, ensuite, par l’inspiration du Saint-Esprit, exposer et transmettre au peuple ce qu’ils avaient vu au nom du Seigneur.
Et comme je l’ai dit, cet homme qui a dit : « Va-t’en, va manger ton pain ailleurs et ne prophétise pas ici, car Béthel est un sanctuaire royal et une résidence royale ». Plus les hommes se croient supérieurs, plus ils se trouvent importants, ou plus l’association à laquelle ils appartiennent est importante, plus grand est le danger de rejeter la simplicité de Dieu et de ne pas comprendre du tout que c’est Dieu qui leur veut du bien. Et il faut encore ajouter ceci : tant que Dieu parle encore et envoie des prophètes matin et soir, tôt et tard, Il ne nous a pas encore abandonnés. Il a encore de la miséricorde pour nous, alors Il nous veut encore du bien, alors il y a encore de l’espoir pour nous. L’avons-nous compris ?
Ainsi, dans l’Ancien Testament, Dieu a envoyé Ses serviteurs matin et soir. Il a, comme il est écrit à un endroit, frappé par l’intermédiaire des prophètes. C’est ce qui est écrit littéralement. Et qu’est-ce que c’était ? Les hommes n’ont pas compris à quel point Dieu leur veut du bien, qu’Il leur envoie encore un homme, un voyant, afin de pouvoir leur parler par son intermédiaire directement.
Il y a ce passage dans le Nouveau Testament : « Dieu nous a visités avec miséricorde ». Et à ce propos, ils appelaient Jésus en son temps « un prophète ». (Luc 7 : 16). Mes chers amis, Il était prophète, Il était sacrificateur, Il était médiateur, Il l’est encore aujourd’hui, intercesseur, et ainsi de suite, mais Il est plus qu’un prophète : Il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Lui qui était dans la gloire, Il S’est dépouillé de Sa gloire, Il l’a laissée là-bas et est venu vers nous, afin que nous ayons la possibilité de venir à Lui. Je continue la lecture à partir du verset 14 :
Alors Amos répondit à Amatsia : Je ne suis pas prophète, je ne fais pas partie d’une école de prophètes, mais je suis berger et je cultive des figues de sycomore ».
Vous voyez, il a dit exactement ce qu’il est, il a dit très précisément ce qu’il est. David aurait pu dire : « Je suis berger », chacun aurait pu dire ce qu’il était ou ce qu’il est, de par sa nature, mais un jour, l’appel divin est survenu dans sa vie, et c’était fait. Une décision divine avait été prise. Heureux tout homme qui comprend l’ABC de la foi, à savoir : respecter les décisions divines. Celui qui ne peut pas respecter les décisions divines, ne doit pas s’attendre à atteindre spirituellement son but avec Dieu.
J’ai récemment dit à quelqu’un ––je ne veux pas être trop précis, mais j’ai tout de même réussi à le dire–– et j’ai dit : « Vous êtes en train de passer à côté de ce que Dieu est en train de faire actuellement. Vous vous en moquez même, vous le blasphémez. Cela n’a rien à vous dire » et j’ai ensuite ajouté cette phrase : « Vous méprisez ce que Dieu fait, vous êtes contempteur de ce que Dieu fait, vous méprisez ce que Dieu fait actuellement, et vous vous êtes retrouvé dans une forme de piété qui ne porte en elle aucune vie divine ». Mes chers amis, ce n’était pas un jugement, c’était seulement une évaluation fondée sur la Parole de Dieu, car il est encore écrit : « L’homme spirituel juge tout avec justesse et n’est jugé par personne avec justesse ». C’est ce qu’écrit Paul aux Corinthiens.
Nous avons ici un homme de Dieu. En ce qui le concernait, il pouvait dire : « Alors Amos répondit à Amatsia : Je ne suis pas prophète, je ne fais pas partie d’une école de prophètes, mais je suis berger et je cultive des figues de sycomore ». Voici maintenant la justification, au verset 15 :
« Mais… » ce « mais » : « Mais le Seigneur m’a arraché du milieu de mon troupeau, et le Seigneur m’a ordonné ».
Amen ! « Mais le Seigneur » ! Pas Lui-même, pas de son propre chef. Il a dit qui il était : il était berger, cultivateur de sycomore, et puis vient la justification : « Mais le Seigneur m’a arraché du milieu de mon troupeau ». Oh ! Je pense en effet en ce moment à Élisée qui avait devant lui douze paires de bœufs ; et il y a vraiment jusqu’à ce jour des hommes qui suivent les bœufs sans comprendre qu’un prophète a été dans le pays ; et ils marchent et ils labourent, et ils marchent et ils labourent et ils ne comprennent pas, peu importe qu’il y ait deux paires de bœufs ou douze ! Mais ils marchent derrière les bœufs sans comprendre ce que Dieu a fait dans le pays. Ce n’est qu’alors, quand le jour est venu et que soudain quelque chose a été transmis, le manteau ––vous savez bien ce qui s’est passé là–– à cet instant, c’était fini.
Les bœufs sont restés des bœufs, oui, ils ont même été tous abattus et c’est très bien ainsi, car on ne peut plus jamais revenir en arrière pour courir à nouveau après les bœufs. La vaisselle a servi à faire du feu, elle a bien brûlé, les bœufs ont été mangés après avoir été bien braisés, et déjà les choses anciennes étaient passées, quelque chose de nouveau, quelque chose de tout à fait nouveau commençait et on ne pouvait plus revenir aux choses anciennes.
Mes chers amis, quand Dieu nous appelle, quand Il vient sur nous, quand Sa puissance se révèle à nous, alors tous les ponts sont rompus, il n’y a plus de retour en arrière, seulement un aller de l’avant avec Dieu à partir de ce jour-là. L’avons-nous tous compris ? Que Dieu nous accorde vraiment Sa grâce. La Parole continue ainsi :
« Mais le Seigneur m’a arraché du milieu du troupeau, et le Seigneur m’a donné des ordres ».
Comme c’est merveilleux ! Mais écoutez encore ceci : Bien que le Seigneur ait appelé, donné des ordres et envoyé, Amatsia a dit : « Pas ici ! Non, pas ici ! Tu ne dois rien proclamer ici au nom du Seigneur. Lève-toi et va-t’en ». Remarquons-nous ce qui importe ? Ce qui importe, c’est le moment précis. Et maintenant… nous vivons bien maintenant. Nous ne vivions pas à l’époque d’Amatsia ni à d’autres époques. Nous vivons maintenant et ce qui importe maintenant, c’est d’accepter et d’écouter maintenant, d’accueillir, de recevoir ce que le Seigneur a à dire aujourd’hui à l’Église par l’Esprit et par la Parole. Il est toujours facile d’embellir les tombes des prophètes, et alors le Seigneur nous dit en face : « Vos pères les y ont mis ». Il faut donc veiller à ne pas marcher sur les traces de ceux qui ont rejeté la Parole, mais à trouver et à embrasser la voie des justes, à en remercier le Seigneur puis à la suivre. Mais cela va encore plus loin, verset 16, Amos 7 :
« Et maintenant écoute la parole du Seigneur, parce que tu dis que je ne dois pas me présenter comme prophète contre Israël et ne pas prêcher contre la maison d’Isaac. C’est pourquoi le Seigneur a dit : ta femme deviendra une prostituée dans la ville, tes fils et tes filles tomberont par l’épée et ton terrain sera partagé au cordeau ; mais toi, tu mourras dans un pays impur ; et Israël sera amené en captivité loin de son pays ».
Une parole très grave ! Vous savez, dans les Écritures, la Parole prophétique emploie parfois des images telles que « femme » ou « épouse », mais lorsqu’il s’agit de ceux qui se détournent, elle parle d’apostat et même de prostituée pour désigner l’infidélité spirituelle, différentes choses. Je n’ai pas inventé ces termes, ils sont écrits dans la Bible ! Et Dieu veut ainsi mettre en évidence l’infidélité. Il n’a pas seulement forgé un terme dur. Il a voulu nous montrer à quel point la situation est grave lorsqu’on se livre à la fornication spirituelle, à l’adultère spirituel. Il a voulu nous faire comprendre la gravité de la situation, afin que nous la saisissions. Et si nous nous tournons vers l’Ancien Testament, les adultères devaient être lapidés et vous connaissez tous cette histoire.
Et ici, quelque chose de très grave a été annoncé à cet Amatsia. Et pourquoi à cet homme, Amatsia ? Parce qu’il n’était pas disposé à écouter la Parole du Dieu vivant. Et je vous le dis aujourd’hui : Celui qui, maintenant, n’est pas disposé à écouter la Parole du Dieu vivant en ces jours-ci, ira vers la prostituée, il ira vers le mélange, vers la prostitution, il continuera à se livrer à la prostitution spirituelle, peut-être sous une autre forme, mais il n’arrivera pas à la proclamation claire et véritable de la Parole de Dieu, car on n’y parvient que par le chemin tracé et déterminé par Dieu. Pas par son propre chemin, et encore moins, si l’on rejette les hommes de Dieu. L’avons-nous compris ?
Telle était la conséquence à l’époque. Combien ont pris un bon départ, puis ont cherché jusqu’à ce qu’ils aient « apparemment » trouvé quelque chose, comme on me l’a encore dit hier au téléphone : « Nous avons trouvé beaucoup de choses non bibliques chez vous » ? J’aimerais avoir devant moi celui qui peut poser sa main sur un passage de la Bible ! J’aimerais l’avoir devant moi pour me montrer. Mais, on peut le dire au téléphone, n’est-ce pas.
C’est simplement ainsi avec Dieu : Celui qui n’accueille pas en lui l’amour de la vérité, qui ne suit pas intérieurement, doit croire maintenant au mensonge ; et celui qui croit au mensonge est sous l’influence satanique du serpent ancien, le vieux menteur.
Je ne sais pas pourquoi j’y pense en ce moment, mais j’espère que vous continuerez bientôt à chanter les cantiques du « Pfingst Jubel » [Nom d’un recueil de chant. N.d.l.r.] écrit par le pasteur Paul dans notre livre de chant appelé « Cantiques de Pentecôte », comme vous l’avez fait jusqu’à présent. Mais lorsque cet homme était sur son lit de mort, lui qui avait écrit beaucoup de cantiques, vous savez bien qu’il n’a pas voulu se faire baptiser selon la Bible, il s’est accroché à la tradition jusqu’à la fin, et les deux phrases qui étaient probablement ses dernières, je ne les ai pas écrites, disaient : « J’ai embrassé le vieux serpent ».
Les hommes qui chantaient dans l’Esprit, qui se réjouissaient en langue, poussaient des cris de joie et louaient pendant des heures, ont entendu la vérité… Emil Meyer prêchait déjà à l’époque le baptême au nom de Jésus-Christ et d’autres vérités bibliques, et il y avait des hommes qui passaient à côté ! Mais ensuite vient le lit de mort… quand on est dans son lit de mort et on se rend soudain compte qu’on n’a pas bu à la coupe de la bénédiction dont parle Paul : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-ce pas la communion avec le sang de Christ ? Et comment pouvez-vous boire à la fois dans la coupe des… ». S’il vous plaît, que dit-on là, dans 1 Corinthiens 10 ? Dois-je vous le lire ? « Comment pouvez-vous boire à la fois dans la coupe des démons et dans la coupe du Seigneur ? ». C’est ce qui est écrit dans la Bible de chacun d’entre nous. Je vous le lis pour que vous sachiez que c’est écrit. C’est 1 Corinthiens chapitre 10, nous lisons ici à partir du verset… oui, peut-être à partir du verset 21. 21 et 22 :
« Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez pas être à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ? ».
Si on lisait ces paroles partout, l’horreur se répandrait dans toute la salle et tous s’écrieraient avec indignation : « Nous ? Nous, à la table des démons ? Je n’y pense même pas ! Laisse-moi tranquille ! Moi ? Jamais ! ». Mes chers amis, qu’écrit Pierre ? « Dans les derniers jours, des enseignements provenant des démons seront prêchés ». Paul, plutôt (1 Timothée 4 :1). L’avez-vous tous lu ? Partout où ce n’est pas le Saint-Esprit qui inspire et où la Parole claire et vraie de Dieu n’est pas prêchée, mais où les choses sont déformées, tordues, arrangées, c’est là que l’ennemi est à l’œuvre comme dans le jardin d’Éden avec Ève où il a simplement déformé la Parole, et vous savez bien qu’il l’a fait avec élégance : Il a aussi parlé d’arbres, il a aussi parlé de fruits, le Seigneur l’a fait aussi, mais il a renversé la situation et c’était déjà fait.
La femme d’Amatsia a dû subir tout cela en punition du fait que lui, cet homme ––et c’était bien le chef, c’est lui qui avait le dernier mot, n’est-ce pas–– qu’il n’ait pas accueilli ceux que Dieu avait envoyé dans son temps. Pourquoi le Seigneur Jésus a-t-Il dit : « Si j’envoie quelqu’un, celui qui l’accueille, celui qui le reçoit, Me reçoit ? Celui qui vous écoute M’écoute ». C’est ainsi qu’il est écrit dans la Parole de Dieu. « Ne vous inquiétez pas de ce que vous direz, car Je vous inspirerai ce qu’il faut dire ».
Mes bien-aimés, nous avons affaire spirituellement ––et cela doit être souligné une fois de plus–– à beaucoup de fornications, à beaucoup de fornications spirituellement, très certain. Mais Dieu ne le veut pas. Dieu veut une Épouse sans tache ni ride. Dieu ne veut pas que nous nous retrouvions là où les enseignements proviennent des démons et ont été arrangés, mais là où se trouve la table du Seigneur, là où la Parole de Dieu nous est adressée, là où s’accomplit : « Je vais envoyer des jours, dit le Seigneur Dieu, Je vais envoyer une faim sur le pays, non pas une faim de pain, ni une soif d’eau, mais une faim d’entendre la parole du Seigneur » et ces personnes seront arrachées à tout mélange spirituel et introduites dans le royaume de Dieu. Ils ont soif du lait pur de l’Évangile, et cela continue sans cesse vers l’enseignement, vers tout ce que Dieu a préparé pour nous.
Je crois que c’est pour nous une très grande leçon. Et cela aussi mérite d’être souligné une fois encore : il y a toujours eu des gens qui ont loué Dieu pour ce qu’Il a fait à un moment donné et qui Le louent déjà pour ce qu’Il fera un jour, car s’Il fait quelque chose, Il le fera bien sûr pour eux et parmi eux, ils y ont droit puisqu’ils L’attendent, mais ils passent actuellement à côté de ce que Dieu fait. Et nous l’avons souligné et mis en avant à maintes reprises sur ce site : ce qui importe maintenant, c’est de se connecter à l’action divine et de suivre ensuite de tout son cœur ce que Dieu fait.
Je n’ai pas l’intention de faire une comparaison, je ne suis ni prophète ni cultivateur de mûriers ni aucun autre agriculteur. Je ne suis en réalité rien du tout et il ne faut pas longtemps pour le comprendre. Mais une chose, nous pouvons le dire : nous avons reçu la Parole de notre Seigneur et nous portons un trésor divin dans des vases d’argile ; et pas seulement moi seul, mais nous tous qui avons entendu la Parole de Dieu en ces jours-ci de la bouche du Seigneur.
Vous savez bien que du temps de Moïse, le Seigneur lui a dit : « Tu seras le dieu d’Aaron et il sera ton prophète ». Ce serait un sacré coup de théâtre si quelqu’un disait cela aujourd’hui ! Les gens voudraient s’enfuir en disant : « Attendez un peu, attendez un peu : Cet homme va bien trop loin ! », mais c’est en cela que réside la transmission exacte de la Parole reçue de Dieu. Je ne sais pas si je l’ai lu ici, mais nous pouvons le lire rapidement et cela nous amènera déjà à la conclusion. Il est dit ici, dans Exode au chapitre 4… vous connaissez tous l’appel du prophète Moïse, qui était auparavant aussi un berger : il faisait paître le troupeau de son beau-père, le Madianite, Jethro, mais le Seigneur l’a fait sortir de là. Il y a eu un jour de l’appel divin dans sa vie, puis est venu l’ordre divin, le mandat divin. En tout cas, nous y lisons d’abord les deux signes, puis à partir du verset 10 une autre conversation entre le Seigneur et Moïse et puis à partir du verset 15 il est dit, Exode 4 verset 15 :
« Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche… ».
C’est curieux ! car voici qu’une personne à qui Dieu a parlé, doit mettre dans la bouche d’une autre, chargée de transmettre la parole, ces paroles reçues de Dieu. Pourquoi en est-il ainsi ? Aaron ne devait pas transmettre ses propres pensées, mais la Parole sainte sortie de la bouche du Dieu Tout-Puissant. Et cette Parole ne reviendra jamais vide, mais accomplira ce pourquoi Dieu l’a envoyée, car Dieu veille sur Sa Parole pour l’accomplir.
« Tu lui parleras, et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche ».
Amen ! Alléluia ! Dieu n’était pas seulement avec la bouche des prophètes et des apôtres. Dieu veut être avec notre bouche maintenant. Si de notre bouche sort les mêmes paroles que Dieu leur a révélées, alors Il était avec eux, alors Il est avec nous, par grâce ! Loué soit Son nom glorieux ! Et nous veillerons, nous nous garderons à ne pas apporter autre chose que la parole du Dieu vivant. Je me réjouis que le Seigneur nous ait jugé dignes de recevoir SA parole précieuse et sainte dans la foi, de la garder et de la mettre à cœur.
« Et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous enseignerai ce que vous aurez à faire. Il parlera donc au peuple à ta place, de telle sorte qu’il te servira de bouche, et tu seras pour lui à la place de Dieu ».
Où ai-je lu cela ? Dans le journal ? Non ! Dans un livre critique quelconque ? Non ! Dans la Bible. J’ai lu un passage du livre de Dieu. Pourquoi Dieu a-t-Il dit aux prophètes : « Vous êtes des dieux » ? Pourquoi ? Parce qu’ils ont reçu en eux la substance divine de la Parole et sont devenus participants de la nature divine. Dieu ne veut pas de fantaisistes qui fantasment sur Sa Parole. Il veut faire de nous des participants à Sa nature divine. Et c’est pourquoi nous devons naître de nouveau par la semence de la Parole de Dieu qui est vivante et par l’Esprit qui la rend vivante.
Ainsi, en ce qui concerne Aaron, il est dit : « Il parlera donc au peuple en ton nom, de telle sorte qu’il soit pour toi la bouche et que tu sois pour lui à la place de Dieu ».
Nous avons ici l’ordre divin : Dieu envoie Ses serviteurs et Ses prophètes à toute heure, peu importe qu’ils aient auparavant été berger, cultivateur de mûriers, gardien de troupeaux ou agriculteur, nous devons respecter les décisions de Dieu. Heureux les hommes, heureux les hommes qui reconnaissent cet ordre divin jusqu’à ce jour et en rendent grâce à Dieu ! Qu’a écrit Paul à son collaborateur, Timothée ? « Tu as entendu les choses qui ont été enseignées. Confie-les à d’autres, afin qu’eux aussi puissent à leur tour enseigner à d’autres ». Ce doit être le même enseignement, la même Parole. Tout doit être en fin de compte comme au commencement. Telles sont les voies de Dieu avec Son peuple en ces jours.
Dieu envoie, oui, Dieu a envoyé une faim parmi le peuple. Malheur à ceux qui ne perçoivent pas le temps et qui rejettent un ministère prophétique comme l’a fait Amatsia en son temps. Il ne reste alors qu’une seule chose : continuer dans la prostitution spirituelle, peu importe de quelle manière, sous quelle forme. Et c’est là le même esprit des dénominations dans lesquelles les hommes se concertent et décident ensemble. Ici, il ne s’agit pas de décisions prises par les hommes. Ici, nous devons respecter les décisions divines, et nous le faisons de tout notre cœur et de toute notre âme. Sa Parole est notre parole, Sa Vie est notre vie, Ses décisions sont nos décisions, « rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ».
Nous vivons à une époque prophétique. Il fallait une réprimande ainsi que l’enseignement divin et la révélation de tous les mystères et c’est ainsi que le Seigneur nous l’a accordé, par grâce. Remercions-Le de tout cœur pour cela ! Et comme nous l’avons lu dans la parole d’introduction, « louons ensemble le Seigneur et rendons-Lui gloire, Lui qui a regardé Son peuple avec miséricorde ».
Heureux ceux qui ont maintenant des oreilles pour entendre, qui n’ont pas le cœur endurci et qui ne disent pas : « Oh, cela ne nous concerne pas ! Lève-toi ! Nous croyons ce que nous avons toujours cru, nous n’avons pas besoin de cela ! ». Je vous prie de prendre ce qui est écrit ici dans la Parole comme un avertissement à emporter avec vous.
Nous ne faisons peur à personne en ce lieu, mais la situation est si grave ! Il s’agit ici d’être ou de ne pas être, il s’agit de la vie ou de la mort, c’est tout ou rien. Celui qui s’oppose à Dieu maintenant ne peut tout de même pas être avec Lui. Ou, comment dois-je comprendre cela ? Nous devons tout de même marcher avec Dieu maintenant, pour être auprès de Lui. Celui qui s’oppose à ce qu’Il fait ne peut tout de même pas être pour Lui. Et le Seigneur dit : « Celui qui n’est pas pour Moi est contre Moi et celui qui ne rassemble pas avec Moi disperse ». Voulons-nous faire partie de ceux qui marchent avec Lui, qui rassemblent avec Lui, qui se réunissent en Sa présence pour écouter Sa Parole et Le remercier de tout cœur pour tout ? Il a fait de grandes choses pour nous.
À Lui, le grand Dieu Tout-Puissant, soit la louange, l’honneur, la gloire et l’adoration, maintenant et pour l’éternité ! Alléluia ! Amen ! Levons-nous et prions.
Voudrais-tu prier, frère Russ ?
Père céleste, nous Te remercions une fois de plus tous ensemble pour Ta Parole précieuse et sainte et vraie qui a parlé à nos cœurs ce soir encore. Seigneur nous Te prions de faire en sorte qu’il n’y ait parmi nous personne qui rejette Ta Parole, qui remette en question Tes Paroles.
Seigneur, regarde, Seigneur, tous ceux qui sont ici, afin que nous recevions Ta Parole, que nous y croyions et que nous T’offrions notre remerciement, notre honneur et notre adoration, Seigneur, d’une seule bouche, Seigneur, car Tu ne veux que le bien de Ton peuple. Tu as fait sortir Ton peuple, Seigneur, et ce qui n’appartient pas à Ton troupeau s’éloignera de Toi, ô Seigneur, mais tes brebis écoutent Ta voix, Seigneur, et elles Te suivent, Seigneur, où que Tu ailles. Et nous savons, Seigneur, où Tu les conduis Seigneur : Tu les conduis vers de verts pâturages, Seigneur, et Tu les abreuves à des sources fraîches, Seigneur.
Gloire et honneur, grâce et adoration soient à Toi, l’Agneau. Nous T’adorons et louons Ton nom glorieux et merveilleux de Jésus ! Alléluia ! Amen !