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Ewald Frank

QU’EST-CE QUE LA VRAIE NOUVELLE NAISSANCE ?

Prêché à Krefeld le 21 octobre 1987 à 19 heures 30

(Retransmis le 16 juillet 2025)

Nous sommes également reconnaissants au Seigneur pour ce soir. Je vais me rasseoir tout de suite.

Pour ce soir, je voudrais juste transmettre les salutations chaleureuses de plusieurs de Palerme. Vous savez que j'y ai été déjà quelques fois, et que le frère en qui nous avions placé de grands espoirs a finalement décidé de poursuivre son propre programme et n'a pas pu se décider d'accepter et de respecter ce que Dieu fait maintenant, et pas seulement maintenant, mais ce que Dieu a déjà aussi fait par le ministère de frère Branham. Ce sont principalement les frères qui ont connu de grands succès, qui avaient déjà un grand succès auparavant, et ce grand succès serait alors la réponse, la preuve que Dieu est avec eux. Si tel était le cas, alors le pape aurait la meilleure preuve, et il ne serait pas nécessaire de chercher longtemps.

Alors, les évangélistes américains dont je viens de lire les témoignages, l'un dit avoir encaissé plus d'un milliard et aurait gardé seulement une partie pour lui ; et ils ont beaucoup, beaucoup d'auditeurs. Si ça c'était la preuve, alors nous n'aurions pas besoin de prendre en considération le modèle biblique.

La preuve que nous sommes avec Dieu et que Dieu est avec nous, réside premièrement dans le fait que nous L’aimons et Le respectons Lui-même et Sa parole de tout notre cœur, que nous avons du respect et de la crainte pour Lui et Sa parole, et puis vient le respect et la crainte de Ses décisions.

Si quelqu'un entend que Dieu a appelé frère Branham et puis s'écrie à haute voix : « Oui, Dieu m'a aussi appelé ! », alors c'est déjà préoccupant. C'est possible, mais si c'est le cas, alors un appel de Dieu n’entravera pas l'autre, ne gênera pas l'autre, mais l'un se fondra harmonieusement dans l'autre, l'un complétera l'autre, comme c'est le cas avec les ministères dans l'Église. Là où il y a la révolte intérieure, il n'y a pas d'appel divin. Cela ne peut tout simplement pas être le cas. Là où il y a un appel divin, il y a de la joie pour ce que Dieu a fait, il y a un accord, il y a de la coopération, il n'y a pas d'envie ni de jalousie, non, là il y a une approbation totale.

Je suis honnête, je connaissais déjà la situation générale, et je ne m'attendais qu'à environ trente ou quarante personnes, et voilà qu'il y en avait certainement plus de quatre cent qui sont venues ! Au-delà de toute attente, Dieu a béni, Dieu a secouru, Dieu a accordé Sa parole ; et dans l'ensemble, je peux dire que Dieu a accordé une percée. Même au sein des différents groupes qui allaient dans des directions différentes, les choses seront peut-être différentes à partir de maintenant.

Parfois ce sont des petites choses que les gens ont mal comprises, et déjà une nouvelle direction se crée sans que ce soit la direction divine. Et si nous voulons éviter quelque chose, c'est bien de prendre notre propre direction. Dès l'instant où nous prenons une direction propre, alors nous devons nous arrêter. Il est alors temps de s'arrêter. Nous ne voulons qu'une seule direction, et c'est la direction divine ! Nous ne voulons qu'un seul chemin, c'est le chemin de Dieu ! Une seule vérité, et c'est Sa parole.

Mais, j'ai pu aider un frère lors d'une brève conversation. Il s'agissait des sept tonnerres. Et vous savez bien que les gens ne se concentrent pas sur la parole pour se nourrir d'elle et se fortifier, mais ils se concentrent sur les spécialités, comme s'il y avait une sorte de commerce de délicatesses ou de spécialités ; et on laisse la nourriture principale, et on attend seulement que ces spécialités arrivent. Puis il a été question des sept tonnerres, et j'ai dit : « Frère ! J'ai noté trente-deux citations ; et si tu me demandes ce qui y est dit ou ce qu'elles signifient, je ne peux te le dire. Je peux simplement te dire ce qui a été dit ». Et, que voulez-vous que je vous dise ? En quelques minutes tout était clair, car les frères avaient en partie pris des citations qui ne se référaient pas du tout aux sept tonnerres d'Apocalypse chapitre 10, mais à l'expérience que frère Branham avait eue avant dans une vision, à savoir le 22 décembre 1962, lorsqu’une sangsue…

Qui vient de la campagne ? Qui sait ce que ce qu'une sangsue ? Quiconque vient de la campagne, sait combien c'est désagréable quand une sangsue s'accroche sur votre pied. Frère Branham avait vu en vision lorsqu'il s'était baissé pour enlever cette sangsue, un bruit qui était sept fois plus fort, un tonnerre en sept étapes, et c'est à cela qu'il fait référence, il dit même que le magazine Life et le magazine Time ont rapporté sur les sept tonnerres, et tout le monde dit : « Oui, ce sont les sept tonnerres », mais il parlait de quelque chose de tout à fait différent. Mais comme les gens ne connaissent pas le déroulement des événements et ne savent pas de quoi il s'agit dans cette déclaration, c'est tout simplement catastrophique de voir à quel point les choses sont confondues. À la fin j'aurai raison, car je dis ce que la parole de Dieu dit ; et ce n'est pas moi qui aurai raison, mais c'est la sainte parole de Dieu.

Et si les tonnerres devaient gronder avant que l'Ange de l'alliance ne pose Son pied sur la terre et sur la mer, alors je ne m'appelle plus Franck ! Si la Bible dit qu'Il posera Son pied sur la terre et sur la mer, puis qu'Il lèvera la main et ainsi de suite, et qu'Il rugira comme rugit un lion, et qu'ensuite les sept tonnerres feront entendre leur voix, alors c'est ainsi parle le Seigneur dans Sa parole ! Il n'y a aucun homme sur la terre, ni aucun ange dans le ciel, qui puisse m'enseigner autre chose ou me convaincre d'autre chose. Et je ne m'en excuse pas, je suis un prisonnier du Seigneur.

Savez-vous ce que cela signifie ? Être attaché à Dieu, attaché à Sa parole, à ce qui est écrit. Et quand Paul dit que nous ne devons pas aller au-delà de ce qui est écrit, alors cet homme savait ce qu'il avait écrit. On ne doit pas aller au-delà de ce qui est écrit. D'ailleurs, cela a été dit encore une fois très clairement, voire même plusieurs fois dans l'Apocalypse : « Heureux ceux qui écoutent et ceux qui lisent les paroles de la prophétie de ce livre, et ceux qui gardent ce qui y est écrit ». Amen ! C'est ce que moi j'ai lu dans l'Apocalypse chapitre 1 verset 3. Comment l'as-tu lu ? As-tu lu qu'il fallait lire entre les lignes ? Moi pas. Oui, j'ai du mal à lire entre les lignes. J'ai déjà du mal à lire les lignes. Frère Russ est un bon lecteur. Il s'est bien entraîné. As-tu suivi un cours, frère Russ ? C'est fantastique que ton fils sache bien lire, je le sais. Il a lu le manuscrit à l'époque, mais je ne pourrai pas lire aussi bien et aussi longtemps, c'est pourquoi je lis toujours brièvement quand je suis ici devant. Mais comme je l'ai déjà dit, l'important est de lire et d'entendre ce qui est écrit, et non pas les fantasmes qui s'y ajoutent. Et jusqu'à la fin, rien d'autre que la parole de Dieu ne sera prêchée en ce lieu.

Hier, j'ai reçu une visite importante : Frère Joseph Branham était ici ; il est encore dans les environs. Il était très content, il voulait en fait être ici ce soir, mais hier, à Cologne, il a passé trop de temps à visiter la cathédrale de l'extérieur au lieu de la visiter de l'intérieur, et il a pris froid, et maintenant il est couché ; et demain ils veulent continuer leur voyage. Ils voulaient être ici ce soir.

Nous avons visité tout le centre missionnaire, et nous avons eu une merveilleuse conversation. Je lui ai dit simplement : Cher frère, je ne suis pas ton ennemi, mais je suis ton ami. J'aime le Seigneur, j'aime Sa parole. J'ai aimé frère Branham, et j'aime le message. Mais quand il s'agit des choses qui ont été dites personnellement à frère Branham au sujet du premier pull, du deuxième pull, du troisième pull, ou de diverses choses qui lui ont été dites personnellement, alors je n'ai rien à dire ni à écrire à ce sujet, car je n'ai rien à voir avec cela. Un mandat personnel est et demeure ce que c'est. Il a dit : « Frère Frank, j'apprécie vraiment que tu aies dit cela ouvertement ». Il faut simplement être ouvert les uns envers les autres, honnêtes les uns envers les autres. Personne ne peut dépasser ses propres limites. Nous n'avons pas besoin d'être hypocrites ni de jouer sur deux tableaux, de rester toujours tactique ; mais toujours honnêtes, et alors Dieu nous aidera.

Comme je l'ai dit, nous sommes très, très heureux de l'évolution générale des choses. Ce n'est pas à cause de nous. Si j'ai dit tout à l'heure que j'aurais raison, oui ne le prenez pas à la lettre. Je voulais dire par là que Dieu aura toujours raison, et nous restons fidèles à la parole ; et ainsi nous serons certainement du bon côté, si nous restons avec Dieu et Sa parole. Nous ne voulons pas plus que ça. Nous ne pouvons pas plus que ça. Que Dieu nous aide dans cela.

Je ne sais pas, mais je vais me rasseoir bientôt. Je ne savais pas s'il y avait une question parmi l'assemblée à laquelle on pourrait répondre brièvement. Quelqu'un a-t-il une question biblique brûlante à laquelle nous pourrions encore répondre ? Puis ce serait bien que frère Russ revienne devant. Y a-t-il une question parmi nous ? Oui, oui, bien sûr.

[Une question est posée].

Les saintes Écritures parlent de la nouvelle naissance aussi clairement que du baptême de l'Esprit. Elles parlent du scellement, du revêtement de la puissance, elles parlent de la conduite de l'Esprit, elles parlent de l'enseignement par l'Esprit.

En ce qui concerne la nouvelle naissance, je ne vois qu'une seule possibilité pour répondre à cela pour l'instant, avec les mots de frère Branham. Il a dit : « Ce n'est que lorsque l'homme a été baptisé d'Esprit, que l'œuvre de la nouvelle naissance est achevée », que l'œuvre de la nouvelle naissance est achevée, ou alors que la conversion est achevée. Ce n'est que lorsque l'homme a reçu une réponse de Dieu, une réponse directe qu'il a été accepté, que sa repentance, sa foi, sa conversion, son retour à Dieu, ce n'est que lorsque cela a été vraiment accepté par Dieu, ce n'est que lorsque Dieu donne la réponse.

La réponse de l'homme qui vient à Dieu, consiste dans le baptême d'eau, afin d'accomplir toute justice et afin d'obéir. Celui qui devient croyant et ne se fait pas baptiser, qui refuse d'être baptisé ou de se laisser baptiser, un tel homme est désobéissant. Il n'a pas besoin d'attendre que Dieu lui donne le baptême de l'Esprit. Vous pouvez lire dans la Bible ! Tous ceux qui, dans le temps des apôtres, ont été baptisés par l'Esprit, se sont ensuite fait baptiser dans l'eau.

Il est arrivé que pendant la prédication, des gens aient tout expérimenté directement, la repentance, la foi, la nouvelle naissance, le baptême de l'Esprit, le renouvellement, tout, une conversion complète. Quand je lis la prédication de Pierre, cela s'est fait en moins de dix minutes. Il venait d’ouvrir la bouche et avait dit : Vous savez tous ce qui s'est passé dans le pays des Juifs avec Jésus de Nazareth que Dieu a oint, et ainsi de suite ; et il était sur le point de commencer la prédication, et il dit : « Dieu l'a ressuscité des morts le troisième jour, nous en sommes témoins » ; et avant qu'il ne s'en rende compte, il n'était pas seulement témoin de la résurrection, mais il était témoin que l'Esprit de Dieu était descendu !

La question devrait être posée un peu différemment. Vous savez, même si je laisse de la place pour les questions, je remarque –et je ne dis pas cela pour critiquer mais avec mélancolie dans mon cœur– je remarque que lorsque frère Branham recevait des questions et qu'il n'y avait pas de temps d'approfondir le sujet, sa réponse ne touchait pas toujours le cœur du problème, parce qu'il était tout simplement débordé.

Et voici un exemple de question qui lui avait été posée : Les sept tonnerres sont-ils dans les sept sceaux ? Puis il dit : « Oui, c'est bien de cela qu'il s'agit, dans les sceaux », c'est tout. Mais, vous voyez bien que c'est une question piège ! Il a répondu en un clin d'œil. Et s'il savait ce que les gens font aujourd'hui avec une telle réponse, alors il se retournerait dans la tombe ! Une autre question était –elle était tout aussi bien une question piège– la question était : « Dans Apocalypse chapitre 20 verset 4, est-ce qu'il s'agit de l'épouse complète ? » ; et puis il répond : « Oui, Apocalypse 20 : 4 rend l'épouse complète ». Point. Question suivante. Apocalypse 24 n'a rien à voir avec l'épouse ! Ce sont les martyrs qui ont donné leur vie après l'enlèvement pour le témoignage de Jésus. S'il avait pris le temps, il aurait pu dire : « Oui, c'est en partie vrai, car ceux qui seront encore ajoutés à l'épouse avant l'établissement du royaume millénaire », car tous ceux qui seront ressuscités avant l'établissement du royaume millénaire ou du millénium font partie de la première résurrection. Oui, mais comme je l'ai dit, une réponse en une seule phrase, et les gens prennent maintenant ce passage et disent : « C'est ici ce que le prophète a dit ». Et c'est moi qui me retrouve alors dans le pétrin, n'est-ce pas ?

Mais comme je l'ai dit, la question est de savoir si la nouvelle naissance est le baptême de l'Esprit, ou si le baptême de l'Esprit est la nouvelle naissance. Oui, c'est une formulation difficile.

Le Seigneur Jésus n'a jamais utilisé le mot baptême de l'Esprit. Il a seulement dit : « À moins que quelqu'un ne naisse de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 : 3). Et dans 1 Pierre chapitre 1 verset 23, naître de nouveau par la semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu, et également dans Jacques 1 verset 18 : « Il nous a engendré selon Sa volonté, par la parole de vérité ».

Pour autant que je puisse en juger, voici comment cela se passe : L'homme est convaincu par l'Esprit de Dieu de son état de perdu d'incrédule et de condamné, et puis, dans son état de perdition, il crie à Dieu pour son secours, il reconnaît ce qu'il a fait, que ce qu'il a fait n'était pas juste devant Dieu, il se repent, éprouve du remords et dit : « Seigneur, pardonne-moi » et il le dit en larmes, le cœur brisé et l'esprit humilié. Un tel homme qui est ainsi conduit à la repentance et prend connaissance de ses péchés. Il n'y a pas de repentance sans reconnaissance de ses péchés. Il n'y a pas de conversion sans repentance, sans remettre les choses en ordre et sans réparer, comme l'a dit l'un d'eux : « Là où j'ai trompé, je rendrai au quadruple » (Luc 19 : 8). Certaines choses en font partie, oui.

Mais, pour en rester à cette parole sur la nouvelle naissance, nous voulons dire que la naissance se fait par la parole et l'Esprit en ceux qui ont accepté le pardon dans la foi au travers du sang ou l'alliance par le sang. Il y a des gens qui se sont tournés vers Dieu, qui se sont repentis, qui ont compris la signification de Golgotha sans avoir reçu la semence divine de la parole pour créer la possibilité qu'une nouvelle vie puisse émerger ; car la vie était à l'origine dans le sang, mais elle a été libérée lorsque le sang a été versé, afin de vivifier la semence de la parole et de faire naître en quelqu'un cette nouvelle vie divine par l'Esprit.

Une chose est la naissance de l'Esprit, et l'autre chose est d'être rempli par l'Esprit. C'est ainsi que nous l'avons vu. Que Dieu nous aide ! Mais cela sera probablement aussi vrai ou aussi correct. L'important est que nous ayons fait l'expérience de Dieu et que nous ne demandions plus : « Suis-je né de nouveau ? » ou : « Ne suis-je pas né de nouveau ? ». Je vous le dis tel que c'est réellement : Tout cela aboutit à ce que les croyants ne croient plus que les nés de nouveau ne soient pas nés de nouveau, que les convertis ne soient pas convertis, que les baptisés de l'Esprit ne soient pas baptisés de l'Esprit. Cela aboutit à une catastrophe.

C'est probablement pour cela peut-être que notre proclamation était trop superficielle, je ne sais pas, mais d'une manière ou d'une autre, la crainte de Dieu a disparu et la rupture, et le besoin de Dieu ne nous anime plus comme au début. Qui se souvient des débuts, des tiens, les miens, les nôtres ? Oui, comment c'était au début ?

Et lorsque Pierre dit dans son témoignage que les croyants parmi les Juifs étaient surpris que le don du Saint-Esprit ait été répandu sur les païens, et il dit : « Peut-on refuser le baptême d'eau à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit comme nous l'avons reçu au commencement ? ». Ce qui m'importe réellement ou qui devrait nous importer tous, c'est que nous expérimentions une nouvelle naissance telle qu'elle est écrite dans ce livre, une nouvelle naissance dont le résultat est le suivant : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5 : 17).

Que cela se confirme et qu'il en soit exactement de même avec le baptême de l'Esprit ! Que nous ne nous reposions pas avant, mais que nous ne nous reposions que lorsque Dieu nous aura conduit au repos, selon la parole de l'Écriture en l'occurrence Ésaïe 28 : 20, il est dit : « On dit ici un peu, là un peu et ainsi de suite, et puis précepte sur précepte, règle sur règle », et puis il est dit : « Laissez reposer celui qui est fatigué ; voici le lieu de repos ! ». (Ésaïe 28 : 12) ; et puis il y a un repos pour le peuple de Dieu (Hébreux 4 : 9). Alors, par comparaison, si Josué les avait conduits au repos, il n'aurait pas été nécessaire de parler d'un autre jour où ils seraient conduits au repos. Non.

Je crois que Dieu veut notre bien. Il ne veut pas que l'un d'entre nous manque ce jour-là. C'est pourquoi nous devrions tous, tous, du premier au dernier, aspirer à expérimenter une conversion biblique, une nouvelle naissance biblique, un baptême de l'Esprit biblique. Et je n'ai pas besoin de dire à quelqu'un à quoi ça ressemble. Je n'ai besoin de le dire à personne ! Je n'ai pas besoin de dire à qui que ce soit comment on l'expérimente. Chaque personne qui devient croyant peut en faire l'expérience personnelle avec Dieu. Assurons-nous d'une chose : Que cela soit en accord avec les Écritures.

Tous ceux qui ont été baptisés de l'Esprit dans la Bible, ont eu une expérience surnaturelle avec Dieu. Ce n'était pas seulement des sentiments, ce n'était pas seulement de la joie, c'était l'Esprit de Dieu Lui-même. L'Esprit de Dieu est descendu, l'Esprit de Dieu a rempli, l'Esprit de Dieu a parlé, l'Esprit de Dieu a agi, l'Esprit de Dieu a révélé. Ce n'était pas quelque chose qui était fait, mais quelque chose qui s'est passé en l'homme, et on ne sait pas ce qui nous arrive en de tels moments. Sommes-nous certains que nos expériences soient semblables à celles décrites dans la Bible ?

Je sais que frère Branham, il y a dû voir comment sur la côte ouest des États-Unis, des millions, peut-être entre quatre ou six millions de pentecôtistes ont foulé aux pieds la parole révélée quand il prêchait là-bas, il devait dire : « Oui, vous pouvez même parler en langue jusqu'en enfer, cela ne vous servira à rien, à moins que vous ne respectiez Dieu et n'acceptiez ce qu'Il a dit dans Sa parole ». C'était un côté de la médaille. L'autre côté était qu'il disait : « Ne cessez pas de prier, ne quittez pas cette pièce. Il y a d'autres pièces et les frères qui sont là prieront pour vous jusqu'à ce que vous soyez connectés et ayez reçu le baptême de l'Esprit ». Là aussi, il est absolument nécessaire de savoir à quel public il s'adressait.

Quand je lis les saintes Écritures, je dois aussi faire la distinction entre ce que le Seigneur a dit aux scribes, aux pharisiens et ce qu'Il a dit aux disciples ; et cela vaut encore jusqu'à aujourd'hui. Il faut faire la différence, distinguer à qui le Seigneur S'est adressé, pour pouvoir ensuite classer correctement les choses.

Si l'un d'entre nous ici, par exemple, voulait appliquer à lui-même le passage que je viens de citer, ce serait une erreur, ce ne serait pas correct. Il a dit cela à ceux qui faisaient des louanges, des alléluias avec des acclamations et chantaient avec des applaudissements sur l'estrade. Ils faisaient du bruit avec leurs mains ou encore avec leurs bouches et ainsi de suite, mais ils passaient à côté de Dieu, ils ne s'intéressaient à rien d'autre, toujours : « Alléluia ! Loué soit le Seigneur ! », n'est-ce pas, et Dieu était là agissant, envoyant Son prophète, et ils ont dit : « Oh ce vieil homme ! Il n'écoute même pas ! ». Oui, je pourrais vous en dire encore bien plus.

Voyez-vous, il faut savoir quand un prophète est irrité dans l'Esprit. Ça aussi, il faut le savoir. Pensez à Élisée, quand ces enfants sont sortis, et lui, tout comme moi, avait une tête sans cheveux, et les enfants ont dit : « Oh ! Homme chauve, homme chauve ! Élie est monté au ciel, et pourquoi tu n'es pas monté avec lui », et cela n'a pas plu à Dieu ; et le prophète s'est irrité et a dit… vous connaissez l'histoire, et qu'est-ce qui s'est passé ? Des ours sont venus et ont dévoré les quarante-deux enfants sur place, ils les ont tués. Ne me demandez pas d'où venaient les ours. Je ne sais même pas d'où venaient les enfants ! Vous comprenez ? Mais Dieu a immédiatement rendu jugement, parce qu'un prophète s'est irrité.

J'ai remarqué plusieurs fois que frère Branham s'était irrité dans l'Esprit, oui, il s'était irrité dans l'Esprit ; et quand il parlait de Los Angeles, de la côte Ouest, de la faille de San Andreas, et ainsi de suite, souvenez-vous des paroles : « Oh ! Ville qui te nomme toi-même d'après le nom des anges, et ainsi de suite, si les miracles qui ont eu lieu en Sodome et à Gomorrhe avaient eu lieu en toi, ils seraient encore debout aujourd'hui ». Et puis, on le remarque tout de suite, il faut peut-être pouvoir ressentir acoustiquement et entendre directement la prédication. En lisant, on ne remarque pas s'il parle doucement ou s'il parle fort, quel est le ton et la voix, mais en écoutant, c'est vrai, frères, c'est vraiment vrai, en écoutant, on peut remarquer exactement si l'accent est mis sur la chose, et si l'Esprit de Dieu pénètre avec puissance ou si ce ne sont que des paroles en l'air. Et c'est pourquoi il faut distinguer où se trouve quoi, dans quel contexte, à qui cela est dit. C'est bien là le problème.

Prenez l'exemple de notre Seigneur. Il a dit dans le mandat missionnaire : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé » et ainsi de suite ; « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru ». C'est une promesse qui s'adresse à ceux qui sont devenus croyants. Comparez cette déclaration avec Matthieu 7 verset 21 : « Beaucoup viendront en ce jour et diront », oui, mais Il avait donné l'ordre ! Ils ont fait ce qu'Il a dit, n'est-ce pas ? C'est bien Lui, le Seigneur, qui a donné l'ordre, n'est-ce pas ? Il a donné l'ordre ! Et maintenant, voici les gens qui viennent, qui ont apparemment obéi selon Son ordre, et s'attendent à une grande louange et récompense, à ce que le Seigneur les tape sur l'épaule et leur dise : « Mes amis, vous avez bien fait, pas avec l'argent, mais avec les dons, n'est-ce pas ? » ; non ! Il leur dit : « Éloignez-vous de Moi, vous qui commettez l'iniquité ».

Oui, quand je prie aujourd'hui pour les malades, dois-je avoir peur qu'ils me disent : « Oh malheur ! Je vais maintenant rentrer la tête dans les épaules, car je pourrais bien faire partie de ceux à qui Il dira : Éloignez-vous de Moi, vous qui commettez l'iniquité » ? Alors, où se trouve la limite ?

Comme je viens de le dire, il faut savoir exactement à qui le Seigneur S'adresse pour savoir à qui Il parle. Ici, Il S'adresse à ceux qu'Il a appelés, qu'Il a établis, qu'Il a envoyés, et Il était avec eux pour confirmer Sa parole par des signes qu'Il accomplissait ; mais Il ne parlait pas des colporteurs, Il ne parlait pas des menteurs ! Il parlait de Ses disciples qu'Il avait Lui-même appelés et envoyé.

Dans Matthieu 21, l'histoire est complètement différente, des gens viennent, on pourrait même dire que des grands évangélistes, je n'y peux rien, et ils disent : « N'avons-nous pas agi en Ton nom ? N'avons-nous pas fait tout ce que Tu nous as demandé ? ». Le Seigneur ne les contredit pas du tout ! Il les laisse dans leurs croyances, Il dit : « Éloignez-vous de Moi, vous qui commettez l'iniquité, Je ne vous ai jamais connus ».

Je crois que je vous l'ai dit mercredi dernier, le mot connu est une traduction qui remonte à Genèse : « Il connut sa femme » (Genèse 4 : 1). Cela signifie donc une relation intime et une communion l'un avec l'autre. Et connaître signifie avoir fait la connaissance de quelqu'un. Quelqu'un, qui qu'il soit, les vrais enfants de Dieu ont les deux : ils ont reconnu le Seigneur parce qu'ils sont maintenant liés à Lui, et ils Le connaissent par Son nom comme Il les connaît par leur nom.

Mais je ne voulais pas aller aussi profondément dans ce sujet. Je voulais seulement montrer combien il est important de sonder les Écritures, de voir et de trouver le contexte, et de savoir à qui Il s'adresse ici, et alors nous savons exactement. Regardez, c'était même le cas en ce qui concerne les questions. Vous pouvez le voir dans le Nouveau Testament. Il y avait deux types de personnes, peut-être même plus, qui posaient des questions : Les scribes avaient toujours quelque chose en tête ; quand Il traversait le pays ou le champ, il se passait toujours quelque chose, que ce soit le sabbat ou autre chose, ils voulaient toujours piéger le Seigneur. Il en était autrement des disciples, qui disaient : « Seigneur, ne peux-Tu pas nous éclairer ? », alors Il les prit à part, Il leur dit : « Il vous a été donné de connaître le mystère du royaume de Dieu, mais pas aux autres ».

Et quand Il a ainsi réprimandé les scribes, de la nuque au talon, dans Matthieu 23, vous savez bien qu'il s'agit là de la réprimande des scribes que le Seigneur dénonce sans cesse pour ce qu'ils sont, avant de leur faire des reproches. Le Seigneur n'aurait jamais pu parler ainsi à un enfant de Dieu, comme Il a parlé aux scribes ; et même aux Juifs, à qui Il a dû dire dans Jean 8 : « Vous avez pour père le diable ». Oui, c'était dur. Le langage d'Abraham et de Moïse, et tout ce qu'Il avait à dire, et puis Il dit : « Abraham n'a pas fait ce que vous faites ». Vous connaissez tous les paroles de Dieu. Et puis Il a continué.

Revenons à la question initiale. Je crois que, par le baptême de l'Esprit, l'homme reçoit le témoignage de Dieu qu'il est devenu croyant, qu'il a été accepté, et qu'il a expérimenté une conversion et une nouvelle naissance par un baptême de l'Esprit biblique. Tu n'as pas dit amen, frère Moïse. J'attendais un amen. Je t'en prie, frère Moïse. C'est comme tu viens de le dire, et c'est aussi ce que frère Branham aurait dit.

C'est bien sûr comme ça avec moi. Je dois ramener tout à la parole et je n'ai pas d'autre choix. Je lis les Actes des Apôtres, et les Actes des Apôtres demeurent le modèle contraignant et valable jusqu'à la fin. Je ne peux pas me permettre de prendre une déclaration et de la considérer ensuite comme contradictoire. Je dois considérer toutes les déclarations, qu'elles soient dans la Bible ou qu'elles aient été faites par frère Branham, comme complémentaires les unes les autres. On ne peut pas considérer une déclaration de manière isolée, car on n'a pas alors une vue d'ensemble. Il faut donc examiner ce qui a été dit sur un sujet, oui, de tous les côtés, le considérer sur tous les aspects, l'entendre, oui, sur tous les côtés, puis se poser la question avec la main sur le cœur : ai-je expérimenté cela ?

Je trouve dans les Actes des Apôtres que Jean et Pierre sont venus à Jérusalem pour imposer les mains aux croyants afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. Les gens étaient devenus croyants, ils avaient également été baptisés dans le nom de Jésus-Christ. Je ne sais pas s'ils ont expérimenté une nouvelle naissance ou s'ils ont expérimenté la nouvelle naissance par le baptême de l'Esprit. Peu m'importe qu'ils aient expérimenté le baptême de l'Esprit par la nouvelle naissance ou la nouvelle naissance par le baptême de l'Esprit, cela n'a aucune importance pour moi, ou que ce soit les deux expériences différentes, cela ne m'importe pas tant que j'ai expérimenté tout ce que je dois expérimenter pour ne pas rester lié à cette terre le jour où le Seigneur reviendra, mais que je porte en moi la puissance transformatrice qui peut transformer le mortel en immortel.

Je ne sais pas, je ne suis pas satisfait avant cela, et je souhaite également que nous ne le soyons pas tous, que nous ne soyons pas satisfaits avant que cela ne se passe. Que nous nous reposions en Dieu, mais que nous Lui disions néanmoins : « Seigneur, s'il y a quelque chose que Tu veux encore me donner, alors fais-le. Je suis ouvert et prêt à le recevoir ». Je pense que c'est la bonne attitude à avoir envers Dieu.

Si nous prenons des situations isolées, alors nous mettons en lumière un aspect, puis un autre et ainsi de suite. Non. Nous devons tout considérer de manière équilibrée, et alors nous aurons l'équilibre par la grâce de Dieu.

Nous avons entendu dans la parole d'introduction que la foi vient de la prédication. À l'époque, on ne prêchait pas du tout sur le baptême de l'Esprit. Les gens devenaient croyants, et ils étaient baptisés de l'Esprit, et ils naissaient de nouveau pour une expérience vivante. Je ne veux pas poser la question, car cela ne se fait pas, mais je suis convaincu que certains ici attendent néanmoins de recevoir davantage de Dieu, vraiment un revêtement de la puissance d'en haut.

Et je peux à nouveau citer frère Branham. Nous pouvons nous aligner ici à trente personnes, et chacun pourrait citer et probablement dire quelque chose, donner une citation et dire quelque chose de différent. J'ai une cassette sur les questions et les réponses, et il a clairement expliqué qu'il s'agit de deux expériences différentes. Il a donné l'exemple d'une cruche ou d'un vase qui est sale, qui est ensuite pris, c'est-à-dire sauvé, puis est mis dans l'eau, rincé, lavé jusqu'à ce qu'il soit propre comme neuf. Il dit : « Oui, mais le vase est certes propre, il brille, il est comme neuf, mais il n'est pas rempli ! », puis il dit : « S’il n'est pas rempli, il ne sert à rien ! Il est juste là. Mais s'il est rempli, alors il est mis en service ».

Et il semble que ce soit ainsi. Par la nouvelle naissance, nous devenons des vases, nous naissons de nouveau, nous sommes des fils et des filles de Dieu, nous avons la vie éternelle, sans question, sans doute, oui. Mais lorsque l'Esprit vient dans le vase pour le mettre au service pour l'édification de l'Église du Dieu vivant, alors s'accomplit 1 Corinthiens chapitre 2 : Il n'y a qu'un seul Seigneur, mais plusieurs ministères ; un seul Esprit, mais diversité de dons ; un seul Dieu, mais diversité de ministères ; et chacun à est donné la manifestation de l'Esprit pour l'utilité commune. N'est-ce pas ?

Nous pourrions beaucoup nous approfondir à ce sujet, mais prions pour que Dieu nous accorde à tous ce dont nous avons besoin. Amen !