Ewald Frank
PUIS-JE ALLER CHEZ LE MÉDECIN ?
Prêcher à Krefeld, le 06 février 1977 à 10 heures 00
(Retransmis le 24 septembre 2025)
[Introduction]
Oh ! Nous pourrions chanter un cantique après l'autre et nous réjouir, car ce cantique exprime ce que chacun a expérimenté. Ici, le compositeur du cantique chante : « Sainte joie ! Remplis mon âme ! Amour de Jésus, paix et repos ». Nous devons nous demander si la sainte joie nous remplit, si nous avons l'amour de Jésus-Christ dans notre cœur, si nous avons trouvé la paix, si nous avons trouvé le repos en Lui. Et : « La source de toute béatitude, c'est Toi, mon Jésus ». Que le Seigneur, si ce n'est pas encore le cas, puisse l'accomplir en chacun de nous.
Nous venons ce matin pour expérimenter avec Lui ce qu'Il a préparé pour nous. Et le compositeur chante ensuite : « Ô soleil, soleil magnifique, lumière merveilleuse de mon âme ! Laisse-moi contempler avec joie pour l'éternité la face de mon Jésus ».
Louanges et remerciements soient rendus à notre Seigneur ! Nous sommes si heureux de ne pas avoir à être tristes comme les autres qui n'ont pas d'espérance, mais nous avons l'espérance dans notre Seigneur, notre Dieu.
Lisons peut-être une parole avant de Lui rendre la gloire et l'honneur. Lisons un passage du Psaume 112. Il est dit ici au verset 1 :
« Louez l'Éternel ! Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui trouve un grand plaisir à ses commandements. Sa postérité sera puissante sur la terre, la génération des hommes droits sera bénie. Il a dans sa maison bien-être et richesse, et sa justice subsiste à jamais. La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, pour celui qui est miséricordieux, compatissant et juste.
Heureux l'homme qui exerce la miséricorde et qui prête. Qui règle ses actions d'après la justice ! Car il ne chancelle jamais ; la mémoire du juste dure toujours. Il ne craint point les mauvaises nouvelles ; son cœur est ferme, confiant dans le Seigneur. Son cœur est affermi ; il n'a point de crainte, jusqu'à ce qu'il mette son plaisir à regarder ses adversaires.
Il fait des largesses, il donne aux indigents ; sa justice subsiste à jamais ; sa tête s'élève avec gloire, le méchant le voit et s'irrite, il grince des dents et se consume ; les désirs des méchants périssent ».
Louange et remerciements soient rendus au Seigneur ! Oui, c'est merveilleusement dit ici au verset 8 : « Son cœur est consolé, il ne craint rien, jusqu'à ce qu'il prenne plaisir à regarder ses adversaires ». Oui, il est déjà dit aussi plus haut, au verset 6 : Car il ne chancellera plus jamais, le juste. Nous voyons tout ce qui est dit ici, oui, au verset 4 :
« La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, pour celui qui est miséricordieux, compatissant et juste. Heureux l'homme qui exerce la miséricorde et qui prête. Qui règle ses actions d'après la justice ! Car il ne chancelle jamais ; la mémoire du juste dure toujours. Il ne craint point les mauvaises nouvelles ; son cœur est ferme, confiant dans le Seigneur ».
Oui, c'est ça frères et sœurs, nous aussi nous n'avons pas besoin de craindre quoi que ce soit. Non, mais nous pouvons être confiants. Ici, le psalmiste dit au verset 7 :
« Il ne craint point les mauvaises nouvelles ; son cœur est ferme, confiant dans le Seigneur ».
Celui qui place vraiment sa confiance dans le Seigneur n'a pas besoin d'avoir de crainte, il n'a pas besoin de s'inquiéter, car Dieu prend soin de lui. Si seulement nous pouvions en arriver là, à croire cela et à mettre notre confiance entre Ses mains, ainsi que toute notre vie ! Alors le Seigneur fera toutes choses bien. Loué soit Son glorieux et merveilleux nom ! Verset 1 :
« Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui trouve un grand plaisir à ses commandements ».
Oui, la parole de Dieu doit être pour nous une source de joie. Et j'aimerais ajouter que nous ne pouvons pas simplement le prendre nous-mêmes, mais l'Esprit de Dieu doit nous donner la joie dans le Seigneur, dans Sa parole. Qui l'a ? Oui, qui l'a ? Qui a cette joie ? L'avons-nous reçue ou ne l'avons-nous pas ? Ce n'est que lorsque nous n'y trouvons aucune joie que nous négligeons la parole. Mais lorsque nous y trouvons la joie, et qu’elle est toujours devant nos yeux, nous ne pouvons plus vivre sans elle. Nous devons la considérer tous les jours, elle est devenue la lampe à nos pieds. Oui, nous ne pouvons plus nous passer d'elle.
Nous savons que nous ne vivons pas seulement de pain terrestre dans ce monde, mais la parole est notre nourriture. C'est ce que le Seigneur nous donne pour notre homme intérieur, Sa parole. Louanges et remerciements soient rendus à Son glorieux nom !
Oui, nous sommes si heureux de pouvoir faire confiance au Seigneur, de pouvoir nous appuyer entièrement sur Lui. Oui, parfois, notre confiance en Lui n'est peut-être pas encore très solide, mais elle devrait le devenir, afin que nous soyons fermement ancrés et enracinés ; oui, et alors, nous pourrons vraiment compter sur Son secours.
Nous voyons tous ceux qui ont mis leur confiance dans le Seigneur, qui ont cru le Seigneur. Ils sont partis et ils étaient heureux des chemins qu'ils pouvaient emprunter avec le Seigneur. Ils ne se souciaient pas de ce qui leur arrivait extérieurement. Ils ont toujours mis leur confiance dans le Seigneur, ils savaient que le Seigneur mènerait toutes choses à bien et conduirait tout.
Lorsque nous lisons au sujet de David, nous voyons que cet homme était parfois découragé, opprimé en toutes choses, mais il pouvait toujours dire à la fin : « Le Seigneur est mon secours, Il est ma force, Il est tout pour moi ». Et nous aussi nous pouvons le dire. Oui, cela peut être, n'est pas toujours le cas dans notre vie, mais nous pouvons avoir confiance en notre Seigneur : Il est devenu tout pour nous, et nous en sommes heureux. Lorsque nous lisons par exemple dans le Psaume 13, David dit au verset 2 :
« Jusqu'à quand, Seigneur ! m'oublieras-tu sans cesse ? Jusqu'à quand me cacheras-tu ta face ? Jusqu'à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusqu'à quand mon ennemi s'élèvera-t-il contre moi ? Regarde, réponds-moi, Seigneur, mon Dieu ! Donne à mes yeux la clarté, afin que je ne m'endorme pas du sommeil de la mort, afin que mon ennemi ne dise pas : Je l'ai vaincu ! Et que mes adversaires ne se réjouissent pas, si je chancelle ».
Mais voici le verset 6 qui dit :
« Moi, j'ai confiance en ta bonté, j'ai de l'allégresse dans le cœur, à cause de ton salut ; je chante au Seigneur, car il m'a fait du bien ».
Oui, cet homme, si l'on considère toute sa vie, il n'a pas suivi un chemin facile comme il aurait peut-être souhaité, mais il a continué à avancer, avec un seul but devant lui, il savait vers qui il pouvait se tourner, il savait à qui il pouvait tout dire, à qui il pouvait se confier. Il a tout dit au Seigneur, et c'est la meilleure chose que nous pouvons faire dans la vie : Tout dire au Seigneur. Au verset 6, il est dit : « Je fais confiance à ta grâce ». Et c'est peut-être ce dont nous avons besoin en ce jour. Nous devons faire confiance à la grâce de Dieu et savoir qu'Il prend soin de nous.
Même si les chemins semblent sombres, nous avons peut-être tous les jours du chagrin dans le cœur, et différentes choses peuvent nous atteindre et nous entourer, et peut-être il y a beaucoup d'ennemis comme pour le cas de David, mais louange et remerciement ! il est dit au verset 6 : « J'ai confiance en Ta grâce, mon cœur exulte de ton secours ; je chanterai le Seigneur car il m'a fait du bien ».
Il était encore dans toutes ces choses, mais il avait déjà commencé à louer, à exulter. Oui, il avait déjà vu la grâce de Dieu et le secours de Dieu et tout le bien que le Seigneur a fait pour lui. Il s'est mis à chanter, et nous voulons faire de même. Comptez les bienfaits de Dieu ! La plupart du temps nous ne voyons pas ces choses parce que le malin veut nous les cacher afin que nous ne puissions pas les voir ; mais le Seigneur a fait de grandes choses pour nous. Il a fait de grandes choses pour nous ! et pour cela, nous voulons le chanter et les louer, glorifier Son saint nom et Lui rendre gloire pour tous. Il est bon pour nous. Louanges et remerciements à Son nom !
C'est si merveilleux ici, comme David le dit au verset 6 : « Non, je fais confiance en Ta grâce ». Il savait que s'il comptait sur les hommes, il serait abandonné et perdu ; mais il s'est remis à la grâce de Dieu. Bien-aimés frères et sœurs, nous aussi, nous pouvons nous remettre à la grâce de Dieu et savoir qu'Il fera toutes choses bien. La suite du verset 6 : « J'ai de l'allégresse dans le cœur, à cause de ton salut ; je chante au Seigneur, car il m'a fait du bien ».
Louanges et remerciements ! Je ne sais pas, peut-être que certains ne voient pas ce que le Seigneur a fait pour eux, mais quand je regarde en arrière, je vois toutes les choses merveilleuses que le Seigneur a faites dans ma vie. Peux-tu les voir aussi, toi, frère, ou toi, sœur ? Pouvons-nous voir les choses, les bonnes choses que Dieu a faites pour nous ? Oh oui ! « Alors mon cœur exulte Ton nom, Ton secours. Je chanterai le Seigneur, car Il m'a fait du bien ». Oui, nous sommes heureux de pouvoir venir à Lui, qu'Il nous aide chaque jour et chaque heure. Ce matin aussi, nous voulons Le louer et Lui rendre gloire.
Oui, ce compositeur de cantique dit : « Dans mon cœur brille une lumière éclatante, plus éclatante que la lumière du soleil ». Oui, c'est comme ça. Qu’Il en soit ainsi pour chacun de nous ce matin, pour la gloire de Son saint nom ! Que nous ne soyons plus abattus mais, rejetons tout ce qui nous encombre et nous rendons Lui gloire, grâce et louange.
Vous savez, lorsque nous nous laissons abattre, nous devenons si accablés, si lourds, que nous ne savons même plus ce que nous devons faire, alors nous devenons lourds et fatigués ; mais lorsque nous nous débarrassons de tout, alors nous pouvons nous reposer et être heureux en Lui ! Alors Il nous redonne la vie, et c'est ce dont nous avons besoin ce matin, qu'Il vivifie Son œuvre, tous nos cœurs, jeunes ou vieux, qui que ce soit. Lorsque nous entrons dans Sa présence, nous sommes heureux.
Levons-nous pour prier.
Père céleste, nous Te remercions pour Ta grâce et pour Ta fidélité. Seigneur, nous sommes si heureux de pouvoir être ici ce matin encore pour louer ensemble Ton précieux et saint nom, pour T'offrir nos cantiques de louanges, Seigneur, car Tu as fait de grandes choses aussi pour nous, et Tu nous as acceptés, Seigneur, Tu nous as accordé Ta grâce ; et c'est pourquoi nous Te louons et nous voulons Te chanter des louanges, Seigneur, nous voulons T'acclamer et Te louer, Seigneur, comme David l'a fait, Seigneur, malgré toutes ses afflictions, malgré toutes les situations dans lesquelles il était, il a levé les yeux vers Toi, Seigneur, et il savait, Seigneur, que son secours vient de Toi, le Dieu vivant. Seigneur, notre secours aussi vient de Toi, le Seigneur du ciel et de la terre !
Sois avec nous ce matin. Continue à nous bénir, Seigneur. Bénis mes frères, Seigneur, bénis mes sœurs, bénis tous ceux, Seigneur, qui sont venus pour être en communion avec nous et avec Toi, Seigneur. Oui, sois avec nous, Seigneur. Seigneur, nous voulons voir Ta gloire ce matin et Ta bonté. Seigneur, nous voulons tout déposer sous la croix, Seigneur. Nous voulons nous consacrer à Toi du plus profond de nos cœurs, Te remercier et Te louer du plus profond de nos cœurs.
Alléluia à Ton glorieux nom ! Seigneur ! Que Ton bon plaisir soit sur nous ce matin et bénis-nous, Seigneur. C'est notre désir sincère. Alléluia ! Loué soit Ton glorieux nom ! Amen !
[Frère Frank].
Louanges et remerciements soit rendues au Seigneur !
En fait, il n'y a plus rien à ajouter à tout ce qui a été dit. Nous avons déjà entendu de précieuses paroles tirées de la parole de Dieu, et nous nous en réjouissons. Seul le chemin de la foi est certain et inaccessible pour l'ennemi ; et seul celui à qui Dieu a donné des promesses peut croire. Ne peut croire que celui dont le cœur est ouvert, celui qui peut affirmer sa vocation et son élection : C'est la partie élue. Nous l'avons entendu. Ce n'est pas la masse, mais la partie élue l'a obtenue, non pas par les œuvres de justice, mais par la grâce.
Lorsque frère Russ a lu le passage, je crois que c'était dans le Psaume 13, mentionnant le fait que David a loué la grâce ; dans l'Ancien Testament déjà, la grâce était ce qui a aidé le peuple, pas la loi, mais la grâce. Et les saintes Écritures disent : « Car la loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1 : 17).
Lorsque Dieu était sur le point de donner la loi à Moïse, Il passa devant lui dans toute Sa gloire. Il n'a pas dit : « Tu vas maintenant ressentir la sévérité du châtiment de la loi ». Dieu, le Seigneur, passe devant Moïse pendant le temps de la loi, et Il lui dit : « Je fais miséricorde à qui Je fais miséricorde, et Je fais grâce, à qui Je fais grâce ». Le Législateur aurait pourtant eu le droit de lui expliquer clairement la dureté de la loi, d'insister auprès de Moïse sur ce qui les attendait, sur ce qui attendait le peuple d'Israël, sur les obligations qui étaient contenues dans la loi, mais le Législateur se souvient de Sa miséricorde. Sa miséricorde se manifeste, Son amour se révèle.
Il doit donner la loi parce qu'elle est nécessaire, mais ce n'est qu'avec peine qu'Il peut retenir Sa grâce, ce n'est qu'avec peine qu'Il peut retenir Son amour, jusqu'à ce que la loi ait accomplie et exécutée ce pour quoi elle était destinée, afin que la grâce puisse alors se manifester dans toute sa plénitude et produire son effet.
Et je crois que c'est ce qui nous anime, non pas par les œuvres de la loi afin que personne ne puisse se glorifier. « Que celui qui veut se glorifier, se glorifie dans le Seigneur ». Nous pouvons parcourir tout l'Ancien et le Nouveau Testament, c'était le même Dieu, la même grâce et le même amour qui ont été accordés à ceux qui ont mis leur confiance dans le Seigneur. Lorsque le compositeur de cantique chante au sujet de la grâce, alors nous savons de quoi il parle. La grâce triomphe du jugement, oui, la grâce de Dieu fera tout bien dans nos vies. Tout a déjà été accompli dans la foi.
Lorsque nous lisons tous ces passages de l'Écriture, la partie élue l'a obtenue, alors nous pensons à Apocalypse chapitres 2 et 3, nous pensons aux sept lettres adressées aux églises. Le message de Dieu s'adresse à toute l'Église, ensuite vient la promesse faite aux vainqueurs : « Celui qui vaincra héritera de ces choses ». Les vainqueurs ont la promesse, les vainqueurs sont les élus. C'est d'eux que Dieu peut et veut S'occuper parce qu'ils croient en Lui et Lui font confiance.
Peu importe combien nous sommes bons ou mauvais, ce qui importe c'est que nous croyons Dieu. Il ne s'agit pas seulement de croire en Dieu, même le diable croit en Dieu. C'est écrit dans l'épître de Jacques 2 verset 19. Beaucoup croient en Dieu, même les meurtriers les plus brutaux croient. Quand il est écrit au sujet d'Abraham, il est dit qu'il crut Dieu. Il n'est pas écrit qu'il croyait en Dieu. Il est écrit qu'il croyait Dieu. Il croyait Dieu.
Et en ce lieu, dès le commencement, nous avons attaché une grande importance, à ce que ce ne soit pas des hommes qui parlent, mais Dieu, afin que notre foi puisse reposer sur la puissance de Dieu, que notre foi soit ancrée dans les paroles de Dieu, comme nous l'avons entendu dans l'épître aux Hébreux, que l'ancre de notre foi puisse pénétrer au-delà du voile, dans le lieu très saint, dans la présence de Dieu. Et si nous avons reçu tout cela dans notre cœur par grâce, alors il ne peut pas être autrement. Oui, que Dieu veille alors sur Sa parole pour l'accomplir !
Et même si nous nous sentons parfois comme David, au point de dire dans le désespoir : « Seigneur ! Combien de temps ça va encore durer ? Nous ne pouvons plus le supporter ! ». Et le Seigneur nous dit : « Soyez patients, et persévérez dans la foi ». Nous l'avons entendu : La patience et la foi marchent ensemble ; l'impatience et l'incrédulité marchent aussi ensemble. Celui qui devient impatient est au fond prisonnier de l'incrédulité. Celui qui est patient croit.
Abraham a dû persévérer dans la patience. Il n'a pas tout bouleversé autour de lui, au contraire, tous étaient bénis, car il avait la promesse. Si nous rendons fous les gens autour de nous avec ceci et cela, cela prouve que nous ne croyons pas, que nous sommes impatients, que nous avons perdu notre stabilité, que tout nous échappe. Celui qui croit est patient, il persévère, il fait confiance à son Dieu. Ce sont parfois les petites choses qui nous déstabilisent en tant que des êtres humains.
J'ai eu une conversation, et la question a été posée : « Peut-on encore aller chez le médecin ? Peut-on encore se faire soigner ? Peut-on encore prendre des médicaments ? Peut-on faire ceci et cela ? ». Je voudrais dire ceci : Chaque être humain doit suivre son chemin avec Dieu. Personne ne peut rien dire ni décider pour l'autre. L'un a la foi qu'il s'en sortira sans médecin ; et tant que l'on est en bonne santé, tout va bien, n'est-ce pas, oui, tout va bien, nous n'avons aucun souci à nous faire. Mais, personne ne devrait juger ceux qui sont conduits autrement. Chapeau bas devant tous ceux qui suivent directement le chemin de foi en toutes choses !
Mais, voilà qu'arrive une âme précieuse avec une douleur au cou. Excusez-moi de le dire ainsi, mais nous avons tous différents membres sur notre corps. Quelqu'un dit : « Mon ongle a poussé dans mon orteil, puis-je aller chez le médecin ? », alors là, on ne rigole plus, ce n'est pas une maladie ! C'est une chose qui peut arriver et qui doit être réglée. Parfois, quand nous avons un rhume, nous avons peur d'être devenu malade. Je ne sais pas d'où nous viennent ces pensées.
Quand je lis dans la Bible que les malades étaient amenés à Jésus, alors je lis qu'il y avait des estropiés, des aveugles, des boiteux, des sourds, des muets, mais pas quelqu'un qui avait juste une grippe ! Vous comprenez ce que je veux dire ? Nous perdons si vite notre équilibre, et nous disons : « Oh mon Dieu ! Le bon Dieu serait-Il en colère contre moi si le médecin m'enlève l'ongle du pied ? Ai-je alors perdu ma foi ? ». Non pas du tout ! Ou, voulez-vous boiter ? Il est mieux de rester raisonnable.
Mes enfants, nous ne devons pas nous laisser aller à l'extrême et perdre notre capacité de penser ou de réfléchir normalement. Respect à tous ceux qui ont la foi. Mais il y a des choses qui doivent suivre leur cours normal, et on n'en parle pas. On le fait, et c'est tout. Si quelqu'un pense qu'il peut aller dans un magasin bio pour acheter une bouteille de médicaments afin de se sentir un peu plus fort, il n'a pas de comptes à rendre à quelqu'un d'autre, si ce n'est qu'à Dieu. C'est sa propre décision. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Où allons-nous finir si nous commençons à penser ou à agir de cette manière ?
Toute personne croyante ne doit pas seulement rechercher la guérison du corps ou de l'âme. Parfois nous avons même besoin de guérison dans notre capacité de réflexion, afin de pouvoir penser correctement, de pouvoir tout classer correctement et de ne pas devenir un fardeau pour nous-mêmes et pour les autres. La foi est raisonnable. Elle agit en conséquence.
Et nous l'avons aussi déjà dit, et je viens de le souligner : Les maladies dont la Bible parle sont bien concrètes. Si quelqu'un, et nous pouvons tous le lire, je viens de l'ouvrir ici dans Matthieu chapitre 15, il y avait des estropiés, il y avait des aveugles, il y avait des boiteux, il y avait la souffrance, oui, la souffrance physique directe. (Matthieu 15 : 30). Et on peut lire partout que lorsque les gens étaient amenés à Jésus, ce n'était pas seulement parce qu'ils avaient mangé quelque chose et que cela leur avait fait un problème dans l'estomac ou qu'ils avaient mal au ventre, non ce n'était pas le cas. Il s'agissait des personnes malades, aveugles, boiteuses, sourdes, muettes, paralysées ; des personnes qui étaient frappées dans leur chair et pour lesquelles il n'y avait plus aucun espoir. On les amenait à Jésus, et Il les aidait tous, et par cela s'accomplissait l'Écriture : Il a porté leurs maladies et S'est chargé de leurs souffrances, et par Ses meurtrissures nous sommes guéris.
Mais lorsque quelqu'un, je voudrais le dire pour que nous n'abandonnions pas toujours, et que nous ne nous fassions pas de remords en disant que l'ennemi nous a vaincus, que nous avons perdu notre foi, renié notre foi, que nous avons attristé le Seigneur. Tout cela ne va pas si vite. Si quelqu'un a attrapé un rhume, ce n'est pas qu'il a attristé Dieu. C'est une chose qui nous est arrivée et qui est arrivée sans que nous n'ayons besoin de dire un mot.
Parfois je pense que nous accordons trop d'importance à des petites choses au point de perdre notre équilibre. Un rhume, comme nous l'avons dit, dure une semaine sans médecin, huit jours avec médecin, et puis ça passe, et ça a dérangé qui ? Personne ! Ces choses viennent et partent, et nous remercions notre Seigneur.
Certains ont une mauvaise conscience lorsque le médecin leur prescrit un arrêt maladie. Oui, si on se fait mettre un arrêt maladie tout le temps, je me ferais aussi des reproches. Mais si c'est nécessaire, pourquoi pas ? Si on peut s'en passer, tant mieux ! Mais soyons des hommes raisonnables qui ne se ridiculisent pas devant les autres, qui ne se mettent pas les uns les autres dans des situations difficiles, mais que chacun suive son chemin avec Dieu.
Je le répète : Ceux qui peuvent se passer de ces choses, qu'ils remercient Dieu chaque jour ! Mais ceux qui, ici ou là, sont conduits dans leur foi sur un chemin qu'ils ne comprennent peut-être pas eux-mêmes, alors ne nous faisons pas de remords, et ne disons pas : « Maintenant nous avons renié notre foi ». Cela ne se passe pas si vite. Mais l'ennemi vient, et alors, nous sommes brisés intérieurement, nous abandonnons, nous commençons à gémir et à nous plaindre sans que ce ne soit nécessaire. Marchons dans la foi quel que soit notre chemin, et alors le Seigneur, dans Sa grâce, sera avec nous tous et nous bénira.
La partie élue atteindra le but. Ceux qui sont appelés et bénis de Dieu, entendront Sa parole, craindront et croiront Ses promesses, ils seront affermis dans la foi et iront de l'avant. Oui, ça aussi ça a été dit ici ce matin.
Peu importe ce que nous pouvons ressentir sur le moment, cela ne change rien aux promesses que Dieu nous a données.
Parfois, quelqu'un a un petit accident, que ce soit en voiture ou ailleurs, et aussitôt l'ennemi vient et dit : « Tu vois maintenant n'est-ce pas, où est ta foi ? Que diront les frères et les sœurs ? ». C'est une mauvaise manière de penser. Celui qui croit n'en parle pas. Il se réjouit d'avoir eu la vie sauve, que les dégâts matériels puissent être réparés, et que nous puissions continuer à aller de l'avant avec notre Dieu. Que signifie toutes ces futilités dans le royaume de Dieu ? Voulons-nous être des mouches et avaler des éléphants ? Allons de l'avant dans la foi, et rendons grâce à notre Dieu pour tout et en toute situation.
C'est sans doute David qui a reçu quelque part comme une gifle. En ce moment-là, il n'avait certainement pas de Psaume. Qu'est-ce que c'était exactement ? Il aurait eu tout pouvoir pour lever la main ou demander à quelqu'un d'autre de le faire, mais il dit simplement : « Laissez-le faire. C'est le Seigneur qui le lui a ordonné », et c'était tout. Il n'est pas resté assis pendant des jours à se demander : « Pourquoi cela m'est-il arrivé maintenant ? Qu'ai-je fait encore ? Pourquoi ? Pourquoi ? Dieu dans le ciel, sois miséricordieux envers moi ! Tout cela me cause beaucoup de soucis ». Cela te cause du souci ? Je ne sais pas pourquoi !
Si notre Dieu s'occupait de toutes ces petites choses que nous avons parfois ! C'est déjà grave que nous nous en occupions. S'Il devait le faire Lui aussi, je ne sais pas ce qu'Il pourrait faire ensuite. Il a suffisamment de grandes choses à faire, et nous devrions enfin comprendre que, comme cela nous a été dit, nous devons remercier Dieu en toutes circonstances, car tout ce qui arrive est pour notre bien. Si nous ne voyons pas les choses du point de vue biblique, nous serons toujours en conflit avec nous-mêmes, avec Dieu et avec les autres, on cherche à tout corriger : « Pourquoi ceci est ainsi, pourquoi ceci est ainsi », et les choses passent, nous vieillissons, nous nous morfondons et nous n'avons rien changé à toute la chose. Celui qui croit, lui, il est agréable, il est bon, oui par la bonté de Dieu, et il avance dans la foi.
Je ne pense pas qu'Abraham ait attiré l'attention de quelqu'un et qu'il se soit plaint que Dieu n'agissait pas assez vite et que les choses ne se passaient pas comme il le souhaitait. Nous lisons d'Abraham qu'il croyait Dieu, et qu'il ne tomba pas dans l'incrédulité. Et ceux qui tombent eux-mêmes peuvent très vite faire tomber d'autres, nous le savons très bien. Quand quelqu'un trébuche, il tombe et s'accroche sur les autres, et peut faire tomber les autres. Non. Celui qui croit va de l'avant, celui qui croit rend gloire à Dieu. L'ancre de la foi est solide dans la promesse qui vient du sanctuaire de Dieu, et c'est là que notre foi est fondée ; pas dans les sentiments, pas dans ce que nous pouvons ressentir sur le moment, pas dans le fait que nos pieds soient en bon état ou fatigués, que nous ayons du travail ou non, que nous ayons de l'argent ou non.
Notre foi ne peut pas dépendre de ces choses. La foi est une chose spirituelle, elle appartient au domaine surnaturel et nous a été donnée par Dieu comme un don dans notre cœur. C'est avec cette foi que nous nous couchons et que nous nous levons. La foi est un don de Dieu, et sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.
Et c'est pourquoi nous voulons suivre ce chemin de foi, ne rien surévaluer, mais diriger notre attention vers Dieu, vers Sa parole, vers Ses promesses. Que nous ne tombions pas nous-mêmes et ne devenions pas des pierres d'achoppement pour les autres, mais que nous honorions Dieu par la foi et avancions ensemble jusqu'à ce que nous ayons expérimenté et reçu toutes les choses que Dieu nous a promises dans Sa parole.
Abraham aurait certainement eu le droit après toutes ces années de dire : « Seigneur ! Qu'en est-il de la promesse ? ». Mais comme nous l'avons entendu, Dieu ne pouvant pas jurer par un autre, Il jura par lui-même pour faire comprendre à Abraham que J'ai parlé et ce que J'ai dit est irrévocable ! Oui, tu peux compter dessus. C'est vrai. Dieu n'avait pas précisé le moment.
Et nous devons comprendre que la parole de Dieu est absolue, et que les choses qu'Il a promises sont irrévocables. Mais nous ne pouvons pas fixer le moment, le temps, et Il ne nous l'a pas dit non plus, car ce ne serait plus la foi. Dieu fait toutes choses bien et juste ; si seulement nous nous attachons à Lui de tout notre cœur ! Si nous Lui faisons entièrement confiance, Si nous gardons Ses promesses dans notre cœur et si nous le remercions en tout temps de nous les avoir données !
Il peut en effet arriver que nous ne le remerciions pas pour les promesses, mais que nous nous agitions parce qu'Il ne les accomplit pas ; et alors, Il ne peut pas les accomplir, car à ce moment-là et dans un tel état, nous ne sommes pas en mesure de les recevoir. Comprenons-nous ce que cela signifie ? Les promesses de Dieu ne sont pas là pour être discutées, pour dire : « Oui pourquoi ne sont-elles pas encore réalisées, pourquoi ceci n'est-il pas encore comme ça et pas autrement ? ». Les promesses de Dieu demeurent ! Le ciel et la terre peuvent brûler, les collines et les montagnes peuvent disparaître, mais celui qui croit trouvera.
En tant que des hommes, nous avons rapidement tendance, y compris frère Frank, nous avons rapidement tendance à nous poser des questions : Quand cela arrivera-t-il ? Comment cela se passera-t-il ? Qu'est-ce que ce sera ? Mais cela n'est pas dans ma tête, cela n'est pas dans mon cœur. Mais, si je fais parfois une déclaration qui ne vient pas du cœur, elle vient peut-être d'une réflexion intellectuelle, surtout si elle n'est pas faite pour la gloire de Dieu et si elle ne sert pas à édifier la foi des croyants. Quand je laisse parler mon cœur, oh il y a une musique céleste, il y a un son merveilleux à entendre !
Les promesses de Dieu sont oui et amen par Jésus-Christ notre Seigneur. Quand je laisse parler mon cœur, je vois déjà beaucoup de choses que les yeux ne peuvent pas encore percevoir. Puissions-nous alors parvenir à avoir une foi sincère, et avant que nous ne parlions, que nous puissions rester calmes un instant pour vérifier si nous parlons à ce moment du cœur ou de la foi, ou alors si nous voulons dire quelque chose avec notre compréhension après une réflexion.
Nous nous sommes tous déjà surpris à faire ces deux choses, ou, suis-je le seul à avoir déjà commis ce genre d'erreur ? Est-ce que ça vous est déjà arrivé à tous ? Puis-je vous demander de lever la main ? Qui a déjà vécu cela ? Oui, tous, tous. Oui, c'est bien cela. Mais maintenant nous devons faire la distinction entre ce qui nous a apporté la bénédiction et ce qui ne nous a pas apporté la bénédiction.
Chaque fois que nous avons voulu, par notre compréhension et notre réflexion, donner du sens aux choses, nous avons été nous-mêmes abattus et nous avons troublé la foi des autres ; mais chaque fois que nous avons laissé parler l'Esprit de Dieu dans notre cœur, il en a été autrement, et les autres ont été fortifiés dans leur foi.
Si nous n'avons rien appris d'autre ce matin, alors que Dieu nous accorde à partir de maintenant la distinction, qu’avant de parler nous puissions savoir qui s'exprime à travers nous, si c'est l'Esprit de Dieu qui parle dans notre cœur fondé sur les promesses de Dieu, ou alors si nous sommes sur le point de laisser parler notre compréhension. Nous devrions nous poser cette question à chaque fois, car ce qui vient de la compréhension ne pourra jamais porter des fruits spirituels, au contraire, cela sera dirigé vers la compréhension et causera du tort.
Mais si, comme Abraham, nous rendons témoignage dans la foi et regardons à l'Invisible comme si nous le voyions déjà, alors, oui nous l'avons déjà entendu par frère Branham, il dit : « Je peux voir Abraham, il dit : Sarah ! Viens, préparons les langes, allons chercher tout ce qu'il faut et préparons tout, car Dieu a dit que nous aurons un fils ». Sarah aussi aurait pu dire : « Abraham ! Cela fait déjà plusieurs années, nous avons tout préparé ici pour l'enfant, comme tu as dit que Dieu avait promis ».
Qu'est-ce qui se passe chez les sœurs, chez les femmes ? Nous ne pouvons pas critiquer le sexe faible, mais ce qui est dit peut parfois être suffisant, et on aurait pu dire : « Combien de temps cela va-t-il encore durer ? ». Je peux entendre Abraham dire : « Combien de temps ? Je ne le sais pas ! Mais je sais une chose : Celui qui m'a parlé, Sa parole est vraie et certaine maintenant et pour l'éternité, et il en sera comme Il l'a dit ».
Et nous voilà arrivés encore au début du Nouveau Testament : « Qu'il me soit fait selon ta parole. Oh ! Bienheureuse toi qui as cru à la promesse ». Ce n'est que là où les promesses de Dieu sont crues et où on attend leur accomplissement, ce n'est que là que l'Esprit de Dieu vivifiera au moment opportun et accomplira la parole par grâce. La partie élue d'Israël l'a obtenue en son temps. La partie élue des nations l'obtiendra par la grâce de Dieu, nous aussi en ce temps.
Et j'espère que personne ne se dira : « Eh bien, il se permet beaucoup de choses ». Personne ne se permet quoi que ce soit ici. Nous sommes simplement reconnaissants à Dieu de nous avoir parlé par Sa parole et par Son Esprit, comme Il a parlé autrefois à Abraham et à Ses serviteurs et prophètes et avec Son peuple au travers de tous les âges. Seul celui à qui Dieu a parlé peut croire, seul celui à qui Dieu a donné des promesses peut croire. On ne peut pas simplement croire. Ce n'est pas possible. Oui on peut croire, mais on croit quoi ? Celui qui veut croire comme dit l'Écriture, doit d'abord recevoir les promesses de la parole de Dieu dans un cœur pur et bon, et Dieu fera le reste en nous par grâce.
Levons-nous et prions.
Seigneur, de tout cœur nous Te remercions pour Ta fidélité, comme Tu as gardé et préservé tout Ton peuple depuis le commencement. Nous Te remercions pour Ta grâce, pour Ton amour, pour tout.
Et nous Te prions, Dieu fidèle, fais de nous des hommes qui marchent dans Tes voies, des hommes qui Te croient et qui Te font confiance, qui gardent Ta parole dans leurs cœurs, qui laissent Ton Esprit parler en eux et l'expriment par leurs bouches. Dieu fidèle, oui, prends-nous tous, ô Seigneur, afin que nous puissions nous édifier les uns les autres dans Ton amour, ô Seigneur.
Nous Te remercions pour Ton peuple élu, pour Ta troupe rachetée par Ton sang, pour tous ceux que Tu as destinés en ce temps pour entendre et croire Ta parole et Tes promesses.
Que Ta bénédiction repose sur nous tous par grâce. Nous Te remercions pour cela, au nom de Jésus. Amen !