Ewald Frank
IL Y A DES GENS QUI NE VEULENT PAS LE BIEN DE L’ÉGLISE, MAIS LEUR PROPRE BIEN
JEAN 9-11 :
Prêché à Krefeld le 04 mai 1988 à 19 heures 30
(Retransmis le 05 octobre 2025)
Loué et remercié soit le Seigneur déjà pour les magnifiques cantiques que nous avons chanté de tout cœur, dans l'espérance que si ce n'est pas encore le cas, cela devienne réalité.
Comme le texte le dit, il faut toujours être sincère, surtout devant Dieu, c'est certain. Parfois ce n'est pas encore comme nous le voyons dans la parole ou comme nous le chantons dans les cantiques, mais c'est une bonne chose si nous nous en rendons compte et que nous continuons malgré tout à garder la foi et à dire : « Seigneur, Tu l'as promis ainsi, et il en sera ainsi ! ».
Comme cela a déjà été dit, nous sommes à chaque fois reconnaissants et heureux en même temps lorsque nous pouvons venir sous l'écoute de la parole de Dieu. Pour un croyant, il n'y a rien de mieux et de plus beau que d'être dans la maison de Dieu et de faire l'expérience de la grâce du Seigneur, d'écouter, d'entendre Sa parole et d'être à nouveau béni.
Réfléchissez à combien de fois Dieu nous a déjà bénis ! Pensez-y, au cours de toutes ces années, combien de fois Dieu nous a-t-Il déjà béni ? Combien de fois nous a-t-Il parlé ? Combien de fois a-t-Il a rendu grande Sa parole pour nous ? Combien de fois nous a-t-Il révélé Ses mystères ? Et nos cœurs brûlaient pendant que cela se produisait. Un compositeur de cantiques dit « Compte le bien que Dieu t'a fait, et compte le bien que tu rencontres sur ton chemin », puis à la fin il dit : « Et tu découvriras à quel point tu es riche ».
Je crois que c'est ma sœur, Erta, qui m'a procuré les paroles de ce cantique que nous avons évoqué ici. C'était mercredi soir dernier je crois : « Le temps est court, ô homme, sois sage et profite de chaque instant. Tu ne fais ce voyage qu'une seule fois. Laisse une bonne trace derrière toi. Vois comme le temps s'enfuit avec les plaisanteries, les rires, les jeux, le repos ! Le sage travaille et gagne, il passe son temps à faire le bien. Tu ne peux retenir une heure. Avant même de t'en rendre compte, elle s'est enfuie ! La sagesse enseigne à rester fidèle. La récompense attend les fidèles. Ô Sauveur ! Apprends-moi à consacrer mes années entièrement à Ton service, d'aujourd'hui jusqu'à la tombe, à semer les graines de cette vie, ô Seigneur ! Tu m'accorderas la grâce d'être fidèle à Ton service, jusqu'à ce que de nombreuses âmes soient sauvées dans Ta lumière pure ».
C'est difficile quand il y a encore des lignes entre les deux des lunettes neuves qui ne fonctionnent pas encore tout à fait. C'est ce qui nous arrive quand nous vieillissons. Mais oui, ne vous inquiétez pas, je ne perds pas ma vision à distance. Si je ne vois pas bien de près, je vois très bien de loin.
Un autre cantique dit ici : « Sur la belle plage dorée, dans la patrie éternelle, tu me reverras à la main de Jésus, où la nuit s'enfuit pour toujours et où fleurit un printemps éternel ; où l'on chante le cantique de l'Agneau ! Ô comme c'est beau ! » ; et puis : « Retrouvailles dans la salle céleste, ô comme c'est beau ! Lors du repas, où fleurissent les arbres de vie, retrouvailles, ô le son de la harpe des anges, le chant de louange des rachetés résonne dans la salle céleste, ô comme c'est beau ! » ; et puis : « Ce monde n'est qu'illusion, tout vacille, passe et tombe. Alors qu'il résonne depuis le firmament : Retrouvailles, alors loin le crêpe de deuil, vers le cœur, vers Dieu ; là où chante une chorale bénie, ô comme c'est beau ! Là où le lien de la mort sépare, il est renoué pour l'éternité, consacré à nouveau ! au revoir ! Là où le son de la harpe des anges, le chant de louange des rachetés résonne dans la salle céleste, ô quelle beauté ».
Et pensez seulement que nous aurons la grâce d'être là. Un troisième cantique m'a également été accordé, peut-être même un quatrième : « Les pèlerins se rendent dans la patrie des bienheureux ». J'aimerais pouvoir chanter. Aujourd'hui mon frère Arthur m'a encore dit : « Tu chantes vraiment très mal ! ». C'est pourquoi je n'ose plus chanter, mais il veut vraiment mon bien. « Les pèlerins se rendent dans la patrie des bienheureux où l'on ne verse jamais de larmes, où les roses célestes fleurissent éternellement, car Jésus y brille comme un soleil » ; puis le refrain : « Il n'y a pas de nuit là-bas, il n'y aura pas de nuit là-bas, car Jésus y brille comme le soleil ».
Deuxième couplet : « Il n'y a pas de souffrance là-bas ni de lamentation, ni de douleur, pas la moindre trace du souffle de la mort. Il n'y a pas d'échec là-bas, pas de cœur brisé ! Non, seulement la joie dans les champs célestes ». Troisième couplet : « Ô patrie bienheureuse ! Bientôt tu seras atteinte ! Le Thabor te fait déjà signe de loin, où le chant de louange de l'Agneau ne se tait jamais, où il résonne toujours de manière envoûtante ».
Quatrième couplet : « Où des foules bienheureuses se tiennent près du fleuve de la vie, purifiées de leurs péchés par le sang de Jésus ; où tout ne voit que la gloire de Dieu, où il n'y aura ni nuit ni mort ». Cinquième couplet : « Dieu les a inscrits dans le livre de vie avec le sang de Jésus, Il les a élevés au rang divin, Il essuie leurs larmes, si doux et si aimables dans la patrie, de Sa main tendre ».
Quel jour ce sera ! Frère Branham chante aussi sa propre mélodie avec joie tout comme moi, bien sûr, c'est toujours agréable. Je me réjouis de chaque cantique dont le titre est : « Propre mélodie », car alors j'ai le droit de chanter ce cantique, et alors tout redevient juste.
Et puis il est dit ici dans ce cantique, probablement le cinquième qui m'a été donné : « Pourquoi pleures-tu, enfant de Dieu, dans le doute et la souffrance ? Le Père attend, prêt à te bénir : Il ne rompra plus l'alliance de Sa fidélité. Crois en chaque promesse et prends-le au mot », refrain : « Oh prends le au mot, oh prends le au mot ! Crois en chaque promesse et prends-le au mot ». Deuxième couplet : « Ton chemin peut passer par des épreuves et l'obscurité. Les eaux de la tribulation peuvent sembler sans fondement, mais celui qui te tient ne te laissera jamais partir. Fais confiance à la promesse, et crois en Sa parole, et prends-le au mot ».
Troisième couplet : « Il S'est engagé à te conduire fidèlement à travers la nuit et la lumière. Ne te méfie pas, ne te méfie pas de Lui. Quand tu entres dans la vallée de l'ombre de la mort, Il ne s'en va pas. Enfant de Dieu en détresse, oh ! Prends-le au mot, crois en Sa parole ». Ah, le quatrième couplet est aussi si beau ! « Son cœur, Sa puissance, oui, Lui-même est pour toi. Toi, cohéritier du Christ, de quoi as-tu peur ? Tout ce que tu crois ici, tu le verras là-bas ! Crois en Lui totalement et crois en Sa parole ! Prends-le au mot ». Que nous puissions vraiment le faire. Parfois cela nous fait défaut. Et là, surement Il nous aidera certainement.
Nous avons entendu une parole. Je ne suis pas toujours favorable à ce qu'on lise tout un chapitre, mais aujourd'hui, il fallait le faire pour comprendre le contexte. Et nous avons déjà entendu dire à quel point les gens changent rapidement d'avis. Il y a d'abord des acclamations et l'approbation de ce que dit le Seigneur, et après quelques phrases, Il avait à peine commencé à parler, l'opinion était déjà tout autre !
Nous sommes très souvent surpris que les gens changent leur opinion, leur avis même de nos jours, à notre égard, à ton égard, à mon égard, à l'égard de la cause de Dieu, de l'œuvre de Dieu ou de quoi que ce soit d'autre. Et nous nous examinons sans cesse. Je ne sais pas s'il existe actuellement quelqu'un qui se juge autant que moi. Parfois, j'ai l'impression de me détruire moi-même en continuant ainsi.
Mais ici, nous voyons que notre Seigneur Lui-même a dû faire l'expérience que les gens qui étaient encore d'accords avec Lui, pas quelques semaines plus tard, ni quelques mois plus tard, ni quelques années plus tard, mais ici, dans le même service divin, dans la même synagogue, alors qu'ils écoutaient encore la même prédication, ils ont soudainement changé d'avis ! Au verset 15, nous lisons Luc 4 verset 15 :
« Il enseignait dans leur synagogue, et il était glorifié par tous » ; puis au verset 22 : « Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N'est-ce pas le fils de Joseph ? ».
C'était probablement là leur problème ! S'ils n'avaient pas utilisé cette expression « fils de Joseph », cela aurait peut-être été mieux. Il n'était pas le fils de Joseph. Il était le Fils de Dieu, et ça, il faut le savoir ! Ils étaient émerveillés, mais ils l'ont classé selon la chair, selon leurs opinions. Joseph lui-même avait voulu prendre la fuite, il voulait quitter Marie, la quitter en secret lorsqu'il était devenu évident qu'elle était enceinte ; et puis Joseph avait fait ce songe dans lequel il était dit : « Ne crains pas de prendre Marie, ton épouse, ta fiancée, car l'enfant qu'elle porte vient du Saint-Esprit ». Mais ici, ils disent : « N'est-ce pas le fils de Joseph ? ». Non ! Ce n'était pas le fils de Joseph, ce n'était pas lui ! Il est le Fils de Dieu et a proclamé la parole de Dieu, mais les hommes l'ont classé selon la chair, et ils le font encore aujourd'hui. Au verset 28, nous lisons maintenant :
« Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu'ils entendirent ces choses. Et s'étant levés, ils le chassèrent de la ville… ».
Pas seulement de la synagogue, mais ils Le chassèrent de la synagogue et Le chassèrent de la ville, « …et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas. Mais Jésus, passant au milieu d'eux, s'en alla ».
Les hommes ont ainsi ! Un jour ils s'écrient : « Hosanna à celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! », et puis dans Luc 23 verset 23 : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ! Crucifiez-Le ! Crucifiez-le ! ». C'est ainsi que sont les hommes. L'homme est ballotté par les événements, à moins qu'il ne s'ancre en Dieu et devienne ferme dans sa foi en Jésus-Christ. Alors, même si des paroles dures sont prononcées, nous restons fidèles au Seigneur, voyez, car ici, le Sauveur n'a pas dit grand-chose de choquant. Il leur a seulement reproché qu'ils allaient appliquer à Lui le proverbe : « Médecin, guéris-toi toi-même ! » : Toutes les grandes choses dont nous avons entendu parler, qui ont été accomplies à Capernaüm, accomplis-les aussi ici, dans Ta ville natale !
Et puis, Il n'a donné que deux exemples : l'un tiré de l'époque du prophète Élie, et l'autre de l'époque du prophète Élisée. Il a ensuite voulu souligner qu'Il s'occupait des individus et non de la masse qui était pour ou contre, mais qu'Il voulait aider les gens personnellement ; Il a souligné qu'il y avait une veuve à Sarepta, et que le Seigneur l'avait aidée par l'intermédiaire du prophète ; et puis, le Syrien, Naaman, était lépreux, mais beaucoup d'autres l'étaient aussi, mais un seul a reçu de l'aide ainsi que la veuve. Et déjà, ils se sont heurtés au lieu de rentrer en eux-mêmes et de dire : « Seigneur ! Si Tu ne veux aider qu'une seule personne aujourd'hui, alors aide-moi ! ».
Si tout le monde avait eu cette attitude, alors tout le monde aurait été aidé en même temps. C'est le mystère. Chacun aurait simplement dû dire : « Seigneur, c'est vrai ! Il y avait beaucoup de lépreux, mais Tu n'as aidé qu'un seul d'entre eux ». Et si chacun d'entre eux avait dit : « Seigneur, si Tu veux aider quelqu'un, alors c'est moi, j'en ai vraiment besoin, c'est moi, aide-moi ! ». Et si tout le monde avait eu cette attitude, combien auraient finalement été aidés ? Tous, absolument tous. Il en va de même pour la veuve. Si quelqu'un avait dit : « Oui, nous sommes tous dans le besoin comme elle était dans le besoin autrefois. Mais, Seigneur, si Tu aides maintenant une veuve, alors c'est moi cette veuve ; si c’est un lépreux, alors c'est moi ce lépreux ».
Sous l'écoute de la prédication de la parole du Dieu, il faut toujours comprendre que le Seigneur S'adresse à nous, personnellement, que ce qu'Il dit nous concerne personnellement ; et alors il n'y aura plus d'agitation, personne ne se mettra en colère, au contraire, tout le monde sera aidé.
C'est ce que disait frère Branham : « Si un seul habitant de Jeffersonville devait être enlevé, tu dois pouvoir croire pour toi que tu es cet unique. Et si tu ne peux pas croire que tu es cet unique, alors tu ne seras probablement pas enlevé ». Et c'est ainsi. Il faut avoir la foi personnelle que Dieu m'a aidé, que Dieu t'a aidé. Ce n'est pas seulement la retransmission à grande échelle, mais l'expérience personnelle avec le Seigneur.
Mais vous savez, quand on lit cela ici de la part de notre Seigneur, cela fait mal, mais, en est-il autrement pour Ses messagers, pour Ses envoyés ? Il a dit dans Jean 15 : 20 : S'ils M'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. S'ils ont reçu Ma parole, ils recevront aussi la vôtre. Un élève ou un disciple ne peut pas subir un sort différent de celui de son Seigneur.
Je veux dire, j'ai lu aujourd'hui un passage dans l'épître de Jean, et ça m'a fait mal de voir que Jean devait aussi se plaindre de ne pas avoir été reçu. J'ai toujours pensé que seul Paul avait connu cela, mais dans la troisième épître de Jean, il est écrit au verset 9 :
« J'ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C'est pourquoi lorsque je viendrai, je rappellerai son comportement, comment il nous calomnie par des paroles malveillantes ; et non content de cela, il n'accueille chez lui aucun frère, et empêche ceux qui sont disposés à le faire, les excluant de l'assemblée ».
Oui, imaginez-vous cela ! Jean, le disciple préféré de Jésus, le bien-aimé, aurait-il pu faire du mal à quelqu'un ? Je veux dire, si Paul qui était parfois un peu rude, ou Pierre aussi, mais Jean, qui a tant mis l'accent sur l'amour dans son évangile et dans ses épîtres au point que cela est devenu connu qu'il était le disciple le plus aimé de Jésus à l'époque ; lui aussi a dû suivre cette voie et écrire ici, au verset 9 : « J'ai écrit quelques mots à l’Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point ».
Imaginez-vous ! Un homme de Dieu, un disciple de Jésus, un apôtre, un homme imprégné de l'amour de Dieu ; et pourtant, même à l'époque du christianisme primitif, il y avait déjà des assemblées dans lesquelles des frères occupaient une place qui ne leur revenait pas de Dieu. Ils n'avaient pas été établis par Dieu. Vous voyez, c'est ça les fruits. Cela a commencé très tôt. Dans Actes chapitre 20 verset 29, Paul écrit déjà : « Après mon départ, des frères se lèveront qui enseigneront des doctrines pernicieuses ». Cela a commencé très tôt. Et comment cela s'est-il produit ? Comment cela s'est-il manifesté ? Il voulait jouer les premiers rôles, il voulait être quelqu'un ! Il est dit ici : « Celui qui veut être le premier parmi eux ». Oui, il voulait jouir d'une estime particulière. Oui, c'est là le chemin qui s'éloigne de Dieu, mais pas celui qui mène à Dieu ! « Que celui d'entre vous qui veut être le plus grand, soit le serviteur de tous », qu'il vous serve, qu'il lave les pieds des autres, pas leurs têtes ! Et il l'est dit plus loin ici : « Il ne nous reçoit pas ». Verset 10 :
« C'est pourquoi lorsque je viendrai, je rappellerai son comportement ».
Mais vous savez, même un apôtre peut attirer l'attention sur ce genre de personne, cela ne sert à rien. Un homme est ce qu'il est, et cela se révèle dans l'épreuve. C’est dans l'épreuve, que se révèle ce qu'est réellement l'homme. Il dit : « Oui, je lui ferai remarquer sa conduite », oui, très bien, fais-le ! mais cela ne changera rien à la situation, rien. Tu peux même lui faire remarquer sa conduite, cela ne changera rien. Il est dit plus loin au verset 10 :
« Il nous calomnie par des paroles malveillantes ».
Que fait-on de nous aujourd'hui ? Et puis, je me juge moi-même et je dis : « Seigneur, oui, j'ai peut-être donné lieu à cela ». Notre Seigneur avait-Il donné lieu à cela ? Paul avait-il donné lieu à cela pour qu'il doive dire dans 2 Timothée 4 verset 16 : « Tous m'ont abandonné. Seul Timothée, qui est un fidèle collaborateur dans le royaume de Dieu, ne l'a pas fait » ? Qu'est-ce que c'était ? Il y avait des gens qui n'avaient pas à cœur le bien de l'assemblée locale, mais leur propre bien. Et il est dit ici, au verset 10 :
« Comment il nous calomnie par des paroles malveillantes ; et non content de cela, il n'accueille chez lui aucun frère, et empêche ceux qui sont disposés à le faire, les excluant de l'assemblée ».
Pour nous c'est incompréhensible ! Le christianisme primitif, la première église, et encore un disciple de Jésus, Jean, et il doit faire de telles expériences à son époque ! Les deux semblent avoir commencé déjà dès le début, dès le commencement, les deux lignées. Elles n'étaient pas seulement déjà présentes avec Caïn et Abel, avec Jésus et Judas, cela a continué immédiatement, l'Esprit de Christ est l'esprit de l'antichrist.
Vous l'avez vu, il y avait une tante qui s'écriait déjà à l'époque, dans Luc 11 : 27 : « Heureuses les mamelles qui t'ont allaité ! », nous l'avons vu récemment. Il y a toujours eu de fausses inspirations. Comment pouvons-nous nous examiner ? Premièrement, comment nous nous positionnons par rapport à Dieu ? Comment nous nous positionnons par rapport à la parole de Dieu ? Quelle est notre position par rapport à l'assemblée ? Nous pouvons nous examiner de nombreuses façons, afin de déterminer ce que nous sommes réellement, ce que nous sommes dans notre nature la plus profonde. Non pas ce que nous aimerions être, mais ce que nous sommes. Puis il dit ici au verset 11 :
« Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui pratique le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu ».
Il en est ainsi. Tout ce qui est bon, oui tous les dons parfaits viennent de Dieu. Tout ce qui est mal, tout ce qui est mauvais vient du diable. Il est mauvais en lui-même, il est le méchant, le maléfique ; et c'est pourquoi tout homme qui a cette méchanceté dans son cœur et qui la laisse même agir, doit se dire qu'il ne marche pas dans la vérité. Et je lis à ce sujet dans 3 Jean verset 1 :
« Moi, le vieillard, j'envoie mes salutations à mon cher Gaïus que j'aime sincèrement. Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme. J'ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité ».
Et puis vient le magnifique verset 4 :
« Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité ».
Dans le même chapitre, deux personnes sont mises en lumière et données en exemple : L'une, Gaïus, comme un homme de Dieu, marchant dans la véracité, dans la vérité avec sincérité, un témoignage de toute part sur sa situation, et puis Jean écrit : « Il n'y a pas de plus grande joie pour moi ».
Je ne sais pas, vous ne pouvez probablement pas non plus en mesurer toute la portée, mais c'est en effet ma conviction profonde : Pour un ouvrier dans le royaume de Dieu, il n'y a pas de plus grande joie que de voir et de constater que les enfants de Dieu marchent dans la vérité, marchent en accord, en conformité en toutes choses avec la parole de Dieu, qu'ils sont ainsi fondés et liés à Dieu par l'Esprit, et marchent dans la parole, dans toute la vérité. C'est pourquoi, lorsque les choses ne sont pas justes, ne sont pas en accord ––et quand est-ce qu’elles ne sont pas justes ? Elles ne sont pas justes quand elles ne sont pas en accord avec la parole–– alors quelque chose en nous est contre. Nous ne pouvons pas faire autrement. Nous sommes issus de la vérité, nous sommes de la vérité et pour la vérité.
Et c'est pourquoi je le dis très ouvertement : Le témoignage de Jean est mon témoignage tout à fait personnel : Il n'y a pas de plus grande joie pour moi que de savoir que les enfants de Dieu marchent maintenant en accord, en conformité avec la vérité, et la vérité, c'est la parole de Dieu. Parfois les frères m'en ont voulu au niveau international lorsque certaines corrections ont dû être apportées concernant les choses qui n'étaient pas conformes à la parole de vérité. Et alors, le blâme qui s'est abattu sur moi était plus grand que celui que j'avais exposé dans ma littérature ! Mais nous constaterons que la vérité demeure jusqu'à la fin et que tous ceux qui demeurent dans la vérité demeurent aussi en Dieu, et ils auront besoin de cette connexion, de cette liaison avec Dieu. Ils en auront besoin jusqu'à la fin.
Si quelqu'un dévie, c'est comme sur une voie ferrée. Notre frère Reinhold Donder est-il ici ? C’est un conducteur de locomotive très expérimenté. Il est conducteur de locomotive. Je ne sais pas si vous le savez tous, mais il conduit des trains express à travers toute la République fédérale et probablement même au-delà des frontières. Et quand on voit le réglage des aiguillages, cela commence de manière très minime quelque part ; là où il y a une bifurcation vers le nord, le sud ou l'ouest, le point de bifurcation est très minime, n'est-ce pas, mais ensuite le train prend le virage et une direction complètement différente se crée.
Il en va de même pour tout ce qui s'écarte, qui dévie : C'est un moment précis qui est si insignifiant, si insignifiant, si infime, si petit ! Et le réglage de l'aiguillage suffit pour sortir du virage. La plupart ne le comprennent pas, car les rails ne sont plus correctement posés, ce sont des bricoleurs qui ont posé les rails, et ce, principalement pendant la nuit ; et puis les trains dans lesquels ils voyagent déraillent.
Pourquoi est-ce que je fais cette comparaison étrange ? Je le dis parce qu'il est écrit qu'aucun mensonge n'a son origine de la vérité. Le mensonge a été un mensonge dès le début, dès le commencement ! Et maintenant, quelqu'un dira : « Oui, si nous allons au jardin d'Éden, et cela nous a été montré très clairement que l'ennemi a pris la parole et l'a légèrement modifié ». Oui, c'est précisément là que réside la tromperie, l'erreur, c’est précisément là, car la parole de Dieu doit rester telle qu'elle est écrite. En effet, l'interprétation de cette parole est déjà la tromperie, c’est déjà l'erreur, c'est déjà le mensonge, fini. Chaque interprétation est un mensonge. Et c'est pourquoi nous ne devons dire et ne pouvons dire que ce que Dieu a réellement dit dans Sa parole.
Car, comme nous venons de le souligner, la déviation commence de manière si minime : Au début c'est une voie, puis, d'accord, il y a une petite bifurcation, et ensuite on se retrouve dans une toute nouvelle direction, une toute nouvelle direction ! Nous voyons ici que cet homme, Diotrèphe, n'avait certainement pas observé ce changement de direction, il n'a même pas constaté qu'il avait dévié. Il est parti dans la mauvaise direction sans en être conscient peut-être, et cela signifie ici en gros : « Celui qui veut être le premier parmi eux ». Ce n'était pas bien, et cela ne peut pas être bien.
Et comme je l'ai déjà dit tout à l'heure, Jean a décidé de lui faire remarquer son comportement. Jean, l'apôtre de l'amour, il a décidé de lui faire remarquer son comportement, toutes ses mauvaises remarques et ses soupçons, il voulait lui en parler. Non, cela ne sert à rien. Ce dont le cœur est plein, la bouche en parle. Personne ne peut se tromper soi-même à ce sujet.
Je vais de temps en temps derrière le numéro 17 de la maison où se trouvent les arbres fruitiers. J’y vais et j'ai observé comment les feuilles apparaissent, et c'est toujours merveilleux quand le printemps fait renaître la nature ; alors, je passe d'un arbre à l'autre ––je ne suis pas agriculteur, vous le savez, je ne suis que le fils d'un agriculteur–– Et quand on se pose des questions, on regarde les feuilles et on se dit : « Mais qu'est-ce que c'est exactement ? Est-ce que cela peut être cet arbre ? Est-ce que cela pourrait être cet arbre ? ». On peut très vite déjà distinguer certains arbres à leurs feuilles, mais pour d'autres arbres pas aussi vite. Et puis je passe d'un arbre à l'autre, je n'ai qu'à attendre que non seulement les feuilles et les fleurs, mais aussi que les fruits apparaissent sur l'arbre. Et puis, les fruits sont la réponse, les fruits sont la réponse ! Je n'ai plus alors besoin de demander : « Est-ce que c'est ça ou ça ? Est-ce que c'est ceci ? Comment s'appelle cette pêche de Californie, cette pêche californienne ? Je devine ! Est-ce que c'est ça ou pas ? ». Mais, quand le moment sera venu, je vous l'apporterai et je dirai : « Voilà ! C'est le fruit, c'est l'arbre ! ».
Et notre Seigneur dit dans Matthieu 7 verset 16 : « C'est à leurs fruits que vous les reconnaitrez », pas à ses nombreuses feuilles, à tout ce qui l'entoure actuellement. « C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Quand on parle de fruits, il s'agit des fruits de l'Esprit : L'amour, la paix, la douceur, et vous savez tous comment cela est écrit probablement dans Galate 5… Galates 5 à partir du verset 22 :
« Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ; la loi n'est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres ».
Nous voyons à quel point les apôtres se souciaient tour à tour des assemblées. [Ils étaient] soucieux que la croissance divine soit perceptible dans les assemblées, chez les croyants, et que le fruit de l'Esprit puisse réellement se manifester. Comme nous l'avons lu ici, le fruit se manifeste, et on voit immédiatement de quel esprit une personne est animée à partir des fruits qui se manifestent réellement.
Nous voyons que la première liste est apparemment encore plus longue, car ces fruits de l'Esprit, comme je les ai comptés autrefois, pas aujourd'hui, sont au nombre de neuf. Vous pouvez maintenant compter les autres fruits qui sont énumérés. Il est dit au verset 18 :
« Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi ».
Maintenant vous pouvez compter les autres fruits qui sont énumérés ici.
« Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l'impureté, le dérèglement, l'idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu ».
C'est aussi une parole très sérieuse. Il y a ici des péchés grands et petits, les gens ont des registres différents… On ne peut rien dire à ce sujet. Les gens classent tout cela de manière très différente, mais ici, tout est mis sous une seule carte, tout est écrit sur une liste : La débauche, tout comme l'envie, la jalousie comme la débauche, la luxure et toutes les autres choses. Lisez-le vous-même. Ce sont toutes des choses désagréables, c'est vrai, car chaque parole de Dieu est sortie de la même bouche, et le même Dieu qui a donné la loi, jugera tout le monde selon Sa loi.
L'idolâtrie, la sorcellerie… Si l'on rencontrait aujourd'hui une personne dont on sait qu'il a pratiqué la sorcellerie, alors tout le monde serait un peu effrayé et on ne saurait pas comment cela va se passer, mais le sorcier est exactement comparable à celui qui provoque l'hostilité, à celui qui provoque les divisions, les hostilités, la jalousie et la querelle. Ce sont les mauvais esprits qui agissent dans un champ d'action très large. Nous classons naturellement : « Voilà ! C'est le méchant, il a fait ceci et cela ». Les dissensions, l'égoïsme mesquin, la discorde, voire les divisions.
Et lorsque Paul écrit aux Corinthiens : « J'ai appris qu'il y a des divisions parmi vous. N'avez-vous pas des pensées charnelles ? Si l'un dit : Je suis de Paul, Je suis de Céphas, et ainsi de suite, n'avez-vous pas des pensées humaines, terrestres et charnelles ? ». Et cela est également mentionné ici. Supposons que nous prenions parti pour quelque chose. L'un dit ceci et l'autre dit cela, et on créerait ainsi deux ou trois courants ou groupes différents au sein de l'assemblée locale ! Ce serait aussi grave que l'idolâtrie, ce serait aussi grave que la sorcellerie, que toutes les hostilités ou ce qui rapporte, les bagarres et tout ce que le résiste énumère ici.
Nous devons peut-être nous pencher sur ce miroir du cœur, car c'est bien ce qu'est le miroir du cœur. Combien l'ont lu ? Je l'ai lu il y a de nombreuses années. Il y est décrit le cœur incrédule, le cœur non renouvelé avec probablement toutes ces choses qui sont énumérées ici, et puis un deuxième cœur qui ne semble pas aussi sombre, doté des fruits de l'Esprit. Nous voyons qu'il est vraiment important que Dieu puisse accomplir en nous ce qui Lui est agréable. Si nous en arrivons au point où tout ce qui n'est pas juste devant Lui ne nous semble pas juste non plus à nos yeux… C'était, je crois, une pensée qui m'a également préoccupé. Si nous pouvions arriver à cet état tiré du Psaume et de l'épître aux Hébreux, il est dit ici dans le Psaume 40 verset… n'est-ce pas ce Psaume ? Ah oui ! Si, si, Psaume 40, oui, à partir du verset 5 :
« Heureux l'homme qui place dans le Seigneur sa confiance, et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs ! Tu as multiplié, Seigneur, mon Dieu ! tes merveilles et tes desseins en notre faveur ; nul n'est comparable à toi ; je voudrais les publier et les proclamer, mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte ».
Et maintenant vient le verset que je voulais lire, ou plutôt les versets. Verset 7 :
« Tu ne prends plaisir ni aux sacrifices ni aux offrandes, mais tu m'as donné des oreilles attentives ; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis : Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Faire ta volonté, mon Dieu ! est mon plaisir ; et ta loi est gravée profondément dans mon cœur. J'annonce la justice dans la grande assemblée ; voici, je ne ferme pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais ! ».
Mais passons rapidement à l'épître aux Hébreux, où cette parole est également citée une nouvelle fois. Il est dit ici, dans Hébreux 10 verset 5 :
« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps ; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord : Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (bien que ces sacrifices soient pourtant offerts conformément à la loi), il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes ».
Oh ! Quelles paroles merveilleuses ! Tu n'as pas voulu des sacrifices, des holocaustes, des sacrifices pour le péché, ni aucune autre offrande. Elles avaient été présentées conformément à la loi, mais elles n'apportaient pas la solution ; et puis vient Celui dont il est écrit dans le rouleau du livre, il est écrit : Je viens, ô Dieu, pour faire Ta volonté ! Ta volonté est Mon plaisir, et Tu M'as préparé un corps.
Nous croyons que le Seigneur S'est également préparé un corps en tant qu'Église. Croyez-moi, tout comme Dieu avait besoin d'un corps pour faire le commencement de cette création divine et l’accomplir, le Seigneur a une Église qui est Son corps. Il S'est préparé un corps, le corps du Christ ; et dans ce corps, Dieu veut Se glorifier. Une Seule chose doit être dite et faite dans ce corps : Faire Ta volonté est mon plaisir, comme il est écrit dans le rouleau du livre. Comme il en était avec le Seigneur, il en sera de même avec ceux qui forment Son corps : Que Ta volonté soit faite et non la mienne ! et en raison de Sa volonté.
Et voici le point important : Il n'avait pas seulement la volonté, mais Il avait aussi la capacité de mettre cette volonté en pratique. Nous disons souvent : « L'Esprit est disposé, mais la chair est faible ». Mais ici, il y avait quelqu'un qui était, certes dans la chair, mais qui était Dieu selon l'Esprit, afin de vaincre la chair, afin de faire ici, dans un corps humain, la volonté de Dieu sur cette terre, afin que nous qui sommes encore dans la chair, puissions former ce corps de Jésus-Christ, et puissions également faire à notre tour la volonté de Dieu, et cela pour la gloire et la louange de Son nom. Qu'Il me l'accorde, qu'Il nous l'accorde à tous par Sa grâce. Amen !
Levons-nous et adorons.
Je Te remercie de tout cœur pour Ta parole précieuse et sainte. Merci, car le temps de la grâce est encore là. Merci car nous pouvons regarder dans le miroir de la parole. Merci de remédier à nos défauts, à nos manquements, à nos faiblesses, de nous laver de toutes nos tâches, de toutes nos rides, afin que nous marchions vers la perfection. Ô Seigneur, mais nous avons en nous ce désir ardent de marcher dans la vérité, de subsister devant Toi, de suivre Tes voies.
Seigneur ! Bénis-nous tous au nom de Jésus ! Amen !