Ewald Frank
EXPOSITION BIBLIQUE DE LA PROPHÉTIE DE LA FIN DES TEMPS
Prêché à Zürich le 28 février 1988 à 14 heures 00
(Retransmis le 21 septembre 2025)
Permettez-moi juste une remarque concernant la répartition des rôles ou des poids entre les États-Unis et l'Europe. C'est un secret que tout le monde connaît déjà : Le monde entier a perdu confiance dans les États-Unis et dans le dollar. À elle seule, la République Fédérale d'Allemagne a dépensé plus de six milliards de marks allemands après l'effondrement de la bourse d'octobre dernier, pour soutenir une nouvelle fois le dollar, afin qu'il ne s'effondre pas complètement et que le système monétaire mondial ne s'écroule pas. Je dis cela pour une seule raison. Je le dis parce que, selon le prophète Daniel et selon l'Apocalypse, l'Europe Centrale est la bête que la prostituée chevauchera et dont elle tiendra les reines entre ses mains.
Et comme tout doit se passer ainsi, le président Mitterrand était chez nous à Aix-la-Chapelle lundi dernier, et a déclaré dans la salle du couronnement : « L'Allemagne et la France doivent se souvenir de leur passé commun et prendre en main leur avenir commun ». Vous savez exactement ce qui va se passer : Une Europe Unifiée va voir le jour, et cette Europe Unie sera soumise à la papauté. Il y aura une union entre la religion et le matérialisme et tout ce qui s'y rapporte, et tous ceux qui ne se soumettront pas à ce système unifié seront abandonnés et mis à genoux. Dès qu'ils seront mis à genoux, dès que l'écu sera négociable en tant que monnaie, la monnaie européenne, qui sert depuis des années déjà d'unité de compte pour le mark allemand, je crois qu'il est aujourd'hui à deux écus soixante-deux pour un mark allemand. Les choses auront en tout cas beaucoup plus avancé que ce que nous pouvons voir de l'extérieur.
La semaine dernière, j'ai parlé à quelqu'un où les comptes des chefs d'État européens sont non seulement surveillés, mais où les fonds sont transférés. J'ai été étonné de voir quelles personnes on peut rencontrer dans les avions et en voyage ! Et puis il y a des moments où l'on obtient des informations dont on a absolument besoin, mais que l'on n'aurait jamais obtenues si l'on n'avait pas rencontré ces personnes. On pourrait dire que c'est un hasard, mais pour moi, ce n'était pas un hasard. Je suis reconnaissant à Dieu pour chaque information qui m'introduit d'une manière ou d'une autre au cœur du sujet et me permet de savoir jusqu'à quel point toutes ces choses ont déjà progressé.
Nous vivons en effet à la fin de la fin des temps, et il n'y a qu'un seul moyen pour que l'ancien Empire Romain revive et recommence à fonctionner ; et tout devra s'y conformer et s'y soumettre, comme cela a été dit au prophète Daniel et dans l'Apocalypse.
Mais, que dit-on d'autre dans ces passages ? Il est écrit : « Au temps de ces royaumes, le Dieu du ciel établira un royaume qui ne sera jamais détruit, un royaume éternel ». (Daniel 2 : 44). Mais, c'est le temps dans lequel nous vivons maintenant ! Et si quelqu'un me demandait combien de temps je pense que cette évolution va encore durer, je dois avouer en toute honnêteté, que j'évalue la situation pour moi-même, mais que je n'oserais pas faire de déclaration à ce sujet, car aucun d'entre nous ne peut dire avec certitude qu’à tel ou tel moment ce sera le moment. Non,
Nous nous en remettons à Dieu, nous le servons de tout notre cœur, et nous essayons de proclamer les vérités bibliques de manière équilibrée, avec tout ce que cela implique. Il y a des gens qui se spécialisent uniquement dans la prophétie, négligeant tout le reste, et d'autres qui font peut-être exactement le contraire. Jusqu'à présent, Dieu nous a conduit de manière à ce que nous proclamions de manière équilibrée l'ensemble du conseil de Dieu, afin que le salut, la grâce et tout ce qui doit être dit sur le plan de l'enseignement, et bien sûr prophétique, soit présenté, afin que nous ayons une vue d'ensemble.
Mais une chose est nécessaire : Que chaque personne expérimente personnellement Dieu, fasse l'expérience de Dieu. Je préfère renoncer à tout savoir de ce que Dieu a décidé dans Son plan, si je sais seulement que chacun a fait l'expérience de Dieu, est né de nouveau et sera présent lorsque le Seigneur reviendra. C'est ça l'essentiel, et c'est probablement pour cela que j'ai déjà lu cette magnifique parole ici : « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous elle est une puissance de Dieu ».
Je me permets ici de poser la question à nous tous : La parole de l'enseignement et la parole prophétique, ne sont-elles pas aussi une folie pour les hommes, s'ils n'ont pas reçu l'introduction au plan divin du salut, par révélation de la bouche du serviteur et prophète appelé et envoyé par Dieu ? Alors, ils tâtonnent ici et là, ils tournent autour du pot sans avoir de révélation sur ce dont ils parlent et écrivent !
Je pense ici au célèbre évangéliste radiophonique qui a écrit dans son magazine « Gorbatchev a la marque sur le front ! C'est donc lui l'homme désigné ». Mon Dieu ! Que peut-on y faire si l'on porte peut-être une marque quelconque depuis la naissance ? Comment est-il possible que des personnes qui enseignent les autres soient tout simplement frappées d'aveuglement total et ne reconnaissent pas de quoi il s'agit ? Les saintes Écritures nous ont décrit très clairement le lieu et les environs : La ville aux sept collines et l'homme qui règne sur les rois de la terre etc. ; et dans ce contexte, le dernier verset d'Apocalypse 13 dit : « Que celui qui a de l'intelligence, calcule ce nombre ». Mais, ce n'est pas notre intelligence qui est requise ici, mais l'intelligence divine, la compréhension divine.
Comment pouvons-nous dire oui et amen lorsque nous lisons dans Luc 24 : « Et Il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprennent les Écritures » ? Il leur ouvrit le sens. Nous savons ce que cela signifie, car Dieu nous a ouvert la compréhension des Écritures. Il en reste simplement ainsi.
Dieu a un ordre bien précis, et c'est selon cet ordre divin qu'Il Accomplit Son plan de salut ici sur la terre. Et quand il est écrit dans Amos 3 au verset 7 : « Dieu ne fait rien sans avoir révélé Son mystère à Ses serviteurs, les prophètes », il n'est pas écrit : « Il le révèle aux prêtres ou aux évangélistes », mais il est écrit, et nous en restons là : « Il révèle Son secret, Son mystère à Ses serviteurs, les prophètes ».
Depuis le début, les prophètes de Dieu ont constitué une exception en raison de leur vocation divine, de leur appel divin. Ils avaient les deux pieds sur la terre, et étaient pourtant transportés et ravis au ciel. Ils entendaient littéralement les paroles de Dieu comme vous entendez maintenant ma voix. Ils pouvaient écrire ce qui leur était dit, et lorsqu'ils disaient « Ainsi a parlé le Seigneur », c'est qu'ils avaient entendu Dieu auparavant ! Et à cela s'ajoutait l'inspiration pour formuler clairement tous les liens dans le contexte que Dieu voulait révéler et placer sur le chandelier et ainsi mettre cela en évidence.
Je confesse librement, ouvertement et de tout mon cœur, sans réserve, que je suis convaincu que tous ceux qui ignorent, qui passent à côté du mandat prophétique du serviteur de Dieu, William Branham, en ce temps-ci, passent à côté de ce que Dieu a promis et ce qu'Il fait actuellement. Ils peuvent avoir l'air aussi spirituels qu'ils le veulent, faire autant d'activités religieuses qu'ils veulent, accomplir autant de miracles et de signes qu'ils veulent ! Nous avons appris une chose : Dieu est le Dieu de Sa parole, et rien d'autre. Quand Il confirme Sa parole, nous Lui en sommes sincèrement reconnaissants, et nous savons que cela se produira dans une mesure encore plus grande.
Nous croyons de tout cœur que Dieu a un reste qu'Il a vraiment mis à part, qu'Il a enseigné, avec lequel Il a fait preuve de patience, dans lequel Il a installé la confiance, des personnes qui se sont détachées de toutes les traditions et qui sont liées à Dieu et à Sa parole dans l'Esprit ; et ces personnes sont alors libres pour servir le Seigneur.
Bien sûr, si je peux vous donner aujourd'hui un bref aperçu de ce qui me concerne, il est difficile pour les personnes extérieures ou pour celles qui m'écoutent une fois par mois ou qui écoutent ensuite peut-être des cassettes, [il leur est difficile] de comprendre dans quelle situation je me trouve réellement. Il y a deux choses : D'une part, je rencontre des personnes qui rejettent directement le ministère de frère Branham ; et d'autre part, je rencontre celles qui acceptent pleinement le ministère de frère Branham, mais qui interprètent ensuite chacune de ses citations à leur manière et partent dans toutes les directions, de sorte qu'il ne reste finalement que des ruines qu'il faut labourer à nouveau, semer à nouveau, qu'il faut prendre un nouveau départ à tous égards et dans tous les pays.
Je vais vous donner un exemple. Un frère de Singapour qui a lu les prédications de frère Branham, écrit dans l'une d'elles qu'il a intitulée, que frère Branham aurait dit que l'âme a également cinq sens, dans une autre prédication, il aurait dit que l'esprit a cinq sens. Maintenant je dois lui répondre : Qui a cinq sens ? L'esprit ou l'âme ? Et vous savez quelle serait ma réponse ? Ma réponse est la suivante : Je remercie Dieu de m'avoir donné cinq sens normaux dont je dispose ! Que mon âme ait cinq sens ou un seul sens, cela m'importe peu !
J'ai entendu le même frère Branham dire : « L'âme n'a qu'une seule entrée (un sens), et celle-ci consiste à la foi que Dieu a mise en nous par l'Esprit lorsque nous avons entendu la parole de Dieu ». Un seul sens me suffit, à savoir le sens de Jésus-Christ ! Le sens ici, le sentiment de Jésus-Christ, le sens qui est orienté vers Dieu et la parole de Dieu.
Il y a d'autres choses qui sont très critiques et qui sont bien sûr très difficiles pour moi. Il y a cette déclaration de frère Branham qui a probablement dit dans le premier sceau : « Au moment où l'Ange descend, selon Apocalypse 10, et pose Son pied sur la terre et la mer, le septième messager est sur la terre ». Et vous pouvez alors imaginer ce que cela fait quand une telle citation m'est lue en anglais en présence de témoins dans mon bureau ; et puis vient la question directe, pointue, et erroné : « Crois-tu ce qui est dit ici ? Et la conséquence est alors donc que cela s'est déjà accompli, car selon ce qui est dit ici, le septième messager devait être sur la terre lorsque cela se produirait ». Pouvez-vous comprendre un peu ma situation ? À quel point cela est devenu difficile ?
En premier lieu, et je ne dis pas cela par présomption, je le dis avec la plus profonde sincérité de mon cœur ; en premier lieu, je me sens engagé et responsable envers Dieu. C'est une position que je ne me suis pas donnée et que je n'ai pas prise : Elle m'a été donnée par Dieu ! Je suis là, je ne peux pas faire autrement ! Que Dieu m'aide ! La parole de notre Dieu doit pouvoir rester dans sa signification, et cela, indépendamment de ce qui a été dit ailleurs.
Là aussi, il est possible de trouver des déclarations des citations qui ne sont pas toujours « ainsi parle le Seigneur », nous le savons tous très bien. Même de tels hommes de Dieu, par exemple Paul, l'avait déjà dit et écrit à l'époque : « Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, transformés ». Ensuite, les critiques auraient pu venir et dire : « Regarde ! C'est ce que Paul a dit. Il nous l'a dit ici, dans l'assemblée, il l'a prêché et puis il l’a même écrit : Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, transformés » ; et soudain, Paul n'a pas été changé, mais comme l'a établi l'histoire des communautés religieuses, il est mort en martyr à Rome, sous la persécution de Néron. Quelqu'un pourrait alors venir et dire : « Oui, regarde, c'était un apôtre, c'était un homme de Dieu ! C'est ce qu'il a dit de cette manière ». Comment pourrait-il en être autrement ? Et depuis, près de deux mille ans sont passé, et c'est toujours vrai.
Je crois l'avoir dit ici récemment : Les hommes de Dieu, sous l'inspiration du Saint-Esprit, s'expriment parfois à la première personne ou se réfèrent à eux-mêmes dans ce qu'ils expriment, tout en écrivant pour d'autres enfants de Dieu qui viendraient plus tard sur la terre. Et je rappelle aujourd'hui la parole, je crois que c'est Pierre qui l'a reprise lorsqu'il a parlé des prophètes de l'Ancien Testament : « Ils ne se servaient pas eux-mêmes, mais nous, et ils sondaient pour savoir quel serait le temps auquel l'Esprit de Christ qui agissait en eux faisait allusion ».
Les hommes de Dieu peuvent déjà être enlevés du temps vers l'éternité. Ils sont déjà au-dessus des choses, et il est donc vraiment nécessaire que nous qui devons distribuer, dispenser la parole du Seigneur, la fassions vraiment en toute bonne conscience devant Dieu et les hommes.
Que dit Paul dans Galates 1 au verset 10 ? « Si je cherche encore à plaire aux hommes, je ne suis pas un serviteur de Christ ». Il nous est impossible de chercher à plaire aux hommes. Il n'y a qu'une seule chose qui nous tient à cœur : Apporter au peuple de Dieu la pure vérité, rien que la pure vérité, et cela dans le bon contexte, de manière équilibrée, sans que cela ne soit remis en question. Cela doit être bien établi, ferme. Cela ne doit plus vaciller. Cela doit s'intégrer parfaitement dans l'image, dans le concept.
Et si aujourd'hui un prophète, un apôtre ou le Seigneur me demandait : « Mon serviteur, quand, selon toi, Apocalypse 10 s'accomplira-t-il ? ». Je répondrai : Je n'ai pas d'opinion, mais il est écrit que le Seigneur descendra en tant qu'Ange de l'Alliance et posera le pied sur la terre et sur la mer ; et cela signifie qu'Il fera valoir Son droit en tant que Propriétaire originel ici, sur la terre ; et ce n'est que lorsque cela se produira que les sept tonnerres feront entendre leur voix, ni plus tôt, ni plus tard.
Il est écrit qu'à ce moment-là, le Seigneur rugira comme un lion. Pour l'instant, c'est encore le temps de la grâce pour les païens. À présent, dans cette dernière partie prophétique, Il marche en tant que Fils de l'homme au milieu des sept chandeliers d'or. Il a été sacrifié en tant qu'Agneau, mais en tant que Souverain Sacrificateur, Il est encore disponible aujourd'hui grâce au sang versé. Ce n'est qu'alors, lorsque le temps de grâce pour les païens sera écoulé, que Dieu Se tournera vers le peuple d'Israël ; et alors, nous ne sommes pas surpris lorsque Jean voit soudainement non seulement un Agneau, mais aussi un Lion lorsqu’on lui annonce : « Voici le lion de la tribu de Judas a vaincu pour prendre le livre et en rompre les sept seaux ». Et qui les a brisés ? L'Agneau. C’est très important. Qui ? C’est très important. Qui les a brisés ? L'Agneau ! Qui les a ouverts ? L'Agneau. Il est très important que nous lisions chaque verset et chaque description avec beaucoup d'attention et dans la prière.
Je pensais à la parole que frère Branham aimait beaucoup utiliser, celle tirée d'Apocalypse 10, versets 6 et 7 : « Mais dans les jours de la voix du septième ange », pas seulement pendant le temps où il prêchait lui-même, mais « aux jours » et nous vivons « aux jours », et en ce jour tout arrive à son terme. Il n'y a rien à interpréter. Il suffit d'écouter attentivement pour avoir la révélation par le Saint-Esprit, et alors tout avance à nouveau par la grâce de notre Dieu.
Hier, à Salzburg, j'ai mentionné à quel point je suis reconnaissant que Dieu nous ait ainsi pris dans Sa présence ces jours-ci, qu'Il ait retiré de nous notre propre savoir et notre propre pensée, tout notre concept et qu'Il nous ait placé dans Son plan, et puis Il nous a ensuite ouvert les yeux pour voir et entendre ce que l'Esprit dit aux Églises et ce que Dieu a promis dans Sa parole.
Il n'y a jamais eu de moment comme celui-ci sur la terre. Croyez-moi, il n'y a jamais eu un tel temps. Il n'y a jamais eu un temps comme celui-ci sur la terre. Et si aujourd'hui, un Jérémie, un Ézéchiel, un Ésaïe, si aujourd'hui les apôtres pouvaient être assis ici et entendre l'exposé de tout le plan du salut de Dieu avec nous, on entendrait un alléluia l'un après l'autre dans l'assemblée. Car vous savez, si vous avez lu Apocalypse 5, lorsque l'Agneau prit le livre, que s'est-il passé ? Les vingt-quatre anciens se prosternèrent, et il y eut une louange, une adoration, un alléluia après l'autre ; car ils avaient compris : L'heure est venue, Dieu agit maintenant, le moment que nous attendions est arrivé ! Et si nous devons parfois attendre ici pour entendre si un « amen » vient de l'assemblée, c'est très, très triste, croyez-moi.
Dieu a fait de grandes choses. Il a déployé Son plan devant nous, comme l'a dit Irénée, tel un architecte, et Il en discute avec ceux qui doivent l'exécuter. C'est ainsi que Dieu montre Son plan à ceux qu'Il a destiné à participer à Son royaume, et leur révèle Sa volonté.
Notre cher frère Doutlin qui est venu me chercher à l'aéroport de Kloten tout à l'heure, m'a soudainement dit : « Frère Frank, il est écrit que Dieu l’établira sur tous Ses biens », en rappelant Matthieu 24 verset 47, et c'est effectivement vrai même si l'on voulait faire preuve de retenue. Mais pensez à Paul. Que pensez-vous de sa déclaration, lorsqu'il a dit : « Dieu nous a fait lumière des nations jusqu'aux extrémités de la terre » ? Quelqu'un aurait pu venir et dire : « Dans le prophète Ésaïe chapitre 49 verset 6, il est dit en référence au Christ, qu'Il sera destiné à être la lumière des nations jusqu'aux extrémités de la terre. Et dans le chapitre 13 des Actes des Apôtres, lorsque Paul s'adresse aux nations, il dit, il est écrit : Dieu nous a fait lumière des nations. Qu'en était-il ? ». Il avait pu expliquer auparavant : « Nous sommes les coopérateurs de Christ, nous travaillons avec Christ ».
Si vous pensez que nous ne sommes que des prédicateurs, ce que vous n’avez pas encore compris. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de celui qui se tient ici et qui prêche ! Il s’agit maintenant d’une partie directe de l’histoire du salut ! Il s’agit de reconnaitre qu’il ne s’agit pas de parler ici ou de prêcher, mais d’exposer maintenant le dessein de Dieu dans toute Sa hauteur et Sa largeur, dans toute Sa profondeur et Son étendue, de manière tangible et compréhensible pour tous ceux que Dieu a appelé ! À ceux qui ne comprennent pas, nous n'ouvrirons pas la compréhension des Écritures.
J'ai également lu ce passage hier, il m'a beaucoup marqué dans le chapitre 16 des Actes des Apôtres. C’est très étrange, et peut-être digne d'être pris en considération. Actes des Apôtres chapitre 16, à partir du verset 12 :
« De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d'un district de Macédoine, et une colonie romaine. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies ».
Paul, un apôtre et un homme de Dieu si important, suppose qu'une heure de prière a lieu au bord d’une rivière dans ce village. Poussé par cette supposition, il s'y rend, et je vais vous lire ce qui s'est passé. D'ailleurs, tout le monde, en particulier les théologiens disent que Paul était misogyne, qu’il n'aimait pas les femmes. Il ne l'était pas ! Il a seulement dû donner quelques conseils nécessaires au nom de Dieu. Il y avait là une réunion de prière des femmes, et Paul s'y est rendu. Il ne s'est pas senti trop important pour cela. Il n'a pas dit : « Je vais maintenant donner une conférence. Je suis le Seigneur », n'est-ce pas. Non. Il s'est rendu à cette réunion de prière avec ces femmes. Et écoutez ce qui est écrit ici, au verset 14 :
« L'une d'elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu'elle soit attentive à ce que disait Paul ».
C'est ainsi que cela commence. Je continue à lire. Si les hommes, si les personnes parmi l'auditoire n'avaient pas confiance en celui qui parlait, alors que celui-ci pouvait être envoyé par Dieu, si elles n'acceptaient pas les paroles et ne les laissaient pas pénétrer en elles, alors même un ange venu du ciel ne pouvait rien y faire. Il faut savoir que c'est ici la parole de Dieu qui est proclamée, et que ce n'est pas l'apparence d'une personne qui compte, que ce soit sa nationalité, son apparence, sa tenue vestimentaire ou son dialecte, mais simplement, lorsque Dieu nous envoie quelqu'un, nous devons être reconnaissants d'entendre la parole qui sort de sa bouche, quelle que soit cette personne ! Combien de fois l'ai-je déjà dit ? Si Dieu envoyait un enfant pour parler en Son nom, nous ferions bien de l'écouter, même si c'est un adolescent ! Mais écoutez maintenant la suite, verset 15 :
« Lorsqu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances ».
Que s'était-il passé ? La prière, la réunion de prière avait précédé ce qui avait été dit. Nous sommes reconnaissants envers toutes les sœurs, envers toutes les femmes qui se réunissent pour prier ! Elles ont tout simplement un cœur plus tendre, et il semble qu'elles soient plus proches de Dieu que les hommes lorsqu'il s'agit de prière. C'est simplement ainsi. Leur nature est ainsi faite. Un homme peut très vite se montrer rude. En revanche, une femme a naturellement reçu une nature aimable. Ici, elles ont prié, et comme nous l'avons lu, Dieu a ouvert le cœur de Lydie, et lorsque cela s'est produit, le baptême a suivi ; et après le baptême, elle a dit : « Si vous me considérez comme une disciple fidèle du Seigneur ». Elle n'avait pas encore fait ses preuves, cela restait à venir. Elle a immédiatement dit : « Si vous voyez en moi une fidèle disciple du Seigneur, alors venez dans ma maison ».
Si quelqu'un peut entendre la parole de Dieu sortie de la bouche d'un homme et dire ensuite : « Non, cet homme n'a pas besoin de venir dans ma maison ! », alors quelque chose ne va pas chez cette personne. Nul besoin d'avoir un sixième sens pour le savoir. Tout le monde le sait. C'est ce que nous avons lu ici au verset 15 : « Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison ». Avons-nous compris cela ?
Tout est lié et va ensemble. « Celui qui vous reçoit Me reçoit, et celui qui vous écoute M'écoute ». Ce sont les paroles de notre Seigneur, et je crois que nous pouvons les appliquer pleinement, car nous n'avons en fait aucun propre programme. Et que Dieu soit remercié pour cela : Je ne saurais pas quoi présenter.
À côté de moi était assis un gentil monsieur aujourd'hui dans le vol de Salzbourg à Zurich, à Kloten ; et il m'a vu lire la Bible, il m'a alors demandé : « Êtes-vous prête ? », j'ai répondu : « Non, je ne le suis pas, mais je suis prédicateur ». Nous avons rapidement engagé la conversation, et sans hésiter, il m'a dit : « Je crois en Dieu, mais pas aux communautés religieuses ! ». J'ai alors levé ma main droite, je la lui ai tendue et je lui ai serré la main selon la coutume en lui disant : « J'en suis également convaincu », quelle que soit la formulation exacte, et il m'a même demandé : « Mais, qui êtes-vous vraiment ? À quelle confession appartenez-vous ? ».
Et là, ça devient difficile. Oui : « À quelle confession appartenez-vous ? Quelle paroisse ? Ou bien alors, quelle église ? Quelle assemblée ? Et est-ce que cela a un rapport avec les sectes américaines ? Et vous savez comment ça se passe, n'est-ce pas, et surtout ces jours-ci où le monde entier voit et entend tout ce qui se passe même dans les endroits reculés du désert, alors le monde entier est au courant, et puis on dit : « Oui, c'est terrible tout ce qui se passe », alors on doit le reconnaître en soupirant et dire : « C'est vraiment terrible ! », et puis on peut ajouter qu'il existe encore quelque chose d'authentique et de vrai. Il existe encore une chose sans tromperie, sans mensonge, sans corruption, une chose véritable de Dieu pour annoncer le conseil du salut en ces jours.
Je ne sais pas si quelqu'un âgé de quatre-vingt-trois ans, il avait quatre-vingt-trois ans, il m'a pris un tract des mains avec empressement et m'a dit : « Que tout le bien vous soit donné ! », ou quoi que ce soit d'autre qu'il ait dit. Il y a des gens, vous voyez, qui ont encore faim et soif.
Notre désir est que Dieu nous ouvre un jour la voie vers le public. Et je m'en tiens à cela. Je ne peux pas imaginer que Dieu nous révèle toutes ces choses si ouvertement, nous montre une telle démonstration que tous les prophètes ne pourraient nous donner en de nombreuses heures d'enseignement. Dieu nous l'a donné par le Saint-Esprit, et nous pouvons vraiment dire, comme Paul l'a dit autrefois : « L'Esprit nous l'a révélé ».
On me demande souvent : « Combien de fois as-tu vu frère Branham ? As-tu été avec lui ? Et est-ce qu'il t'a dit tout cela et te l'a-t-il révélé ? » ; et alors je peux répondre : « Non, ce n'est pas comme ça ». Ce n'est pas par des hommes. Bien sûr que j'étais avec frère Branham. Je me souviens avec plaisir des jours et des moments où nous étions ensemble, en particulier lorsqu'il venait me chercher, que je m'asseyais à côté de lui au volant et que nous allions manger ensemble et discutions et que nous avions parlé l'un avec l'autre. Je me souviens avec plaisir de ces moments. Mais quand quelqu'un me demande : « Est-ce qu'il t'a dit tout cela ? Est-ce que c'est lui qui t'a dit tout cela ou est-ce qu'il t'a enseigné cela ? ». Non, alors je dois simplement confesser ce que notre Seigneur a dit avant de quitter cette terre : « Je vous enverrai le Consolateur, le Saint-Esprit, qui vous enseignera toutes choses, qui vous annoncera les choses à venir, qui prendra de ce qui est à Moi et vous le révélera », et : « Ils seront tous enseignés par Dieu ». Et c'est là le grand mystère.
Je n'ai pas non plus assisté aux réunions de Paul ou de Pierre, ou à celles de notre Seigneur lorsqu'Il marchait sur la terre et accomplissait Son ministère. Mais soyez honnêtes : Toutes les choses qui ont été annoncées à l'époque, qui se sont produites, sont devenues pour nous une révélation divine, vivante et proche de nous. Pour nous, cela ne remonte pas à près de deux mille ans. Cela aurait pu se passer hier. C'est comme si cela se serait passé hier pour nous. Tout ce que Dieu a dit dans Sa parole et tout ce qu'Il a fait nous semble si proche, si réel, si vivant !
Ainsi, la véritable caractéristique d'une personne qui est devenue vraiment croyante, réside premièrement dans le fait que Dieu ouvre le cœur pour recevoir ce qui est dit ; la deuxième chose, dans l'obéissance directe comme le rapporte ce passage, elle se fit baptiser ainsi avec toute sa maison ; et troisièmement : « Si vous me considérez comme une disciple fidèle, venez dans ma maison ». Et elle les invita à venir chez elle. Ce sont là les caractéristiques qui font tout simplement partie du fait de devenir croyant.
Ne croyez pas pour autant que nous devrions tous inviter maintenant les frères qui servent la parole, l'un au petit-déjeuner, l'autre au déjeuner et le troisième au dîner. Non, ce n'est pas ce que cela signifie. Mais, supposons que j'arrive dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays, oui, comme cela a été le cas pour Paul ici, en terrain inconnu, il suppose qu'il y aura une heure de prière, il s'y rend devant un tout nouveau public, et Dieu commence déjà à agir. Combien de fois ai-je vécu cela ici en Suisse, en Autriche et dans de nombreux pays du monde ? Exactement la même chose : Les gens ont ouvert leur cœur à la parole et leurs portes pour accueillir le Serviteur de Dieu, et ils ont même lavé ses pieds ! Savez-vous ce qui est écrit dans l'épitre aux Hébreux ? « Beaucoup ont hébergé des anges sans le savoir ». Il y a encore des messagers de Dieu sur la terre qui ne portent vraiment rien d'autre que la pure parole de Dieu.
Et cela devient en effet de plus en plus grand et précieux pour moi. D'un point de vue terrestre, nous ne pouvons nier qu'il serait préférable pour nous de suivre la masse et d'être reconnus afin que les rues soient en quelque sorte un peu décorées devant nous. Notre chemin sur la terre n'est pas bordé de routes décorées ! Cela signifie prendre sa croix et suivre le Seigneur, sortir de la ville et porter Son opprobre. Telle est notre tâche.
Certes, d'un point de vue terrestre, je l'admets moi-même, lorsque l'on se retrouve de temps à autre dans des situations telles que celle que j'ai récemment vécue à Lagos, où vraiment partout où l'on regardait, il y avait des gens avec des cols retournés et des croix devant et derrière, la communauté religieuse richement décorée, on se dit : Oui, comment te présentes-tu ici ? Mais lorsque la parole du Seigneur vient, on se rend compte que ce n'est pas l'apparence, ce n'est pas le récipient qui compte, mais le contenu de ce vase. Et même si nous sommes des vases fragiles et faibles, nous portons le contenu le plus précieux qui puisse exister sur la terre, la parole éternelle de Dieu qui demeure éternellement, qui est valable éternellement, et nous en sommes reconnaissants au Seigneur.
Lorsque Paul a prononcé son discours de défense, il a ensuite écrit : « Je n'ai pas honte de l'Évangile de Christ ». Dans cette lettre, il a dit : « Ce qui scandalise les Juifs et ce qui est une folie pour les Grecs, c'est une puissance de Dieu pour ceux qui croient, pour ceux qui sont sauvés ».
Parlez aujourd'hui à un hindou, à un sikh, à un musulman et à tous ceux qui le souhaitent, vous pouvez parler de Dieu, du paradis, vous pouvez parler de beaucoup de choses, mais dès qu'il s'agit du point central pour nous, à savoir l'expiation, le pardon, quand il s'agit de Golgotha, plus personne ne peut participer à la discussion ; et la seule question qui se pose alors es : « Comment pouvez-vous croire que Dieu avait besoin de faire la rédemption par l'effusion de sang ? ». Ils ne peuvent pas suivre notre raisonnement.
Mais nous savons de quoi il s'agit. Que dit Lévitique 17 verset 11 ? « La vie du corps est dans le sang ». Du fait que le péché et la transgression sont entrés dans le monde par Ève puis par Adam, le Seigneur a dû devenir homme ; et là aussi, la vie était dans le sang. Tout comme le péché est entré dans le monde par Ève, il devait maintenant être retiré et pardonné de la même manière, à travers par Marie par la naissance virginale, par l'expiation, et le chemin vers Dieu devait être ouvert à nouveau.
Mais les gens ne savent pas de quoi il s'agit. Ils pensent qu'il y avait quelques arbres au paradis dont l'un était peut-être un pommier. Il y avait des arbres, c'est vrai, y compris l'arbre de vie, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal ; mais il y avait plus encore : Il y avait aussi un serpent, il y avait Adam, et il y avait Ève ; et quelque chose s'est produit, et soudainement, ils ont réalisé qu'ils étaient nus et se sont cachés devant Dieu, le Seigneur, qui venait dans la fraîcheur du soir pour communier avec eux. Et nous voyons ce qui s'est passé : Il leur a fait des habits en peau, Il les a habillés. Le sang a dû couler avant que la première couverture ne soit donnée à l'homme pour son chemin. Et ainsi, nous reconnaissons la voie de Dieu : « Sans effusion de sang, il n'y a pas de réconciliation ». C'est ainsi que le péché est entré dans le monde, et c'est ainsi qu'il devait être retiré du monde. Il s'agit de la vie, et la vie est dans le sang. Et ici, il s'agissait de la vie divine qui allait alors être libérée pour revenir vers la foule rachetée par le sang, la vie de Dieu Lui-même, et avoir un effet sur notre vie.
Dieu a choisi la bonne voie, nous le savons tous. Mais qui peut le comprendre ? Qui peut l'accepter ? Une offense pour les Juifs, un scandale pour les Juifs. Du sang, mon Dieu ! On leur a dit : « Vous ne devez pas manger de sang » ; et vous connaissez les prescriptions de la loi, et on leur a également dit : « Il vous est destiné pour l'autel pour l’expiation ». Et ainsi, une fois par an, le souverain sacrificateur offrait le sacrifice pour lui-même et pour le peuple probablement le jour des expiations. Et puis le Christ est venu, Il a été offert en tant qu'Agneau de Dieu ; et, en tant que Souverain sacrificateur, Il est entré dans le sanctuaire céleste avec Son propre sang.
Et je vais vous dire pourquoi j'insiste là-dessus aujourd'hui. Dans 2 Corinthiens chapitre 11 je crois, Paul écrit : « Si quelqu'un s'amène auprès de vous pour prêcher un autre Jésus-Christ, vous le supportez ! Et si vous recevez un autre esprit, cela vous convient aussi ! ». Et puis il en vient au fait : Il n'y en a pas d'autre, il n'y en a qu'un seul, il n'y a qu'un seul Jésus. Mais, les hommes ont fait de cet unique beaucoup d'autres choses qu'Il n'est pas du tout. Et c'est pourquoi nous devons proclamer Christ de cette manière révélée par Dieu.
Il y a des gens qui me demandent, et peut-être vous aussi : « Écoutez ! Christ est prêché partout. Avez-vous vraiment besoin de mettre autant l'accent sur Son nom et Sa divinité ? ». C'est justement le point que les autres considèrent comme un signifiant qui est le plus important : Il devait être Dieu pour pouvoir vaincre la mort et le diable, mais Il devait être homme pour pouvoir mourir ! Il devait être homme pour pouvoir mourir. Avez-vous compris cela ? Mais, Il devait être plus qu'un homme. Il devait être Dieu pour ôter à la mort son pouvoir, vaincre l'enfer, anéantir le diable et ressusciter des morts le troisième jour.
Les gens n'aiment pas trop entendre cela. Ils veulent un Christ… Je ne sais pas si je l'ai déjà dit ici, on ne devrait pas le faire trop souvent, mais cela m'avait beaucoup bouleversé à l'époque, lorsque j'étais assis à table à Bad Tölz avec des gens vraiment sympathiques, il y avait un conseiller d'État de Heidelberg, une femme de grande réputation ; et c'est toujours à moi qu'ils demandaient qui j'étais et ce que je faisais là, car je les avais tous frappés ; et j'ai dit : « Si vous me dites maintenant chacun à tour de rôle qui vous êtes, je conclurai et vous dirais sincèrement ce qu'il en est ». Mais comme je l'ai dit, c'est moi qui ai dû commencer et je n'avais d'autre choix que de mettre les choses au clair, de mettre en évidence les choses de Dieu.
Je n'oublierai jamais cette dame qui a dit : « J'ai vendu mon Jésus ». J'ai d'abord sursauté et dit : « J'ai vendu mon Jésus ». Vous pouvez imaginer ce que j'ai ressenti. Et j'ai immédiatement demandé ce que cela signifiait, et puis elle a dit : « Comme vous l'avez déjà entendu de ma bouche, j'ai acheté un Jésus qui vient de la Tchécoslovaquie et qui mesure un mètre de haut et qui est fait de tel ou tel matériau ; et je voulais vingt mille pour lui, mais je n'ai obtenu que dix mille ». Et alors une pensée m'a traversé l'esprit : Oui, les hommes ont fabriqué leur propre Jésus en bois, dans tel ou tel matériau, ils le portent là, ils le suspendent là, ils le placent ! Ce n'est pas mon Jésus ça. Mon Jésus est l'Emmanuel, le Christ de Dieu, hier, aujourd'hui et pour l'éternité, Il reste le même. « Je suis le Je suis ».
Mais qu’en ont fait les religions en particulier, les religions chrétiennes ? Ici sur l'image, dans les bras de Marie, encore si mignon et si petit ! Ce n'est pas mon Jésus. Mon Jésus dit après Sa résurrection : « Tout pouvoir M'a été donné dans le ciel et sur la terre. C'est pour cette raison, allez dans le monde entier, et proclamez l'Évangile à toute la création ». Mon Jésus est le Jésus de Dieu, celui qui nous a été révélé dans les saintes Écritures. Nous ne le façonnons pas, nous ne le formons pas. C'est Lui qui nous forme, qui nous façonne ! Nous ne le portons pas ! C'est Lui qui nous porte. Nous ne le suspendons pas. C'est Lui qui nous a déjà suspendus ! Nous avons été crucifiés avec Lui. Désormais, ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Christ qui vit en moi. Ce n'est pas nous qui le plaçons ici ou là. C'est Lui qui nous place là où nous devons être. C'est une différence énorme.
Parfois cela me submerge vraiment, quand on voit la foule et qu'on la voit vivre dans un faux christianisme avec tambour et trompette. Oui, quelqu'un a vraiment dit : « Je n'ai pas besoin de communauté religieuse, mais lors de mes funérailles, je voudrais que la fanfare joue, car je voudrais recevoir les honneurs de la communauté religieuse pour mon dernier voyage ».
Quand je serai mort, les tambours et les trompettes ne m'intéresseront plus ! Ce qui m'intéresse, c'est comment je vais mourir, si une musique céleste retentira lorsque le Seigneur me fera passer de ce monde à l'éternité. La fanfare, elle doit jouer tant que je suis ici, car j'aime l'entendre. Quand le Seigneur me rappellera à Lui, je vais entendre la musique céleste au loin, puis entrer dans la gloire.
Oh ! Quelle reconnaissance pouvons-nous éprouver pour tout cela ! Ce n'est pas un évangile artificiel fabriqué, conçu par les hommes, mais celui reçu de Dieu que nous pouvons encore aujourd'hui proclamer à toute l'humanité. La parole de la croix : Une folie pour les uns, un scandale pour les autres ; mais pour nous qui sommes devenus croyants, une puissance divine, une puissance de Dieu qui nous a tirés de notre perdition et nous a sauvés. Nous pouvons témoigner du fond du cœur : La grâce nous a été accordée.
Ce qui s'applique à notre Seigneur, s'applique également à la structure de l'Église. Si Apocalypse 1 dit prophétiquement que le Seigneur tenait sept étoiles dans Sa main droite, alors elles n'étaient pas dans les mains d'un homme, mais dans la main droite du Seigneur ; et la main droite du Seigneur est élevée, et la main droite du Seigneur remporte la victoire.
Mais seuls ceux qui sont du côté de Dieu voient et entendent ce que nous voyons et entendons. Si nous donnions une conférence comme celle d'aujourd'hui ou une telle méditation sur la parole devant l'intelligence des hommes, personne ne resterait jusqu'à la fin. Ce serait une exigence déraisonnable que de supporter tout cela.
Il est précieux pour nous, en tout cas pour moi, que Dieu, dans un tel chaos qui règne aujourd'hui sur la terre comme jamais auparavant, donne l'orientation, oui, dans toutes les différentes directions ; et cela ne suffit pas. Il n'y a pas seulement quatre directions, il y en a quatre cent et peut-être même plus ! Et que Dieu, dans Sa miséricorde, ait trouvé l'accès, qu'Il nous ait cherchés, appelés et rendus tranquilles, comme Il a rendu Lydie silencieuse à l'époque, afin que nous écoutions.
Celui qui prie avant est prêt à écouter après. Celui qui argumente avant n'est pas réceptif. La prière est donc nécessaire pour servir en quelque sorte de préparation à la réunion ou au service divin ; et alors nous pouvons recevoir la parole comme cela plaît à Dieu. Croyez-vous tout cela ? Tout dépend de l'attitude intérieure.
Je pourrais également vous lire l'événement suivant et je terminerai ainsi. C’est également tiré du chapitre 16 des Actes des Apôtres. On peut lire au verset 31 :
« Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il avait cru en Dieu ».
Avez-vous remarqué ici que la foi en Jésus-Christ est en même temps la foi en Dieu ? Ici, l'homme de Dieu a dit : « Crois au Seigneur Jésus-Christ », et le témoignage de celui qui est devenu croyant est qu'il était heureux d'être venu à la foi en Dieu avec toute sa maison. Qui est Jésus-Christ ? Emmanuel, Dieu devenu un homme, venu du corps spirituel, Il est venu dans un corps de chair, Il pouvait dire : « Celui qui Me voit a vu le Père ».
La foi est uniquement en un seul Dieu. Et, parce que le seul, unique, constitué d'une seule personne S'est révélé à l'humanité en Jésus-Christ comme Sauveur, l'homme doit croire en cette révélation de Dieu en Jésus-Christ. Il n'y a pas d'autre chemin que celui qui passe par le Christ. S'il passe à côté du Christ, alors il passe à côté de Dieu. Tout chemin qui passe à côté du Christ passe à côté de Dieu ; car Il pouvait dire : « Je suis le chemin. Nul ne vient au Père que par Moi ». Toute vérité supposée telle, qui passe à côté du Christ, passe à côté de Dieu. Le Christ est la révélation centrale de Dieu ici sur la terre pour notre salut à tous, pour notre réconciliation.
Lui qui était Emmanuel, est devenu Yahshua : « Yahweh-Sauveur », sous Sa forme grecque : « Jésus », nous le savons. Et ce même Jésus sera alors dans la plénitude, dans l'achèvement, Emmanuel qui remplira toute la terre de Sa gloire ; le même hier, aujourd'hui et éternellement ! Celui qui pouvait dire : « Avant qu'Abraham fût, Je suis » ; celui qui pouvait dire : « Celui qui Me voit, voit le Père ».
Nous croyons que Dieu dans les cieux est devenu notre Père par Jésus-Christ, notre Seigneur. Nous croyons ce qui est écrit dans 2 Corinthiens 5 verset 19 : « Dieu était en Christ et a réconcilié le monde avec Lui-même ». Dieu est venu à la rencontre de l'humanité en Christ et a tendu en Lui la main de la réconciliation à tous ceux qui veulent se réconcilier avec Dieu. Nous devons maintenant saisir la main de la réconciliation de Dieu en Christ, et reconnaître qu'Il a souffert à notre place, et que par Lui nous avons trouvé la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus Christ.
Avons-nous tous compris cela ? Il est si difficile de rendre cette partie compréhensible, de l'exprimer avec des mots. Ce n'est d'ailleurs pas nécessaire. Paul l'a résumé dans 1 Timothée 3 verset 16 :
« Le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde (ou reçu dans la foi), élevé dans la gloire ».
Et c'est ce que nous croyons encore aujourd'hui. Le message de Dieu aujourd'hui est le suivant : « Revenez à Dieu ! Revenez à Sa parole ! Revenez à Jésus-Christ qui était au commencement et qui sera à la fin ! ». Et celui qui pouvait dire : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort, et voici je vis pour toute éternité, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts, de l'enfer ». Croyez-vous tous sincèrement en Jésus-Christ ? Croyez-vous qu'Il était homme selon la chair, mais qu'Il était Dieu selon l'Esprit, qu'Il était Emmanuel, le Je Suis à cent pour cent ?
Je l'ai dit tout à l'heure : Il devait être homme pour pouvoir mourir, Il devait être Dieu pour vaincre la mort, pour ôter l'aiguillon de la mort et ressusciter le troisième jour, puis vivre, et nous vivons avec Lui.
Comment avez-vous reçu Sa parole ? Comme Lydie, comme le geôlier, et comme tous les autres ? Votre cœur a-t-il été touché, a-t-il été ouvert ? Avez-vous été touché ? Qu'est-ce que Dieu a à vous dire aujourd'hui ? Êtes-vous reconnaissants pour la révélation de Sa parole, de Son nom, et plus généralement pour la révélation de Son dessein de salut en ces jours ?
Alors, nous pouvons maintenant remercier le Seigneur ensemble pour cela, et cela, au nom de Jésus. Amen !