Ewald Frank
HEUREUX L'HOMME QUI SE CONFIE EN L'ÉTERNEL. IL EST COMME UN ARBRE PLANTÉ PRÈS DES EAUX
JÉRÉMIE : 17 : 7 À 14
Prêché à Krefeld le 24 juin 1987 à 19 heures 30
(Retransmis le 28 juin 2025)
Nous avons chanté dans le cantique : « Je suis heureux, je suis heureux ! Quel repos céleste dans le Seigneur ! », et comme d'habitude, mes pensées sont revenues à l'époque où le Seigneur marchait sur la terre ; il y avait alors des gens qui se sentaient très bien en présence du Seigneur, ils recherchaient Sa présence, Sa proximité, aucun chemin n'était trop long, aucun voyage trop pénible. Nous pensons aux Grecs qui sont venus à Jérusalem, ils n'avaient qu'une seule question, une seule demande dans Jean 12 verset 21 : « Nous voudrions voir Jésus ». Et puis, il y en avait d'autres qui ne se sentaient pas bien en Sa présence, pas bien du tout, les scribes, les pharisiens, tous ces gens-là ne se sentaient pas chez eux en Sa présence. Chaque fois qu'Il disait quelque chose, ils se sentaient interpellés. Au lieu d'entendre ce qu'Il disait, ils prenaient déjà position contre Lui dans leurs pensées ! Mais il y en avait d'autres qui étaient suspendus à Ses lèvres, qui écoutaient chaque mot.
Et puis, il y avait encore ceux que l'on pourrait appeler le cercle intérieur, ceux à qui Il a dit dans Marc 4 verset 11 : « À vous, il est donné de connaître le mystère du royaume de Dieu ». Et je crois que c'est de Jean dont il est question dans le récit, où il est dit qu'il reposait directement sur la poitrine du Seigneur, il se sentait particulièrement à l'aise là. Il y avait aussi quelques femmes, on rapporte qu'elles L'aimaient et Le servaient. Les personnes à qui Il avait fait preuve de miséricorde l'aimaient profondément ! Elles se savaient aimer de Lui et L'aimaient en retour d'un amour profond.
Et je pense là à la femme dont parle l'évangile… il y a en tout six maris… mais il y avait une femme qui entra dans la maison de Simon… Cet homme s'appelait-il Simon ? Je crois que oui, Simon. Je ne connais pas très bien les évangiles, mais je les connais quand même ; et elle est entrée, et a su immédiatement où elle devait aller, à savoir vers Jésus. Elle savait aussi qu'elle ne devait pas regarder vers le haut mais vers le bas, c'est-à-dire s'incliner devant Lui. Elle s'est tout d'abord ouverte, bouleversée, en pleurant à Ses pieds ; et Simon n'a pas accueilli le Seigneur, il ne Lui a pas lavé les pieds, il ne Lui a pas versé d'huile sur la tête, mais cette femme se sentait tout simplement bien, son cœur s'est ouvert et elle a été très touchée, émue ; elle pleura à chaudes larmes, lava les pieds du Seigneur et les sécha avec ses cheveux.
Et le scribe pensa en lui-même : « Si cet homme est un prophète, il devrait savoir qui est cette femme ! ». Le Seigneur savait non seulement qui était cette femme, mais Il savait aussi qui était ce pharisien. Il savait les deux ! Et Il dit dans Luc 7 verset 45 : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. Tu m'as invité, tu ne M'as pas accueilli, tu ne M'as pas lavé les pieds, tu ne M'as pas donné de baiser » ; c'était de toute façon la coutume entre amis, et quand quelqu'un était le bienvenu, c'était pareil ; et puis Il dit : « Cette femme, cette femme qui est entrée ici, a fait tout ce que tu as négligé de faire ; et elle a beaucoup aimé parce qu'elle a beaucoup été pardonnée ».
L'amour fait du bien, l'amour se manifeste, se révèle, l'amour s'exprime ; la haine s'exprime aussi, la rancœur s'exprime aussi, la colère s'exprime aussi. Combien d'entre vous savent comment s'exprime la colère ? Y a-t-il parmi nous des personnes qui savent comment s'exprime la colère ? Oui, il y en a, peut-être pas chez vous, mais l'homme le sait de sa femme, la femme de son mari, les enfants de leurs parents, les parents de leurs enfants. Personne ne le sait vraiment de soi-même, hein ? Mais vous savez comment c'est. Tout s'exprime d'une manière ou d'une autre, et on le ressent aussi. On peut ressentir de la jalousie, de l'envie, de la haine ; on peut ressentir beaucoup de choses, mais aussi de l'amour. On peut ressentir l'amour.
Et si nous arrivons à ce que l'amour de Dieu puisse s'exprimer à travers nous comme d'autres choses se sont déjà exprimées parfois, alors tout irait bien pour nous tous. Le croyez-vous ? Oui, oui. Si nous arrivons à ce que le divin puisse se manifester à travers nous, comme les autres choses ! Nous sommes croyants depuis longtemps, et c'est pourquoi nous avons déjà oublié toutes ces mauvaises choses qui se font ressentir, n'est-ce pas, car elles remontent à longtemps, à longtemps, à longtemps.
Mais maintenant, Dieu veut pouvoir Se manifester, que l'homme nouveau puisse vraiment se révéler, et que la nature de Jésus Lui-même puisse être vécue à travers nous, puisse rayonner à travers nous. Nous devons avoir l'amour de Dieu à un tel point qu'il déborde !
Vous savez, bien que tant que les gens sont seulement en colère, ce n'est pas grave. Cela ne devient grave que lorsque la colère éclate, lorsque le vase déborde. C'est seulement alors que l'on ressent quelque chose. Il devrait en être de même avec l'amour de Dieu : Il faudrait qu'il déborde pour que nous puissions le ressentir. Ce serait bénéfique, cela guérirait, cela ferait des miracles en nous, sur nous et à travers nous tous.
Qui peut croire que Dieu peut remplir nos cœurs d'un amour si grand qu'il devient tangible, que l'on peut le ressentir comme on ressent les autres choses, soi-même ou chez les autres ? Mais, Dieu est amour, et celui qui demeure en Dieu, demeure dans l'amour. Et cela dit presque tout : Celui qui demeure dans l'amour demeure dans la parole, car nous lisons dans 2 Thessaloniciens 2 à propos de l'amour de la vérité, et la vérité est la parole de Dieu. Ainsi l'un s'imbrique dans l'autre.
Cette pensée que l'auteur du cantique exprime dans le cantique : « Je me sens bien dans le Seigneur ! Quel repos céleste », ce cantique m'a amené à réfléchir au fait que beaucoup se sentaient bien auprès du Seigneur, d'autres pas du tout. Il y avait et il y a encore aujourd'hui des personnes de cette catégorie et de l'autre. Je crois que nous pouvons dire sincèrement : plus nous sommes proches du Seigneur, plus nous nous sentons bien. Lorsque nous avons l'impression d'être un peu éloigné du Seigneur, c'est un sentiment désagréable, un sentiment grave. Lorsque nous avons l'impression d'être proche du Seigneur, c'est un sentiment agréable.
Un compositeur chante : « Près de Jésus, près de Jésus, l'air du ciel nous enveloppe », mais au loin certaines choses sont très différentes ; mais Dieu di : « Je ne suis pas un Dieu lointain, mais un Dieu proche ». Et Il nous a demandé de nous approcher de Lui, afin qu'Il S'approche de nous et prenne soin de nous.
Il y a ensuite cette parole magnifique, Éphésiens 2 verset 17 :
« Il a apporté la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches… et nous a réconciliés tous en un seul corps par la croix ».
Les deux : Ceux qui étaient loin, c'était les nations, les peuples païens ; et ceux qui étaient proches, c'était les Juifs. Il est venu pour réconcilier avec Lui, même tous ceux qui étaient loin et ceux qui étaient proches, par la croix.
Revenons rapidement à la parole de Jérémie. Jérémie chapitre 16. C'était Jérémie chapitre 16 verset 19 :
« Ô Seigneur, toi ma force et ma forteresse, mon refuge au temps de la détresse ! ».
Je crois qu'il y a un passage dans le prophète Ésaïe qui dit qu'à cette époque, c'est-à-dire pendant le millénium, le Seigneur sera à nouveau présent jour et nuit sur Son peuple. Je pense aux paroles d'Ésaïe 4. Dans Ésaïe 4, il est écrit au verset 4 :
« Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion, et purifié Jérusalem du sang qui est au milieu d'elle, par l’Esprit de justice et par l’Esprit de la purification. Alors le Seigneur créera sur tout l'étendue de la montagne de Sion et sur l'assemblée de ceux qui s'y trouvent, une nuée le jour avec de la fumée, ainsi qu'un éclat de feu flamboyant pendant la nuit ; car la gloire du Seigneur sera un abri et une protection sur tous ceux qui sont sur toute la montagne de Sion, et il y aura une hutte pour faire de l'ombre contre la chaleur du jour, un refuge et un abri contre l'orage et la pluie ».
Quelle parole merveilleuse ! Je ne sais pas qui c'était, un esprit brillant qui avait trop de temps libre, mais quelqu'un a calculé combien de camions il fallait chaque jour pour transporter la manne nécessaire à tout le peuple d'Israël ! J'ai oublié le nombre de camions et le nombre de tonnes. Il faudrait que je le relise, mais Dieu est un Dieu attentionné, un Dieu qui prend soin. Réfléchissez, il y avait, je crois, six cent mille hommes, si je me souviens bien du chiffre dans la Bible, sans compter les femmes et les enfants, et tout ce que cela représente, tout ce qui était consommé chaque jour ! Et nous lisons que Dieu a pris soin d'eux pendant quarante ans, qu'Il les a nourris et abreuvés ! Et nous en avons fini. Sans réfléchir à l'ampleur de la tâche ! Il a fallu que tout le ciel descende pour nourrir quotidiennement cette foule ! Et cela représente certainement des tonnes, mais Dieu l'a fait ; Il a promis, Il a prononcé une seule parole, et tout était à Son service. Il pouvait s'asseoir ! Il Lui suffisait de le dire. Sa parole était un ordre saint pour les anges, pour les éléments, pour tout. Ce qu'Il disait était un ordre saint pour tout et pour tous, et cela devait se faire, parce que sa bouche sainte l'avait dit.
Je suis tout à fait honnête, j'étais dans le désert, et j'ai parfois pensé à la chaleur à laquelle ces gens étaient exposés et, comment pouvaient-ils dormir ? Comment pouvaient-ils vivre, habiter ? Où pouvaient-ils se changer et faire ceci ou cela ? Mettez-vous dans une telle situation ! Mais quand on y réfléchit, Dieu était dans la nuée au-dessus de tout Son peuple : Ils étaient protégés du soleil, de la pluie et de tout ce qui pouvait arriver ; et s'il faisait froid la nuit, Il était là, dans la lueur du feu, pour les réchauffer ! Il faut réfléchir à la sagesse, à l'amour, à la sollicitude et à la fidélité éternelle avec laquelle Dieu a pourvu à tout.
A-t-Il oublié quelque chose jusqu'à aujourd'hui, que quelqu'un aurait dû Lui rappeler, et Lui dire : « Il manque quelque chose ici » ? Il ne manque rien ici ! Ce qui manquait aux hommes, c'était la reconnaissance et la compréhension de la bonté et de la sollicitude de Dieu à leur égard.
Quand j'ai lu ici dans le prophète Ésaïe, qu'il en sera de nouveau ainsi dans le millénium, qu'Il sera à nouveau un refuge et un abri pour tout le pays, que rien ne leur arrivera car Il sera le Seigneur et le Dieu de Ses villes, Il veillera à ce qu'il y ait refuge et abri, tout sera là. Mais nous voulons remercier Dieu, le remercier de S'être révélé comme le vivant parmi Son peuple. Il l’a fait pour Se faire un nom et une gloire éternelle. Et qui devrait le louer ? Ceux à qui Il S'est montré si fidèle ! Je crois que nous devons encore apprendre cela.
Nous aussi, nous devons réfléchir et méditer sur l'abondance de la manne que Dieu nous a donné. Nous n'en remplirons peut-être pas des camions, mais je vous le dis, Dieu nous a révélé et accordé la manne cachée, ce qui était caché depuis la fondation du monde, ce auquel les autres n'avaient pas accès et qui ne leur était pas accordé, cela nous a été révélé et nous a été accordé.
Cela ne nous servirait à rien de savoir ce que Dieu a fait pour les autres, si nous ne regardions pas à nous-mêmes et ne comprenions pas ce que le Seigneur a fait pour nous. Et on s'en rend particulièrement compte quand on parle avec des gens, on se rend alors compte que personne ne peut rien donner à l'autre. Seul Dieu peut ouvrir le cœur et la compréhension pour les Écritures, et révéler les mystères ; sinon nous lisons les lettres, et elles restent mortes, et nous restons aussi morts. Mais, lorsque l'Esprit rend la lettre vivante, alors nous savons que la parole est Esprit et vie, et c'est à ce moment-là qu'elle produit aussi en nous la vie de l'Esprit.
Je continue à lire dans Jérémie 17, au verset 7 :
« Béni soit l'homme qui se confie dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l’assurance ! ».
Nous devons également apprendre cela, nous réfugier en Lui, car Il est notre assurance. Et quand tout vacille et se brise, chante un compositeur, Tu restes ma confiance !
« Béni soit l'homme qui se confie dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l’assurance ! Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, et qui étend ses racines vers le ruisseau ; il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; même pendant les années de sécheresse, il ne s’inquiète, et il porte du fruit sans cesse ».
Certes, et nous le reconnaissons tous, car nous sommes sincères, honnêtes : Il y a une sécheresse dans le pays. Nous le reconnaissons, n'est-ce pas ? Ne sommes-nous pas honnêtes, sincères ? Nous ne disons pas cela par incrédulité, non. Nous le disons parce que c'est ainsi, et que nous savons que cela ne restera pas ainsi, mais, selon la parole de l'Écriture, même dans les jours et les temps arides, si nous avons vraiment été plantés par Dieu près des cours d'eau, nous avons l'assurance que notre feuillage restera vert ; nous n'avons pas à craindre les années de sécheresse, et nous porterons des fruits sans cesse. Telle est la promesse de la parole de Dieu.
Et quelqu'un qui se tient au bord de l'eau peut déjà voir la surface qui s'assèche, mais cela n'a rien à voir avec lui. Ses racines ne vont pas vers la sécheresse. Ses racines vont vers le ruisseau. C'est ce que nous avons lu ! Ou, est-ce que je devrais le relire ? Mais l'homme qui se confie au Seigneur, celui dont le Seigneur est l’espérance, celui-là est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant.
Si un arbre est tordu, on peut le planter près de l'eau, et il étendra ses racines dans la mauvaise direction ; et il peut alors arriver qu'il reproche à l'eau de l'avoir fait dépérir. Mais ici, nous avons lu qu'il s'agit d'un homme béni, non pas d'un homme maudit, mais d'un homme béni, qui étend ses racines vers le ruisseau. Et c'est ce genre d'homme que nous voulons être. Nous pouvons être ce genre d'homme.
Et quand nous regardons le pays et voyons tout submergé par la chaleur et desséché, nous sommes plantés ici, près des ruisseaux ! Et nos racines vont vers le ruisseau, vers l'eau. Alors le pays peut être si sec que l'on entend craquer et grincer sous nos pieds, le feuillage de celui qui est planté près du ruisseau reste vert, il reste vert même en période de sécheresse. Alléluia ! Et il porte des fruits sans cesse. Loué soit Dieu !
Mais nous devons aussi réapprendre à approuver les paroles de Dieu et les accepter intérieurement, et à dire : « Oui, Seigneur, il en est ainsi ». Et peut-être avons-nous besoin d'un petit repiquage. Cela peut arriver. Tous les arbres ne sont pas toujours plantés au bon endroit. L'arbre est toujours bon, c'est seulement la plantation qui n'est pas toujours réussie. Alors le Seigneur est présent pour nous, pour voir notre désir. Je vous le dis, les racines ont à voir avec ce désir, avec cette pousse qui s'étire. Qui s'étire vers quoi ? Pas vers la sécheresse du pays, mais vers l'eau, vers le rafraîchissement, vers la vivification, vers la puissance.
Et c'est pour cela que nous sommes ici ce soir, pour nous assurer que notre extension va vers l'eau, et que la certitude vient dans notre cœur que le Seigneur ne nous laissera pas dépérir, dessécher, même en période de sécheresse. Il y a des gens qu'Il préserve même dans les temps de sécheresse. Ils portent du fruit sans cesse ! Et puis le verset 12 :
« Ô ! Trône de gloire, élevé dès le commencement, lieu de notre sanctuaire ! Espérance d'Israël, ô Seigneur ! Tous eux qui t'abandonnent seront confus ; et les noms de tous ceux qui se détournent de toi seront inscrits dans la poussière de la terre, car ils ont abandonné le puits de la source d'eau vive, le Seigneur ».
Nous pourrions maintenant passer à 1 Corinthiens 10, où il est écrit au sujet du rocher spirituel qui était Christ, auquel le peuple d'Israël a bu. Oui, amen ! Dieu a pourvu à cela. Ce n'est pas un rocher ou une pierre terrestre, mais un Rocher vivant qui a accompagné le peuple d'Israël. Voyez comment Dieu peut Se révéler, Se départager et Se multiplier ? Dans la colonne de nuée, dans la colonne de feu, Il veille sur eux ; dans le rocher, Il leur donne de l'eau, Il est au milieu d'eux. Dieu, le Seigneur, peut Se révéler comme Il veut, où Il veut et quand Il veut, même de multiples façons à la fois. La plupart des gens ne peuvent pas comprendre cela.
« Ô ! Trône de gloire, élevé dès le commencement, lieu de notre sanctuaire ! Espérance d'Israël, ô Seigneur ! ».
Si, comme frère Russ l'a lu dans le dernier verset, Jérémie 16 verset 21, « alors ils sauront que mon nom est le Seigneur ». On trouve ici le mot Yahweh, l'Éternel, le nom de l'alliance de Dieu dans l'Ancien Testament. Ils sauront que c'est Yahweh, Lui, qui a conclu l'alliance avec eux, qui a fait du peuple d'Israël un peuple d'alliance, et qui a pris la responsabilité de ce peuple ; et ce même Seigneur, sous le nom de Yahshua dans le Nouveau Testament, nous dit : « Ceci est la nouvelle alliance en Mon sang. Faites ceci en mémoire de Moi ». Un peuple de l'alliance dans l'Ancien Testament, un peuple de l'alliance dans le Nouveau Testament ; une espérance, un Seigneur, une foi, un baptême. L'espérance d'Israël est notre espérance ! Le Dieu d'Israël est notre Dieu ! Le Sauveur est notre Sauveur. Il n'y en a qu'un, même s'Il Se révèle de différentes manières.
Mais, voici maintenant la constatation : « Tous ceux qui t'abandonnent seront confus ». Il y a des gens qui disent : « J'ai été confus en celui-ci et en celui-là, je n'en ai pas fini avec celui-ci et celui-là ». Je vais vous dire qui sera confus d'après l'Écriture : Ceux qui abandonnent le Seigneur seront confus, et personne d'autre ! Tous les autres se relèveront. Je peux vous montrer à partir du prophète Ésaïe, que le Seigneur est en effet les deux : Il est destiné pour qu'on puisse se lever ou bien tomber, trébucher et/ou alors marcher. Ésaïe chapitre 8 verset 13 :
« Non, c'est le Seigneur des armées que vous devez sanctifier, c'est lui qui doit être votre crainte, c'est Lui qui doit être votre frayeur. Alors il deviendra une cause de sanctification, et une pierre d'achoppement, un rocher de scandale pour les deux maisons d'Israël, un piège et un filet pour les habitants de Jérusalem ; de sorte que beaucoup parmi eux trébucheront et tomberont, seront brisés, pris au piège et capturés ».
Il n'y a pas grand-chose de bon à dire ici sur notre Seigneur. Les gens se sont heurtés à Lui, cela ne leur convenait pas, ce n'était pas juste pour eux, ils trouvaient à redire, tout devenait pour eux une pierre d'achoppement, un piège, un filet. Rares sont ceux qui ont pu se relever par Lui. La plupart sont tombés ; et notre Seigneur a dit : « Quiconque tombe et sur qui la pierre tombe, il sera brisé ou écrasé » (Matthieu 21 : 44). Qu'était-ce donc ? Le Seigneur est venu vers les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Il est à la fois Pierre Angulaire et Pierre d'achoppement, les deux, à la fois. Pour les uns, Il est la Pierre angulaire, précieuse et choisie, le commencement et la fin, l'alpha et l'oméga ; pour les autres, ils Le jettent où ils veulent et ne savent pas où Il doit avoir Sa place.
Le prophète Daniel l'avait annoncé à propos de la pierre qui se détacherait de la montagne, puis la pierre redevint une grande montagne. (Daniel 2 : 35). Tout est si clairement exprimé et représenté en images dans l'Ancien Testament, qu'un insensé n'aurait pu se tromper, s'égarer.
Je crois que notre Seigneur Jésus a rappelé cette parole dans les évangiles, ou a demandé ce que signifie le fait que les hommes aient rejeté la pierre. Je crois qu'il s'agit du Psaume 118 verset 22. Et c'est Lui qui est devenu la Pierre angulaire. Et derrière cela, il est écrit : « Magnifique à nos yeux ». Oui, magnifique déjà, aux yeux de ceux pour qui Il est devenu la Pierre angulaire sur laquelle tout repose, à savoir, sur le fondement des apôtres et des prophètes, où le Christ lui-même est la Pierre angulaire.
Mais cette parole m'occupe depuis des années, depuis de très nombreuses années. Quand j'ai lu que notre Seigneur… où était-ce ? Dans Jean 8 ou 9, quand cette femme a été amenée et qu'on a dit qu'elle venait d'être surprise en flagrant délit d'adultère, et ils dirent dans Jean 8 verset 5 : « Moïse a dit ceci et cela, et Toi, que dis-Tu ? », et en vérité, Il ne dit rien ! Il Se baissa et écrivit, puis Il Se redressa et vit que les gens étaient encore là ; et Il Se baissa de nouveau et écrivit. Et quand Il Se releva, c'est ainsi, je suppose, c'est rapporté ainsi dans un évangile. Ce n'est pas le même dans tous, en tout cas. Quand Il Se releva, il n'y avait plus personne. Et quand j'ai lu cette parole, que les noms de ceux qui se détournent de Lui, qui sont confondus en Lui, sont écrits dans la terre, dans le sable, oh ! Je me suis dit : « Seigneur, peut-être que Tu as écrit les noms de ces gens qui sont venus là accuser cette femme, et as-Tu ajouté une deuxième fois ceux qui les condamnaient eux-mêmes devant Dieu, et ils ont tous pu lire ! ».
Vous le savez bien, les scribes ont toujours su lire. Ils ont toujours su lire. Pas seulement le maire du village et un quelconque greffier à la mairie, les scribes ont toujours su faire une chose, à savoir, lire. Mais cela leur a été fatal. Et la parole dit ici au verset 13 : « Ceux qui se détournent de Toi, qui T'abandonnent, leurs noms seront écrits sur la terre, car ils ont abandonné le puits de la source d'eau vive, le Seigneur ». C'est ce qui est écrit ici. Et frère Branham a fait toute une prédication là-dessus. Il a tiré ce texte du prophète Jérémie, c'était sans doute au chapitre 2, où il est écrit, Jérémie 2 verset 13 : « Ils M'ont abandonné, ils se sont creusés des puits troués, des citernes qui ne retiennent pas l'eau ».
Ici, Il fait le reproche suivant, verset 13 de Jérémie 17 : « Car ils ont abandonné, le puits de la source d'eau vive, le Seigneur » ; puis vient le cri d'aide au verset 14 : « Guéris-moi Seigneur, je serai guéri ! Secoure-moi et je serai secouru, car Tu es ma louange ». Notre secours vient du Dieu qui a fait les cieux et la terre ! L'aide humaine ne nous sert à rien. Il est notre secours ! Même dans les moments difficiles, nous l'avons lu, Il n'est pas loin.
Aujourd'hui, nous sommes ici pour prier, supplier et implorer. Il y a quelques requêtes. Nos deux sœurs de Düsseldorf et d'Arnhem, d’Aix-La-Chapelle, la chapelle, sont également dans le besoin ; et nous devrions prier pour différentes choses ; et je pense que c'est ce que nous allons faire ce soir : Prier une fois de plus avec notre cœur, prier du plus profond de notre âme, du cri de détresse qui monte vers Dieu.
Nous avons déjà eu une communion de prière avec les frères de la Hollande, et c'était bien mieux, plus agréable et plus merveilleux que la communion de conversation. Vous savez, dans une conversation, chacun peut dire ce qu'il pense, donc, on peut apporter son opinion. Mais dans la prière, nous parlons à Dieu, et alors, cela devient agréable, alors cela devient beau, alors vient la béatitude, alors vient la gloire, alors vient l'amour, alors vient tout ce dont nous avons besoin.
Et ainsi, nous voulons prendre à cœur ce que notre Dieu dit : « Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples », une maison de prière, une maison d'adoration, une maison de louange, de reconnaissance, d'action de grâce, de tout ce qui peut être dans nos cœurs, nous pouvons l'apporter au Seigneur. Mais, même les intercessions, les requêtes doivent être accompagnées de remerciements, d'action de grâce. Si nous ne pouvons pas remercier après avoir prié, ce que nous n'avons pas cru à ce que nous avons demandé. Le secret d'une prière exaucée réside dans le fait que celui qui prie, après avoir présenté ses requêtes à Dieu, peut ensuite le remercier avec des actions de grâce. Il est écrit ainsi dans Philippiens 4 verset 6, que nous devons présenter nos requêtes à Dieu. Si nous ne les accompagnons pas d'actions de grâce, de reconnaissance, cela ne prend pas, il manque quelque chose ; cela ne s'allume pas, à savoir la révélation de la foi en nous que Dieu a dû naturellement opérer pour que nous soyons exaucés. Une personne qui prie doit s'attendre à être exaucée, elle doit s'attendre à ce que Dieu fasse ce que nous Lui demandons.
Je vous le dis, nous ne sommes parfois pas tout à fait concentrés, nous ne sommes pas dans la chose nous-mêmes. Nous prions, nous prions, et nous ne nous attendons pas à ce que ce pour quoi nous prions s'accomplisse. Et nous sommes peut-être, moi aussi peut-être, ce n'est pas nécessairement le cas de tout le monde, mais je me surprends parfois à prier et à constater ou à réfléchir plus tard : « T'es-tu vraiment attendu de tout ton cœur à ce que Dieu exauce ta prière ? ». Et si nous nous attendons vraiment à cela, et en sommes certains, alors nous pouvons le remercier à la fin de notre prière. Nous pouvons le remercier ensuite.
En tant que Prophète, en tant que Fils de l'homme, qu'a fait notre Sauveur ? Il a levé les yeux vers le ciel… où était-Il ? Probablement près du tombeau de Lazare, et Il dit dans Jean 11 verset 41 : « Père, Je Te remercie de M'avoir toujours exaucé ». Ce n'était pas un Dieu qui priait un autre Dieu, ce n'était pas un Dieu faible qui priait un Dieu fort. C'était le Fils de l'homme, Jésus-Christ, qui priait là. Mais, au début de Sa prière, Il a dit : « Père, Je Te remercie de M'avoir exaucé ».
Mes frères et sœurs, nous avons besoin de cette certitude de la foi. Nous devons savoir que Dieu n'est pas en colère contre nous, mais qu'Il est miséricordieux, et que Sa colère S'est détournée de nous et est tombée sur Lui, notre culpabilité et tout ce qui aurait pu nous arriver. Nous devons savoir que Dieu nous a accordé Sa miséricorde.
Et dans cette foi, dans cette confiance et certitude, prions aujourd'hui. Prions pour que la volonté de Dieu soit faite ; prions pour que nous soyons tous comme des arbres plantés près des courants d'eau, dont les racines s'étendent vers le ruisseau pour être vivifiés nouvellement, pour reverdir, pour fleurir à nouveau, pour porter à nouveau des fruits, des hommes que Dieu a destinés à cela ; et pourquoi ? Parce que nous ne comptons pas sur nous-mêmes, mais sur Dieu ! Heureux l'homme qui se confie en Dieu, dont le Seigneur est son refuge ! Si nous y parvenons, avec la grâce de Dieu, alors nous recevrons encore des bénédictions ce soir même. J'ai été béni.
Pour conclure, je reviens au début. Puissions-nous nous sentir bien en présence du Seigneur, afin qu'Il Se sente Lui aussi bien parmi nous. Quel repos céleste, quel repos céleste ! Je me sens bien, je me sens bien dans le Seigneur. Puis nous allons encore plus loin : Que vienne aussi le temps où nous nous aimerons sincèrement et honnêtement en présence les uns des autres, et où nous nous sentirons bien, sans aucune tension, sans que rien ne puisse surgir, mais où une merveilleuse atmosphère divine nous entourera tous, afin que nous puissions tous nous sentir bien dans le Seigneur. Voulons-nous y contribuer ?
Disons-le au Seigneur : « Fais de moi une personne qui se sent bien en Ta présence ! Fais de moi une personne en présence de laquelle les autres se sentent bien, une personne qui rayonne de bénédiction, une personne qui rayonne d'amour, une personne en qui Dieu a pu prendre demeure, en qui la nature de Jésus Lui-même peut Se révéler ».
Dieu est fidèle. Nous sommes ici pour Le laisser agir en nous, à travers nous et par nous. Je me sens bien dans le Seigneur.
Loué soit Son saint nom ! Amen !